‹ Surtout n'oublie pas ton parapluieChapitre 7 sur 22 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Frappé de cette blessure si profonde, M. Lavertochère, en allant à son bureau, passa chez la concierge de l'Ambigu, à qui il exposk le motif de sa visite matinale.

— Un parapluie, dit la portière, on ne réclame que ça ici. Le théâtre, ma parole, ouvrirait boutique avec tous les parapluies

qu'on prétend avoir oubUés Cela ne

me regarde pas, adressez-vous à la location.

132 SURTOUT iN'OUBLII-: l>AS TON PARAPLUIE

Le bureau n'ouvrant qu'à midi, M. Lavertochère se rendit mélancoliquement au ministère. Après douze ans de ménage se creusait le Ibssé profond de l'incompatibilité d'humeur, dans laquelle s'envasent les ménages les mieux assortis.

Inquiet, le sous-chef se donna pour la première fois un congé à midi afin de retourner au théâtre.

Rien n'avait été trouvé la veille à l'Ambigu, sauf un corset. Fait bizarre, mais réel, qui eût fait rêver une imagination tournée à la gravelure. M. Laveiiochère se souciait bien d'un corset égaré dans une baignoire; il ne songeait qu'au parapluie de sa femme, enlevé par le vent mystérieux qui ne laisse nulles traces de ses déprédations. Quelque spectateur, trouvant ce parapluie étendu sans mouvement sur la banquette, lavait certaine-

ment emporté, comme une trouvaille, une chance, métaphores que le sous-chef remplaçait par le mot plus expressif de wl.

Ce n'est pas M. Lavertochère, en ce moment, qui eût concouru pour la question que les académies de province ne sciassent pas de poser sans jamais trouver de réponses satisfaisantes: De [influence du théâtre sur la moralité du peuple.

Les spectateurs, qui assistaient la veille à la représentation du Secret des Cavaliers, n'avaient aucunement été touchés par les sentiments d'honneur qui faisaient agir ces héros; ils admiraient la vertu sur les planches et ne la pratiquaient pas sur les trottoirs.

Venus au théâtre sans parapluie, ils s'en retournaient possesseurs d'un meuble domestique, sans se douter qu(i cet acte ferait brutalement jeter un honnête

13i SURTOUT N'OUBLIE PAS TON PARAPLUIE

homme à bas de sa couche en pleine nuit d'hiver.

Ce fut alors que, pris d'une résolution qui naît des grandes catastrophes, M. Lavertochère remonta la rue du Temple avec une idée. Pourquoi ne pas tenter une dernière démarche, qui était de réclamer à la préfecture de pohce, au bureau des objets trouvés, les trois parapluies disparus, celui de la soirée Langlacé, celui soustrait par la jeune dame blonde et celui de l'Ambigu ?

Qui sait si un des coupables n'avait pas été assaiUi de remords ? Le Journal officiel n'enregistre- t-il pas tous les jours des restitutions de quelques centimes dont, à leur heure dernière, des moribonds reconnaissent avoir fait tort à l'administration publique ?

Après avoir erré pendant un certain

temps dans de noirs escaliers et des corridors se croisant dans l'ombre, M. Lavertochère éprouva une certaine émotion en se trouvant devant une porte qui portait en gros caractères : Bur^eau des objets trouvés et au-dessous: Ouvrez sans frapper.

Discrètement le sous-chef frappa, n'obtint pas de réponse, frappa de nouveau et entendit une voix aigre qui criait:

— Entrez I

M. Lavertochère fut tenté de s'en aller, l'aménité bureaucratique lui étant particulièrement connue.

— Vous ne savez donc pas lire? lui dit un long et maigre individu, porteur d'une figure aussi verte que l'abat-jour de sa lampe.

— Pardonnez, monsieur.

— Eh bien, une autre fois, avant de troubler le travail des bureaux, lisez l'inscription écrite sur la porte... Que voulezvous?

— Il y a quelques mois, dit M. Lavertochère confus, j'avais été conduit en soirée par un ami dans l'atelier d'un célèbre artiste en portraits, M. Langlacé, domicilié au boulevard Bonne-Nouvelle.

Une douce gaieté régnait parmi les invités.

— Au fait, dit le chef du bureau des objets trouvés.

— Le fait est que j'ai perdu mon parapluie dans cette maison; lorsque j'ai voulu sortir, il manquait au vestiaire.

— Vous ne le trouverez pas ici... Emprunt domestique... pas d'espoir...

— Croyez-vous, monsieur, qu'un invité ait osé prendre xrCon parapluie?

— Je ne crois pas, j'affirme... Les cochers sont plus honnêtes que les bourgeois... Ah! si vous aviez laissé votre parapluie dans un fiacre, il y a quatrevingt-dix-huit chances sur cent que vous ne le retrouveriez pas davantage! Mais, dans le monde, un parapluie se consomme sans plus de remords qu'un verre de sirop.

— Ce n'est pas tout, reprit M. Lavertochère; j'ai perdu en outre, dans l'espace de quatre à cinq ans, une demidouzaine au moins de parapluies.

— Ceux-là seraient moisis si nous les avions conservés. L'administrafion les fait vendre à l'encan chaque année, par bottes. Vous pouvez marquer d'une croix vos parapluies anciens.

— J'en ai égaré un autre plus récemment... hier...

— C'est trop tôt.

— Trop tôt! s'écria M. Lavertochère ; mais si je ne le réclamais pas, vous dites qu'on le vendra.

— Dans un an... Tout ce que je peux faire, c'est d'inscrire votre réclamation.

M. Lavertochère conta toutefois le fâcheux incident de l'Ambigu.

— Sur un banc^ au théâtre, dit le chef de bureau, vous n'avez pas de chance à la Préfectui'e... Adressez-vous à l'ouvreuse ?

— Je la quitte; elle m'a conseillé de venir ici.

— Ne pas avoii' confiance dans les ouvreuses!.. Qu'avez-vous fait de votre numéro de dépôt?

— Je n'en avais pas besoin, ayant gardé moi-même le parapluie pendant le spectacle.

— Fâcheuse économie, monsieur, reprit le bureaucrate... Je ne voudrais pas médire des femmes que des revers de fortune condamnent à porter dans les couloirs de théâtres des bonnets à rubans roses ; pourtant j'oserai presque affirmer que, pour vous punir de votre économie, l'ouvreuse, en passant devant vous, aura fait tomber le parapluie sous le banc et qu'elle l'y a repêché après votre sortie.

— Oui, oui, c'est bien cela.

— Je sais pertinemment que certaines ouvreuses de théâtre font commerce de parapluies.

— Oii ? demanda M. Lavertochère.

— Les ouvreuses seraient trop naïves d'ouvrir boutique sur rue. Les bons parapluies trouvent facilement leui- placement;

liO SURTOUT N'OUBLIE PAS TON PARAPLUIE

les mauvais se vendent pendant les jours d'orage sous les portes cochères.

— Oh ! monsieur, dit M. Lavertochère, quel service vous me rendez ! A la prochaine averse, je sortirai exprès pour surprendre le receleur sous une porte cochère.

— Je vous disais, reprit le bureaucrate, qu'on rapportait à la Préfecture une faible partie de parapluies... C'est un article très couru... Nous en avons la preuve par la statistique spéciale, pubhée au ministère de l'intérieur... Je sais même qu'en haut heu on s'est plaint de la grande quantité de réclamations de parapluies qui se produisent sans aboutir... Cependant les basses classes sont mues heureusement encore par un fond d'honnêteté.

Vous allez en juger.

L'employé se leva et tira, au fond de

son cabinet, un rideau qui laissa voir à M. Lavertochère cinq à six cents parapluies en fourrière, attendant leurs maîtres.

Emerveillé, M. Lavertochère ouvrait de grands yeux.

— Mon parapluie doit être dans le nombre ! s'écria-t-il.

— Impossible aujourd'hui de vous satisfaire par les raisons que j'ai eu l'honneur de vous déduire... Repassez demain à la même heure.

— Monsieur, je n'y manquerai pas.

M. Lavertochère quitta la Préfecture de police, grisé par cette accumulation de parapluies.

C'était l'heure de la sortie des employés. M. Lavertochère constata qu'ils étaient tous porteurs de fins parapluies de divers cahbres et de diverses formes.

— Parbloii, se dit M. Lavertochère qui eut une coupable pensée, ces messieurs doivent tous se fournir au bureau des objets trouvés.

Les gens ulcérés deviennent facilement injustes. Volé, M. Lavertochère accusait de rapt l'humanité tout entière.

Cependant, à la suite de cette visite, l'espérance luisait dans le cœur du souschef et en arrivant chez sa femme :

— Nous aurons ton paraoluie demain, dit-il plein de joie.

— L'ouvreuse l'a trouvé ?

— Mieux que ça.

Et M. Lavertochère ajouta du ton d'un homme qui a des intelhgences en haut lieu:

— Le préfet de poUce s'occupe de notre affaire.

Bien que M™^ Lavertochère pressât son

mari de questions, il ne quittait pas son air mystérieux.

— Laisse faire... Demain, tu rentreras dans ton parapluie.

— Justin, s'écria M™® Lavertochère, c'est la plus douce surprise que tu pouvais me ménager pour un lendemain de fête.

La soirée se passa plus placide que d'habitude pour les deux époux, troublés depuis si longtemps par les fantômes des parapluies disparus.

Le lendemain, M. Lavertochère se réveilla rajeuni de dix ans. Il devait retrouver le parapluie de l'Ambigu I

S'étant rendu d'un pas alerte à son bureau, le bonhomme, les yeux fixés sur d'interminables colonnes de chiffres, se surprenait à chanter la ronde du Secret des Cavaliers. Puis il s'arrêtait dans son

travail, se renversait avec béatitude dans son fauteuil de sous-chef; ses regards traversaient les murs du ministère et voltigeaient aux abords de la Préfecture de police.

Le grand rideau vert, qui recouvrait la collection des parapluies, se représentait à M. Lavertochère comme lui ouvrant a porte d'une source de trésors où il puisait à pleines mains. Tous les parapluies trouvés prenaient des formes engageantes et se transformaient en attributs amoureux; au-dessus des parapluies, des colombes faisaient entendre de doux roucoulements.

Sous l'influence de ce beau rêve M. Lavertochère se rendit à la préfecture de police.

— Eh bien, monsieur? demanda-t-il d un ton à la lois sourkuil el perplexe.

— Rien ne m'est parvenu du théâtre de l'Ambigu.

M. Lavertochère pâlit.

■ — Toutefois, reprit le bureaucrate, on a trouvé aux environs du théâtre un parapluie sans propriétaire.

— Voyons-le, je vous prie, s'écria M. Lavertochère qui eut une lueur d'espoir.

— Nous allons auparavant procéder au signalement de l'objet.

M. Lavertochère devint rêveur.

— Quelle couleur affectait votre parapluie ?

— Ah ! la couleur!... s'écria M. Lavertochère prenant du temps pour évoquer ses souvenirs.

— Etait-il de nuance voyante? demanda l'employé qui attendait impatiemment la déposition du plaignant.

— Pas voyant, non... Le parapluie de M""^ Lavertochère n'était pas voyant...

— II était sombre alors ?

— Peut-être bien.

— N'était-il pas marron ? demanda le chef du bureau des objets trouvés, qui semblait vouloir venir en aide à celui qu'il interrogeait.

— Marron, je le crois, dit M. Lavertochère que cet interrogatoire troublait.

— Sa taille ?

M. Lavertochère avança la main, la haussa et la baissa tour à tour avec un écart d'un demi-mètre.

— C'était le parapluie de ma femme, d]t-il en voyant que son interlocuteur, une toise à la main, se préparait à noter cette mesure sans précision. Je ne m'en servais pas, ajouta-t-il, et vous comprenez, monsieur, mon embarras.

— J'écris un parapluie de dame... Portait-il des signes particuliers ?

— Je ne saisis pas très bien..

— Nous avons des pommeaux, par exemple, ornés d'une pierre précieuse.

— Non, pas de pierre précieuse sur le parapluie de mon épouse.

— Un chiffre aux initiales du propriétaire était-il gravé sur plaque d'or ?

— M'"^ Lavertochère, je peux l'affirmer, n'avait pas fait graver ses initiales.

— La pomme était-elle en ivoire ?

— En ivoire, peut-être.

— Vous êtes bien sûr qu'une pomme noire n'ornementait pas la tige ?

— Une pomme noire, je le crois.

— J'écris pomme noire. Le parapluie était-il recouvert de soie ou de toile ?

— De soie, monsieur... Je suis certain de la soie.

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— Elait-ce de la soie cuite ?

— Je ne me connais pas suffisamment en étoffes...

— C'est un détail. Quelque accroc, quelque reprise à un endroit déterminé contribueraient-ils à vous faire reconnaître le parapluie que vous réclamez ?

— Pas d'accroc à ma connaissance, sauf ceux qui auraient pu se produire depuis la perte.

— Le jeu des baleines ne laissait-il rien à désirer ?

— M'"*" Lavertochère ne s'en est jamais plaint.

— Il se pourrait alors, dit l'employé, que j'eusse votre affaire. Nous allons voir.

Il tira, comme la veille, le mystérieux rideau vert, et de nouveau apparut la cargaison de tous les parapluies connus, depuis Tombrelle des femmes à la mode

jusqu'au pépin de maraîcher, trouvé dans la boue sur le carreau des halles.

Dans cette morgue ouverte aux parapluies, il y en avait de toute condition, de toute taille et de toute envergure. Certains offraient un aspect aussi neuf que quand ils étaient exposés dans leurs fourreaux à la montre des marchands; d'autres semblaient des riflards mis à la mode en 1830 par le roi-citoyen. Chez quelques-uns, des baleines insurgées s'étaient fait jour au travers de l'étoffe. Il en était de fripés et d'avachis, d'autres fluets et corrects. Des adjonctions de sifflets, de poignards et de flûtes caractérisaient quelques parapluies bizarres. Chacun avait son aspect particulier.

Le chef de bureau en feuilleta, pour ainsi dire, une certaine quantité, les mettant dans la main de M. Lavertochèrc et

les retirant avec un : « Ce n'est pas ça ! » sans espoir.

— Si je ne me trompe, dit-il en tirant des limbes un nouveau parapluie, ne serait-ce pas celui dont vous m'avez donné le signalement ? Le reconnaissezvous ?

— Oui, fit M. Lavertochère avec quelque hésitation.

— J'écris étoffe de soie marron, taille moyenne, pas de signes particuliers, dit l'employé qui ne quittait pas de l'œil la physionomie du réclamant. Maintenant, veuillez me donner votre signature.

— Ma signature ! s'écria M. Lavertochère.

Un doute et plus qu'un doute s'emparait de son esprit à la vue de ce parapluie. M. Lavertochère n'eût pas prêté, devant un tribunal, le serment que cet objet

sans propriétaire était celui que sa femme avait perdu au théâtre.

En ce moment la conscience du souschef était exposée à de rudes cahots intérieurs. Certainement des gens mahntentionnés avaient profité à diverses reprises des oubhs de parapluies d'un homme distrait. Le combat moral résultait du rôle qu'un honnête homme devait jouer dans une civihsation trop peuplée de pareils êtres . « Il faut hurler avec les loups » , ce dicton machiavélique, s'était emparé peu à peu de la conscience de M. Lavertochère.

Il retrouvait un parapluie plutôt que son parapluie. Le préposé à sa garde ne demandait pas mieux que de le lui mettre en main.

D'ailleurs un parapluie n'avait-il pas été formellement promis à M'"' Lavertochère?

Et pourquoi ce meuble avait-il été promis,

sinon pour ramener la tranquillité domestique?

— C'est uniquement pour ma décharge, dit le bureaucrate en présentant une plume à M. Lavertochère.

— Qu'il en soit donc fait d'après les règles administratives, dit le sous-chef en attachant une pierre au cou de sa conscience.

Il signa avec un léger tremblement et prit aussitôt congé de l'employé, craignant de voir apparaître tout à coup le véritable propriétaire du parapluie.

D'un trait, M. Lavertochère descendit les escahers; il avait la bouche sèche, comme dans les grandes émotions. Longeant les trottoirs de la préfecture de crainte qu'on ne le rappelât au bureau des objets trouvés, il eût voulu être enveloppé dans les ombres de Ipi nuit.

Son émotion ne l'empêcha pas d'arriver au domicile conjugal où, dès le seuil, il s'écria :

— Voilà le parapluie !

A ce cri M"'^ Lavertochère accourut.

— Ça, mon parapluie ! dit-elle avec dédain.

— En tout cas, il vaut bien le tien.

Avec des yeux de ménagère. M'""" Lavertochère soupesa l'objet.

— ^ A qui appartient ce parapluie ? demanda-t-elle.

— Peu importe ! Il est de bonne condition.

— Non ! ce n'est pas mon parapluie, reprit M'"' Lavertochère, et je suis bien certaine de ne pas gagner au change.

En personne prudente, elle se mil en mesure de l'ouvrir.

loi SURTOUT N'OUBLIE PAS TON PARAPLUIE

La foudre, éclatant en ce moment dans l'appartement de la rue des Nonnainsd'Hyères, n'eût pas produit de plus terribles résultats que les efforts de M'""" Lavertochère pour développer le parapluie.

Le manche tomba en trois pièces, les baleines s'aplatirent et d'horribles restaurations apparurent, composées de cire à cacheter et de ficelles.

— Tu oses appeler cette panne mon parapluie ! s'écria la bourgeoise indignée. Un marchand n'en donnerait pas quatre sous.

Un baiser suivi d'un brutal coup de poing eût à peine déterminé une désillusion pareille à celle de M. Lavertochère, dont le crime devenait inutile.

— Tu rendras ça où tu l'as pris, dit l'épouse d'un ton de dignité blessée.

La tête dans les mains., affaissé sur une

chaise, le rouge de la confusion peint sur les traits, M. Lavertochère sentait que sa femme le tenait en profonde pitié.

Il resta muet jusqu'au lendemain, agité à la fois par le remords et la honte, cherchant à oublier l'ensemble de circonstances qui l'avaient poussé à reconnaître pour sienne cette guenille.

De bonne heure, le matin, M. Lavertochère se rendit à la préfecture de police.

— Jamais^ dit-il, ma femme ne s'est servie d'un objet semblable.

— Ce parapluie n'a pas de chance, répondu l'employé. On me l'a déyd rapporté sept fois... Pourquoi les plaignants reconnaissent-ils tous ce parapluie ? Voilà un fait bizarre que j'ai pu constater dans l'exercice de mes fonctions... Ainsi, monsieur, vous n'en voulez pas?

— Dieu m'en garde ! s'écrîa M. Lavertochère.

— Je biffe votre signature, monsieur, avec l'espoir de vous satisfaire dansune autre circonstance.

Si M. Laver tochère eût pu voir la joie de l'employé qui, après son départ, rajusta les divers fragments du parapluie d'essai avec de la cire et de la ficelle, que de confusion il eût éprouvé d'être joué de la sorte !

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