SOIR DE CHASSE
JXprès le dernier vol de perdreaux sur la plaine, Près de ton fusil chaud qui commence à peser, Couche-toi pour sentir sous la nuit souveraine Ton cœur te revenir, hélas! et te blesser.
Mais pour ne plus souffrir de son angoisse vaine, Inutile chasseur, ô mauvais meurtrier Qui manque chaque jour Voiseau noir de ta peine, "Ecoute au ras des champs le vent qui va passer.
Puis, quand il soujflera, traversant tes cheveux, Sur un rocher poli, pour les piétiner mieux, Effeuille le regret de V amour et du rêve,
Et, si la vie encore inquiète ta jeunesse,
T(espire longuement Véternelle tristesse
Qui monte des champs bruns vers Vastre qui se lève.