‹ Sur Une Variété De Fracture De L'Astragale (Fracture Double, Verticale Et Transversale)Chapitre 11 sur 14 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Les fractures de l'astragale ont, dans tous les cas, un pronostic sévère, non seulement à cause de leur durée et de l'impotence fonctionnelle qu’elles laissent, mais encore par les complications infectieuses qui peuvent survenir.

Dans les cas les plus heureux de fractures abritées sans grand déplacement où avec déplacements corrigés, la consolhidation exigera 50 à 60 jours d’immobilisation. Cette immobililé et l’arthrite qui accompagne nécessairement toute fracture arliculaire, s'uniront pour déterminer l’ankylose des diverses arliculalions de l’astragale. Peu redoutable dans les articulations calcanéo astragalo-scaphoïdienne, à cause de leur peu d'importance fonctionnelle, l’ankylose de l'articulation tibio-tarsienne, plus fréquente, entraînera une difficulté de la marche permanente et douloureuse. On verra parfois se développer un pied bot varus équin, et Daniel Mollière cite deux cas qu'il à traités par la ténolomie du tendon d'Achille, le massage et les appareils.

En outre, on voit fréquemment se développer, le jour même ou le lendemain de l'accident, une tluméfaction rouge, chaude, douloureuse et diffuse au niveau de la frac-

ture ; c'est la suppuration qui s'établit grâce à l'hémarthrose et à l’attrition du tissu osseux. D'autres fois c'est la gangrène qui apparaît (Barral, Mollière). La résistance vitale de l'os est en effet diminuée. Les vaisseaux forcément peu nombreux d’un os isolé au milieu d’articulations ont été déchirés ou rompus par le traumatisme et n'apportent plus au tissu osseux la nutrition nécessaire pour vivre et lutter contre les germes infectieux.

Disons un mot en passant de la terrible complication, heureusement fort rare, des fractures dont Finotti rapporte un cas ; je veux parler de la mort par embolie graisseuse du poumon dont le pont de départ est au niveau de la fracture.

Les fractures ouvertes, si graves autrefois, qui se terminaient généralement par la mort par suppurations articulaires et seplicémies, sont plus rares maintenant. Elles seraient facilement suivies de tétanos ; l'extirpation totale peut arrêter la marche de l'infection (Rivington).

L'ankylose tibio-tarsienne est la règle à peu près générale. Goyder rapporte un cas de Russel où la guérison avec intégrité des mouvements a été obtenue.

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