‹ Sutures et Ligatures à Fils Métalliques perdusChapitre 7 sur 24 · VA G · texte numérisé non relu

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sur une partie de sa course de façon à avoir un chef simple en À et un chef double en anse B.

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Ces deux chefs sont accolés puis tordus: ils sont sectionnés ensemble à un ou deux centimètres du plan suturé. Il faut alors traiter ce pédicule de façon à cequ'il ne blesse pas par sa saillie les plans voisins. A cet effet il est saisi dans les mors d’une pince hémostatique et ramené à l'horizontale en haut du côté du sujet et parallèlement à lui (voir P. fig. 3). En même temps son extrémité est aplatie et recourbée en bas etsurtout en dedans du côté de la ligne d’affrontement de façon à le perdre dans les tissus. Le doigt peut vérifier s'il ne subsiste aucune saillie ou aspérité. Toujours l'enfouissement est facile et parfait.

Telle est la façon de construire un surjet simple.

Elle ne diffère de la méthode ordinaire que par la maniére d'arrêter le surjet parce qne le fil d'argent ne se prête pas aux nœuds. Il est cependant un point de détail que nous devons signaler. Le fil est en eftet moins flexible qu'un catgut ou qu'une soie, il faut éviter son enroulement, il est bon pour cela de le tenir constamment tendu.

Le surjet aponévrotique se construit suivant les mêmes principes. Si on juge nécessaire, soit pour l’'accolement des lèvres de la plaie, dans la crainte des espaces morts, soit pour obtenir un affrontement plus large, de prendre du muscle, on construira un surjet musculo-aponévrotique. Le point d'arrêt terminal du surjet doit être soigneusement enfoui ; c'est le seul qui ait tendance à pointer du côté de la peau et à la menacer, et il est facile d’aplatir les extrémités sectionnées

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et de les faire disparaïtre dans le feuillet cellulo-aponévrotique.

Il n'y a pas qu'une seule et unique manière de faire un surjet : on peut, comme avec la soie, en édifier suivant les différents types connus. Ainsi, dans les hernies, pour obtenir une surface d'endossement plus étroite de plans, on pourrait établir une série de points séparés en U, mais il semble préférable, pour éviter d’enfouir les extrémités sectionnées de chacun de ses points, de s’en tenir au surget continu en U. La ma-

nœuvre Sera tres simple, il faudra piquer l'aiguille alternativement à droite et à gauche de façon à ce que

le fil ne vienne jamais décrire de spires obliques en avant mais soit enfoui parallèlement à la ligne de. réunion. Le schema ci-dessus en dira plus que toute description.

Comme les deux surfaces d'adossement ont été effectuées sur une grande largeur (voir AA fig.4) puisque les points ont été placés à une assez grande

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distance des bords de la plaie, il est utile de terminer l'affrontement aponévrotique par un petit surjet,

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Ce surjet complémentaire peut se faire avec un fil indépendant ; cependant il semble préférable de le poursuivre avec le chef restant du surjet en U quiira se tordre avec une portion restée libre au chefinitial comme le montre la figure schématique ci-dessus ; on évitera ainsi un pédicule en bas de la plaie.

Comme on le voit, ces sutures sant d'exécution simple et presque aussi rapide que celles où lon emploie la soie ou le catgut. Il est facile, en outre, de se rendre compte que l'on peut exécuter avec ces fils tous les modes de suture, entr'autres les sutures profondes à points séparés, mais le surjet leur reste supérieur, car alors on n'a qu'à traiter deux pédicules de torsion, tandis que chacun des points séparés nécessiterait la répétition de la même manœuvre.

Technique de l’emploi des fils d’argent perdus dans les ligatures d’après la méthode et l’appareil de MM. Michel et Michaux

Dans les grandes interventions chirurgicales, l'hémostase constitue un des temps les plus importants et les plus longs exposant le plus le champ opératoire aux souillures et à la pénétration des germes, source d'infection.

L'angiotripsie a semblé, à un moment donné, avoir fourni la solution des difficultés de ce temps opératoire. Mais les résultats ont été un peu décevants et

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« elle n'est pas encore arrivée, dit M. Michaux, à détrôner le fil à ligature ».

La forcipressure métallique permanente nous permettra-t-elle un jour d’abréger notablement ce temps toujours long et souvent dangereux de tout acte opératoire ? Il est permis de l’espérer.

M. le docteur Michaux, chirurgien de l'hôpital Broussais a communiqué le 3 août 1900 au XIIIe congrès international de médecine et chirurgie les premiers résultats obtenus dans cet ordre d'idées.

A l'aide d'une pince spéciale construite par son ami et collaborateur, le docteur Michel, il est arrivé à pouvoir d'une simple pression de main poser une ligature sur un vaisseau préalablement saisi par une pince hémostatique ordinaire.

M. Michaux a mis en pratique ce procédé un certain nombre de fois dans des cas graves d'amputations et d'opérations sérieuses, voire même d'interventions abdominales et ce sont ces résultats qu'il est venu présenter au Congrès avec la description de sa méthode et des recherches qu'il a entreprises en ce sens avec le docteur Michel. EH

M. Michaux a d’ailleurs eu soin de faire remarquer que cette méthode est encore à l'état emhryonnaire, à l'état d'étude et qu'elle est susceptible de perfectionnements.

Il y a là une application toute nouvelle sur laquelle en raison de son importance nous demandons à attirer l'attention, heureux si nous pouvions, dans une certaine mesure, contribuer à sa vulgarisation.

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Nous ne saurions mieux faire que de reproduire, avec l'autorisation de M. Michaux, la description et le maniement de sa pince :

1° Description de la pince à forcipressure métalligue, — « Le principe sur lequel est basée notre hémostase, dit M. Michaux, est analogue à celui du brochage métallique.

« Le lien métailique que nous posons est constitué par une agrafe métallique en fil d'argent de « o mm. 7 dixièmes de diamètre. — Cette agrafe est en « forme d'U, dont chaque branche mesure environ un « centimètre de long, de telle sorte qu'une fois refer- « mées, les deux branches s'entrecroisenf en formant « un lien complet, unissant leur force au milieu qui « serait le point faible.

« La pince qui sert à poser ces griffes a été cons- « truite par la maison Collin sur les indications et sous les yeux de M. le docteur Michel, C'est une « pince analogue à la pince plate des quinçaillers dont « les branches ont été écartées, incurvées et munies « d'anneaux à la partie interne pour faciliter la pré- « hension, le serrage et mettre mieux en main l'ins- « trument.

« Le mors de la branche femelle a de trois à cinq « millimètres d'épaisseur ; il porte deux cornes situées en avant l’une de l'autre.

« La corne terminale est longue de trois centimètres, « l’autre d'un seul, ce qui donne à l'instrument un as-

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