‹ Sur une route de cyprèsChapitre 20 sur 27 · LOUIS XV · texte numérisé non relu

LOUIS XV

(de Pcntermann, arquebusier hollandais.)

Lses pistolets ont su jadis des mains gantées. Le crispin blanc joignait le revers bleu des manches ; Les crosses s'allongeaient dans les paumes crispées Par un désir de meurtre et V ardeur des revanches.

Un mascaron grimace à leur pommeau de cuivre ; Le long canon s'encastre au long du bois sculpté "Et consacre au pouvoir de mort qu'il veille et livre Sur la ligne de mire un dauphin contourné.

Le chien qui mord la pierre avec ses deux dents plates Commande en menaçant la platine où s'abattre Au feu double jailli du choc et de la poudre...

Sur le velours d'Tltrecht d'une vitrine ombreuse, Tentant l'ennui sans but de nos mains curieuses, Ils baillent du silence à leur passé de foudre.

SUR UNE EPÉE DU XVe SIÈCLE

Spes IN LUCTU

Oa lame nue et grave est faite pour le sang Que sa devise ici paraît toujours attendre, Malgré que seule la rouille aille menaçant Cet acier milanais à la fois fin et tendre.

La fusée habillée en cuir brun qui descend Vers les bagues s'élargit sur ses quillons droits "Et porte un pommeau creux dont Vor va pâlissant Au mur où elle inscrit le signe de la croix.

Tille d'un siècle fier, ardent et héroïque, 'Elle en résume ici l'histoire magnifique Dont le soleil sur elle est venu scintiller ;

Et, devant la grandeur du passé qu'elle évoque, ]e songe, enfant lassé d'une trop calme époque, Qu'elle est belle et cruelle et qu'elle a dû tuer.

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