‹ Sur une méthode de traitement des abcès subaigus et chroniques des hemisphères cerebrauxChapitre 5 sur 9 · I. — Phénomènes de début · texte numérisé non relu

I. — Phénomènes de début

Une sinusite et une ostéomyélite frontales ont évolué pendant un mois en ne donnant que des signes de suppuration osseuse locale. L’observation note : « Pendant tout le mois de Juin, l’amélioration se poursuit, la céphalée disparaît. Les mouvements du globe reparaissent quand, dans les premiers jours de Juillet, surviennent les vomissements en fusée, une céphalée occipitale, de la somnolence, de la stase papillaire. Trois semaines après, à l’entrée dans le service, on est en présence d’une enfant amaigrie, d’une pâleur terreuse, somnolente, légèrement fébrile. Elle ne souffre pas, se prête bien à l’examen. Il n’est pas noté de signes méningés ».

Par conséquent, début rapide, presque brusque, par des phénomènes d’hypertension intra-cranienne qu’accompagnent des signes d’intoxication (amaigrissement, fièvre) avec peu de signes cliniques méningés ou encéphalitiques.

Une décompression cérébrale est pratiquée le 30 Juillet. Aussitôt l’état de la malade se transforme, et le 25 Août elle est debout, va et vient. Elle est rose, souriante, engraisse. Puis rechute, quand le volet ne réalise plus une décompression suffisante. C’est alors un mélange de signes d’hypertension et d’intoxication : céphalée, vomissements, somnolence, anorexie, perte de poids rapide, poussées thermiques.

Des ponctions deviennent nécessaires. Chaque ponction est suivie d’une atténuation ou d’une disparition de ces phénomènes.

Dans cette observation, le rôle de l’hypertension au cours du développement de certains abcès du cerveau est mis en évidence d’une façon saisissante. Il est évident aussi que la compression est plus dangereuse que l’intoxication. Cliniquement, la céphalée, les vomissements, surtout la somnolence en font les signes principaux. On peut même dire que les signes d’intoxication : anorexie, pâleur, ne se manifestent que quand la compression se développe. Comme dans certains kystes hydatiques, dans les abcès cérébraux ayant tendance à l’enkystement, suivant l’expression de Chauffard, la toxicité est enclose.

VINCENT, DAVID ET ASKENASY

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