LA PLAINE
iZlle s'étale, ondule et gagne V horizon ; Son manteau diapré, de loin, se mêle au bleu Du ciel qui continue et clôt Vaspect heureux De la terre parée en tapis de moisson.
Chaque colline gonfle une vague au flot vain. Les épis, courbés sous le vent capricieux, "Etendent un frisson clair et presque houleux Que Vétendue absorbe et perd dans son lointain.
Le crépuscule est doux sur la plaine lassée. La poussière des routes semble tamisée; La nuit révèle ses étoiles, une à une. . .
Près de trois peupliers qui bordent un marais, Parés de flouve et couronnés de feux follets, Là-bas, des elfes naissent dans le clair de lune.