‹ Sur une route de cyprèsChapitre 13 sur 27 · LA FORET · texte numérisé non relu

LA FORET

JL,e vent dans les forêts chante comme la mer. Sa rumeur prolongée éveille un jeu de rêves Qui mêle à Vêternel et lent frisson des sèves Un cantique où murmure un lointain d'outre-mer.

Comme des flûtes, comme des lyres pâmées, Les arbres vibrent sous V inconnu ; le réveil Se propage dans les feuilles ; V obscur sommeil De la terre vaincue a des notes voilées.

Sous te soleil qui frappe aux écorces fendues, Le passé s'évapore et filtre en formes nues, Qui figurent au feu dont V astre les arrose

Quelques hamadryades, la peau pâle encor,

Qui peignent longuement leur chevelure d'or

"En regardant leurs seins durcir leurs pointes roses,

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