‹ Sutures musculaires dans les plaies de guerreChapitre 12 sur 24 · RER · texte numérisé non relu

RER

ces blessures des nerfs devront être systématiqement recherchées dans les plaies des parties molles où on est susceptible de les y rencontrer, car elles son! capitales.

On devra les découvrir rapidement, car c’est de la suture rapide des troncs nerveux que dépendra le succès opératoire possible.

Si secondairement les troncs nerveux se trouvent comprimés ou lésés, on devra exercer de ce côté une surveillance attentive, soumettre le blessé à des examens électriques répétés qui guideront le traitement soit vers uneintervention nouvelle de libération, soit vers un traitement électrique approprié.

60 Plaies musculaires compliquées de fractures. — Vient enfin ce groupe, très intéressant comme traitement et comine pronostic, des plaies des parties molles avec fractures concomitantes.

La question est fort complexeet la réponse comporte des opinions bien divergentes. Le bon sens et tout notre acquis en cette matière condamnent tout ce qui est ou peut être nuisible etconstituer un obstacle au bon drainage du foyer osseux. Cependant, puisqu'aujourd'hui on prétend arriver à l’asepsie complète des plaies, l'obstacle à la fermeture n'existe plus, aussi a t-elle été tentée et réussie d’ailleurs. Je prie le lecteur de se reporter, à la fin de cet ouvrage, à la statistique de M. Depage où il constatera que quinze fois sur dix-sept cette opération fut couronnée de succès complet.

Personnellement dans un cas analogue, j’ai obtenu

MA re

un bon résultat mais le drainage dut être rétabli le lendemain même de l'opération, en dessous du plan musculaire sutüré : la guérison fut complète du côté des os, sans fistulisation.

Mon maitre Rieffel n’est pas partisan de cette occlusion d’un foyer osseux si désinfecté qu’il puisse être. L’expérience même fait que je me range à son avis, mais je ne condamne pas la suture des parties molles sus-jacentes si on prend la précaution de largement draîner le foyer de fracture.

Le bon résuliat des myorraphies, dans ces cas, n étant complet que si l’os tuteur est indemne, il me paraît obligatoire de toucher du doigt l’importante question de l’esquillotomie. Doit-on enlever la totaliié des esquilles pendant que la large ouverture du foyer le permet, ou doit-on conserver les plus importantes et les maintenir au sein d’une plaie profonde, quel qu’en soit le drainage ? Mon opinion est que l’on doit être aussi ménager que possible de la matière osseuse, Toute ablation d’esquille importante par son volume ou par son rôle dans la part qu’elle prendra à la solidification du squelette doit être proscrite, quelle que soit sa mobilité, ou tout au moins retardée jusqu’à ce que le chirurgien soit assuré que son élimination spontanée se produirait à bref délai sans son intervention. C’est qu’en effet, en même temps que des esquilles importantes, on enlève souvent tout le périoste y attenant et par là même on supprime une quantité considérable des matériaux nécessaires à la formation du cal.

UE

L’esquillotomie sous-périostée est délicate et souvent impraticable pour la plupart d’entre nous, simples chirurgiens d’occasion.

Nous en avons terminé avec cet important chapitre de lindication opératoire de la suture des muscles dans les plaies, et de la fixation de sa date.

Avant d’abcrder la technique opératoire de la myorrapbie, nous allons exposer brièvement la méthode simple que nous avons appliquée au traitement des plaies infectées, où la suture primitive n'était pas réalisable. Cette méthode présente l’avantage d’une extrême simplicité, ce qui permet de l'appliquer à tous les cas en quelque lieu que ce soit.

Page 1