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résulte qu'il faut refroidir la masse gazeuse à une température très basse pour récupérer entièrement le peroxyde d'azote. Le calcul indique qu'avec des gaz à la teneur de 1 à 2% de NO? en volume, la récupération à l’état de N? O4. des 99/100 des oxydes de l'azote ne peut se faire qu'en refroidissant toute la masse gazeuse à-1000 environ.
Depuis le moment où le Professeur Guye a exprimé pour la première fois cette théorie, l’industrie du froid artificiel a fait d'énormes progrès et l’obtention maintenant si facile des basses températures a orienté les études sur la récupération industrielle des oxydes de l'azote préparés au
four à arc dans la direction prévue: leur condensation par le froid. |
Des recherches ont été effectuées en vue de la condensation des oxydes de l’azote par refroidissement par détente
. des gaz sortant des fours à arc: des brevets ont été pris
également dans ce sens. =
L'usine d'essais de la Société l’Azote Français au Pecq dispose d’une installation de récupération par le froid. Cette installation comporte un dispositif entièrement nouveau (i) et la récupération des oxydes d'azote formée par l'arc a lieu sous forme de peroxyde d'azote liquide.
1 n'y a aucun doute que les usines de fixation industrielle de l’azote par l'arc utiliseront un jour la récupération par le froid, l’Usine nitratière de la Roche de Rame sera probablement équipée ainsi avant un an. Ces usines auront donc comme produit de fabrication du peroxyde d'azote.
Ce produit sera conservé et transporté à l’état liquide dans des récipients métailiques : fer ou aluminium.
Les usines de guerre qui ont manipulé en vue de la fabrication d’explosifs le peroxyde d'azote liquide savent que ce corps ne présentera pas de difficultés d'emploi et de maniement. Le peroxyde d'azote des fours à arc sera chimiquement pur alors que le produit préparé par voie chimique à partir des nitrates naturels contenait diverses impu-
(1) Brevets français N° 116. 293 du 18 Août 1919.
ire
retés notamment du chlore. Dans ces conditions l’attaque des récipients sera rigoureusement nulle.
Il sera très facile de préparer les nitrates à partir du peroxyde d'azote ainsi produit et aussi de fabriquer l'acide nitrique à haut degré de concentration en employant le procédé du Professeur Guve: action de l’eau et de l'oxygène sur le peroxyde d'azote qui, dans des conditions déterminées donne de l'acide à 99, 80%.
Si le NO? devient la matière première de la fabrication de NO H, on se rendra compte que l'étude des nitrations faites directement sans passer par l'intermédiaire de la transformation du peroxyde d'azote en acide nitrique pré- sentait le plus grand intérêt, aussi bien au point de vue scientifique, qu'au point de vue industriel.
C'est cette conception nouvelle de la récupération par condensation des oxydes de l'azote préparés au four à are et de leur emploi comme matière première de l'industrie chimique qui a conduit à une étude en vue d'obtenir des nitrations directes de corps organiques.
On trouvera ici les premiers résultats obtenus dans cette vole.
Es eT je (ere des TRAVAUX ANTÉRIEURS SUR LA NITRATION DIRECTE PAR LE PEROXYDE D’AZOTE
On peut trouver dans la littérature chimique quelques études sur l’action du peroxyde d'azote sur les composés
organiques qui, dans certains cas, ont conduit à des
dérivés nitrés.
LEEDS avait annoncé (Ber. 14-482) que le phénol traité par le peroxyde d'azote se transformait en acide
picrique. Les recherches ultérieures d’autres chimistes ont démontré l’inexactitude de ce fait.
FRANKLAND et FARMER (Chem. Soc, T. 79, p. 1.363) ont publié un certain nombre de renseignements sur l’action du peroxyde d'azote sur les composés organiques, c’est ainsi qu'ils annoncent que le toluène et le benzène ne sont pas attaqués.
Ils ont même pu faire l’ébullioscopié de ces carbures en utilsant le peroxyde d'azote comme solvant.
Par contre ils signalent que la naphtaline est nitrée et qu'en présence d’un excès de peroxyde d'azote cette nitration va jusqu'à la dinitronaphtaline ; le produit obtenu étant un mélange de dinitronaphtaline isomères.
FRANKLAND et FARMER signalent également que l’anthracène est transformée en anthraquinone, mais qu'il ne forme pas de dérivé nitré et que l’anthraquinone reste inattaquée en présence d’un excès de peroxyde d'azote. Cette transformation de l’anthracène en anthraquinone se fait même avec un excellent rendement. Il n’y a là qu'un phénomène d’'oxydation, les gaz nitreux peuvent être réoxydés, liquéfiés ou employés à réoxyder une nouvelle
‘quantité d’anthracène.
Ils décrivent la réaction violente qui se produit quand on traite le phénol par le peroxyde d'azote et ils exposent que si l'on opère lentement en traitant progressivement le
far
phénol par le peroxyde d'azote on obtient d’abord un mélange d’ortho et de paranitrophénol.
Ils constatent ensuite que ces corps se transforment ensuite en 2-4 dinitrophénol, mais qu'il ne se forme pas d'acide picrique comme LEEDS l'avait prétendu (Be. 1881 14-482).
Ils indiquent également que l'acide benzoïque se dissout sans réaction dans le peroxyde d’azote.
Les travaux de ARMSTRONG et ROSITER ont / étudié l’action du peroxyde d'azote sur le phénol (Chem. SOC. {891$ 7;p. 02):
Ils ont déterminé que l’ortho et le paranitrophénol qui se forment dans la première phase de la réaction sont transformés par un excès de peroxyde d’azote en dinitrophénol 2-4, mais cet excès de peroxyde d’azote ne donne pas lieu à la formation ultérieure d’acide picrique.
ARMSTRONG et ROSITER ont observé également que l’-# et le S-naphtol donnaient 75% de leur poids en nitronaphtol. |
R. OLIVERI et TORTORICI (Gaz. Chim. Ital. 28-305) ont fait réagir le peroxyde d'azote sur la quinone oxime espérant obtenir le produit suivant :
(e O0 à où NX
NO? No? I
Or la réaction marche dans un tout autre sens et il y a formation de dinitrophénol.
Ils ont effectué ces opérations notamment avec le nitrosophénol, le nitrosoorthocrésol, le nitrosothymol, le nitrosocarvacrol, le nitroso-4-naphtol, qui ont fourni les dérivés nitrés correspondants : dinitrophénol, dinitrocarvacrol, dinitronaphtol ou jaune de Martius. Ces réactions s'effectuent avec dégagement de bioxyde d'azote.
esfose
SCHALL (Be. T. 16, p. 1901 (4.883) signale que le phénate de sodium traité par le peroxyde d’azote en présence de sulfure de carbone donne des nitrophénols ortho et para :