CONSEILS
+/lpprends~toi donc, mon fils, à ne plus désirer Ce que Vamour humain ne peut pas te donner Malgré ce qu'il promet par delà son ivresse; "N'étends pas le bonheur plus loin que la caresse, "Et, si ta chair heureuse a toute tressailli, Sache oublier, mon fils, la passante par qui Aphrodite en ton sein un instant est venue. Ne drape pas la femme et quelle te soit nue Telle que la déesse au jour de sa naissance ; C'est seulement ainsi qu'au fond de ta souffrance lin sourire toujours faiblira ton regret. Autour d'un corps charmant, ne dispose jamais Les dentelles du rêve ou l'azur de l'espoir; Ne t'abandonne point dans la douceur d'un soir Jl croire qu'une enfin puisse rester sincère! Son cœur est trop petit pour bercer ta chimère, Te comprendre et calmer ton front qui brûle encor
De s'être trop buté contre son propre effort. Vite, fuis ta pitié qui trouble la sagesse Et, content d'un plaisir demeuré sans tendresse, Va ton chemin, mon fils, en demeurant discret, Loin de toutes, — surtout de celle qui t'aimait!