CAS
« qui est un merveilleux correctif de l'action corrosive « de Pacide phénique. On voit bientôt la plaie bour- « geonner. Dans les cas ainsi traités je n'ai pas eu de « rechutes et j'ai toujours obtenu une paroi solide... » Telle est la méthode de Phelps, assez originale, comme il le dit, et nous ajouterons d'une description assez obscure pour que nous nous soyions astreints à reproduire le texte après traduction exacte. Si ce procédé na que de médiocres chances de s’acclimater parmi nos chirurgiens, du moins aura-t-il eu le mérite incoutesté de montrer que les fils d'argent sont bien tolérés même quand on les introduit par paquets dans les tissus vivants. | Nous allons aborder maintenant la technique autre-
ment simple et autrement intéressante adoptée par M. Delbet.
CHABNRETAI
Technique de l’emploi des fils d'argent dans les sutures de la paroi abdominale d’après M. P. Delbet.
Phelps dont nous venons d'exposer la technique nese sert des fils d'argent que pour les cures radicales des hernies dans le but d'obtenir une cicatrice plus épaisse s'opposant à la récidive.
M. Delbet eut l'idée d'appliquer cette méthode à la suture en général de la paroi abdominale, après toutes les opérations portant sur cette région.
Nous verrons dans un chapitre spécial les cas dans lesquels l'emploi de ces fils est particulièrement indiqué.
Nous nous contenterons pour le moment d'exposer la technique du chirurgien français.
La suture de la paroi se fait en plusieurs plans. Un plan profond péritonéal, un moyen musculo-aponévrotique et un superficiel cutané.
Les deux plans profonds à fils perdus sont constitués par deux surjets, le plan superficiel temporaire par des points séparés.
Construction du Surjet.
1° Choix du fil. — Point d'arrél initial. On choisit un fil d'argent d’une longueur de 40 à 50 centimètres. Pour le stériliser, il a été enroulé sur lui-même; l'aide en l'allongeant doit prendre grand soin de ne pas le tordre dans le sens de la longueur ou de lui imprimer des coudures, il en résulterait deux inconvénients : le premier, de rendre le fil plus fragile, le second, de déchirer les tissus par le nœud formé. Le calibre du fil doit être proportionné aux tissus que l’on doit réunir. Le surjet péritonéal nécessite un fil d'argent plus faible que le surjet aponévrotique. On ne recherchera pas de parti pris les fils fins; on irait à l'encontre de l'idée . directrice de l'emploi des fils métalliques comme moyens de consolidation des sutures. En surplus, les fils fins ont un autre désavantage, c'est celui de sectionner les tissus, dans les tractions qu'on eftectue sur le fil durant la construction du surjet. Les gros fils d'argent seront aussi rejetés jusqu'à plus ample informé : les points d'arrêt seraient mal tolérés par les tissus et ils constitueraient des bourrelets saillants et dans beaucoup de cas ne pourraient être que difficilement enfouis. Le fil semblant le mieux convenir au surjet péritonéal est celui qui se rapproche en tant que calibre du fil employé pour les sutures cutanées ou
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mieux encore un fil d'un calibre légèrement supérieur, c'est-à-dire variant de trois à quatre dixièmes de millimètre. Quant au surjet aponévrotique il faudra arrèter son choix sur un fil de grosseur moyenne oscillant entre cinq à six dizièmes de millimètre, le fil calibré à un millimètre étant en général réservé aux sutures osseuses.
Le fil choisi étant déroulé, l'hémostase de la plaie achevée, le ventre prêt à refermer, les deuxlèvres péritonéales sont repérées avec deux pinces. Une aiguille de Reverdin traverse de dehors en dedans la lèvre droite de l'incision péritonéale, puis charge la lèvre opposée en suivant un trajet inverse. Le fil introduit dans le chas de l'aiguille à huit ou dix centimètres de l'une de ses extrémités est entrainé par elle et vient ressortir par le point où elle avait été primitivement enfoncée; on n'en attire au dehors que quelques centimètres. Cette extrémité du fil, libérée de l'aiguille est
rapprochée du long chef opposé et tous deux sont tordus sur eux-mêmes et dans le sens de leurs axes.
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On arrête cette torsion après cinq ou six tours, puis le plus-petit chef est sectionné au ras de l'extrémité du pédicule de torsion.
® Construclion du surjel proprement dit. — Sursimple. Le point initial du surjet est fait : on passe à la construction du surjet qui va se faire avec le long chef du fil d'argent resté libre. Point n'est besoin de s'occuper du pédicule résultant de la torsion et de l'’accolement des deux fils : il s'enfoncera de lui-même dans les tissus. Quand l'aiguille, après avoir suivi un trajet symétrique aura saisi le fil restant et accompli sa besogne rétrograde habituelle, toute traction exercée sur le fil aura pour effet de coucher le pédicule le long d'une des lèvres de la plaie et de l’enfoncer dans les tissus. D'ailleurs n'est-il pas forcé de suivre le chef restant dans sa course puisqu'il fait corps avec lui? Il n'ya donc pas à s'occuper du point initial du surjet qui ne peu ainsi devenir agressif pour les tissus.
Il est inutile d'entrer dans des détails particuliers pour montrer comment s'effectue le surjet qui ne diffère pas de ceux que l'on fait d'ordinaire.
Celui-ci va d’un angle à l’autre de la plaie enrouler ses spires obliques. À chaque point, l'aide a soin de tendre le fil de façon à: éviter la détente des points précédents et surtout du dernier point qui vient d'être fait. L'affrontement s'effectue saus qu'on ait besoin de s'en occuper et le faufiiage se poursuit Jusqu'à
l'angle inférieur de la plaie. Les points sont assez serrés.
3° Point d'arrêt terminal. — Arrivé à l'extrémité inférieure de l’incision on procède au point d'arrêt terminal du surjet qui se pratique de la façon suivante : l'aiguille est enfoncée comme pour un point ordinaire et le fil chargé; mais ce fil au lieu d'être entièrement retiré comme précédemment, ne l’est que