LA FORET
JL,e vent dans les forêts chante comme la mer. Sa rumeur prolongée éveille un jeu de rêves Qui mêle à Vêternel et lent frisson des sèves Un cantique où murmure un lointain d'outre-mer.
Comme des flûtes, comme des lyres pâmées, Les arbres vibrent sous V inconnu ; le réveil Se propage dans les feuilles ; V obscur sommeil De la terre vaincue a des notes voilées.
Sous te soleil qui frappe aux écorces fendues, Le passé s'évapore et filtre en formes nues, Qui figurent au feu dont V astre les arrose
Quelques hamadryades, la peau pâle encor,
Qui peignent longuement leur chevelure d'or
"En regardant leurs seins durcir leurs pointes roses,