‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 147 sur 518 · II. Rey. XVI · texte numérisé non relu

II. Rey. XVI

■ /Mrf. xvn.SS.

3 Ibid. xTl, 30, tl.

< /Snl. IT, l«, 18, 38

I /Sicl. 10, M, 30.

• Ibid. XV, 17,31, 57.

’ Ibid SI, Xlelwq.

* Ibid, xvill, I ctxcq.

A se ménager, comme on a vu qu'il avait fait contre Isbosetli.

Tout le peuple s’y opposa, en lui disant • (|u’lls

• le comptaient lui seul pour dix mille hommes ; « et que quelque malheur qui leur orrivAt dans

• le combat , ils ne seraient point sans ressource ,

• tant que le roi leur resterait '. >

Nous avons remarqué ailleurs', qu’il ne lit point le faux brave A contre-temps , et qu'il céda aux sages conseils qui avaient pour objet le i<icn du royaume.

Il n’oublia pas le devoir de père; et recommanda tout haut à Joab , et au.v autres chefs , de sauver Absalon I.e sang royal est un bien de tout l'État , que David devait ménager, non-sculementcomme père , mais encore comme roi.

On sait l'événement de la bataille ; comme Ahsalon y périt, malgré les ordres de David, et comme , pour épargner les citoyens , on cessa de poursuivre les fuyards *.

David cependant lit une faute considérable , on le jeta son bon naturel. Il s'afnigeait démcsim'ment de la perte de son fils , s'écriant sans cesse d’un ton lamentable : « .Mon ills Absalon, Absalon

• mon fils, qui me donnera de mourir en votre " place I 0 Absalon mon cher Ills , mon fils bien ■ aimé ‘ ! •

La nouvelle en vint ù l’armée , et la victoire fut changée en deuil : le peuple était découragé ; et , comme un peuple battu et mis en déroute , il n osait paraître devant le roi ‘. Ce qui obligea enfin Joab A lui donner le conseil que nous avons remarqué ailleurs ’. Et ce qui doit faire entendre aux princes , que dans les guerres civiles , malgré sa propre douleur, contre laquelle il faut faire effort , on doit savoir prendre part à la joie publique que la victoire inspire; autrement on aliène les esprits, et l'on s'attire et au royaume de nouveaux malheurs.

Cependant la rébellion ne fut pas sans suite. Séha,fllsde Roehri,dcla famille de Jcmini, qui était celle de Saül, souleva, par ces paroles de mépris , le peuple encore ému * : « Nous n'avons « rien de commun avec David , et le Ills d’Isai no " nous touche en rien. Le roi connut le péril , cl « dit A Amasa: Hâtez-vous d'assembler toutJuda.

• Il exécuta cet ordre lentement; et David dit

• A Abisal : Le fils de Bochri nous va faire plus de

• mal qu’ Absalon; hâtez- vous donc, et prenez

• ce qu’il y a de meilleures troupes , sans lui lois-

' n. Arg. ivill.s.

■ Cl-dcvant , llv. lll , tri. lu , Vl* propo«it » 11. fffÿ. XVIII, s, |3.

• Ibid. 8, 7 et KtJ. s Ibid. 33.

• Ibid. XIX, I, X îl a«|.

I U-doADt, llv. T, art. ii, lu* propoall.

• tl. Ht). XX, 1,3CU«1

Dsiilir tsj by Cxv>O^It

poi.iïiyuK

• série temps de sercc'oiiriaItrv,etdes'einparei'dc '• quelque ville. >Abisiu prit les légiuiisdeCéréthl et de l’Iiélétbi , avec ec qu'il y avait de raellleurs I soldats dans Jérusalem. Joab , de son cAté, pour- .suivait Séba, qui allait de tribn en tribu soûle- | vaut le peuple , et emmenant ce qu’il pouvait de- : trouiws eboisies. Mais Joab fit entendre à ceux I d’.Ai^la , où ie rebelle s'était rcnfcrnic, qu'il ne ' s'a)tissait que de lui seul. A sa persuasion , une femme sape du pays, qui se plaignait qu'on voulait perdre une si belle ville , sut la délivrer en faisant jeter à Joab la tête de Séba par-dessus les murailles. I

Ainsi Unit la révullc, sans qu'il en roûtét de | sang que celui du chef des rebelles. Igi diligence j de David sauva l'Ktat. II avait raison de penser que cette seconde révolte , qui venait comme du propre mouvement du peuple , et d'un sentiment de mépris, était plus U craindre que celle qu'avait excitée la présence du fils du roi. Il connut i aussi combien il était utile d'avoir de vieux cnr|is | de Iroupes sous sa main : et tels furent les reine- | des qu'il opposa aux rebelles. |

Ou peut rapporter, à ce propos , cc qui arriva ; à Adonias, lilsde David '. Ce prince sc prévalant de la vieillesse du nii son père , dont il était l'ainé, voulait malgré lui s'emparer du royaume, et s'entendait pour cela avec Joab, et avec Abiatliar, giuiul sacrillcnlcur. Mais Sadoc , le prince des prêtres après lui , et Itanaïos avec les troupes dont il avait le commandemnit , et la force de l'arniéo de David, n'était jaiiiit pour .Adonias. David , avec eo secours, prévint la guerre civile qu' Adonias, soutenu d'un grand parti, mi-ditait ; et laLs.sa le royaume paisible à Saloniuii , a qui il le destinait par ordre de Dieu.

Ainsi l'on continua à reconnaitre l'utilité des troupes entretenues , par lesquelles un roi demeure toujours armé , et le plus fort.

vi" eaorosiTio».

Demier f xe.m|4c di*s guorres ri\ ilc^ : f|iii commença

$ou!< n<>t»i>ain, par la dnii»iun dix IiîUik.

La cause de cette révolte , dans Uk|ucIIc le royaume d'Israël , ou des dix tribus, fut érigé, viendra plus à propos ci*après dans d'autres endroits. Nous iTinarquerons ici seulement :

Kn premier lieu, que les rois de Juda, après une si grande révolte qui portagea le royaume, obligés à SC defendi'e non-seulement contre l'éti nnger *, mais encore contre leurs freres rebelles, bâtii'ent dans le territoire de la tribu de Jnda un grand nombre de nouvelles forteresses , et des arsenaux , ou il y avait des magasins de vivres en

' III. Hri) 1 , 1 , 7, R <>t »r(|.

• Ibtii. \|v, 20

abondaiice.et a la fuis do toute sorte d'armures '.

Ku second lieu , iisso préparèrent à reconquérir par les armes le nouveau royaume que la rébellion avait élevé contre la maison de David. Mais Dieu , qui voulut montrer combieu le sang d'Israël devait être cher à leurs frères, et que, même après la division , il ne fallait pas oublier la source commune , lit défendre par son prupbéte a ceux de Juda de faire la guerre à leurs fières ' , quoique rebelles et schismatiques.

Il arriva même , dans la suite , et c'est ce qu'on remarque en troisième lieu , que le royaume de Juda s'unit par uneélroiteallianeeavcc le royaume rebelle. Car encore que, contre la volonté de Dieu, et peut-être plus par la faute de ceux d’ Israël que de ceux de Juda , il y eut durant quel<|ues règnes une guerre continuelle entre les deux royaumes ’ i néanmoins par la suite du temps l'alliance fut établie si solidement entre eux , que le pieux roi Josaphat , invité |>ar Achab , roi d'Israël, à joindre scs armesnvec celles desisraélites, pour les aider é recouvrer sur le roi de Syrie une place forte qu'ils prétendaient , vint en personne pour lui • dirc< : • Vous et moi nous ne sommes qu'un.

« Voire peuple n'est qu'un même peuple avec le . mien , ma cavalerie est la vAtre. >

l.’allianceseeonnrmadaus la suite ;et le même Jusapliat répondit encore à Jorain, roi d'Israël , .

qui le priaitde lesecourir contre le roi de Aluiili' :

. J'iriiiavec vous : qui est àmoi , est à vous: mon . peuple est votre peuple , et ma cavalerie est la » vAtre. •

On voit par là, que, pour le bien de la paix , et |iutir la stabilité des choses humaines, les royaumes fondés d’abord sur la rébellion , dans la suite sont regardé» comme devenus légitimes , ou par la longue |»ssessioii , ou par les traités et la rccouiiaissancedes rois préfédciits.

Et remarquez que la loi de la possession a eu lieu dans un royaume qui avait joint la révolle contre la religion vérilable à la défection.

En quatrième lieu , les rois légitimes sc doivent toujours montrer les plus modérés, en tdchant de ramener par la raison ceux qui s'élaient écartés de leur devoir. Ainsi en usa le roi Abia , fils de noboam , avant que d'en venir aux mains avec les rebelles ; et les armées étant en présence , il monta sur une éminence où il fit aux Israélites, avec autant de force que de douceur, ce beau discours qui commence ainsi : « Écoutez, Jéroboam " et tout Israël : » leur remontivint, par vives raisons , le tort qu'ils avaient contre Dieu et ceotre

' tl. Par. XI, 6, 0, 7 r( mhj.

* ni. Rrg. xii.34. 11. Par. xi, 1.

î III. Hrÿ. xjv. XVI,

4 Iflid. XVII, b.

* !V Hrj

DigliIzecJ by G(v

TIRliE DE L’ECRITURE. LIV. IX.

Iriirs rois '. Il était le plus fort , sans comparaison ; niais plus soigneux encore de ramener les rebelles, que de profiter de cet avantage, il ne s'aperçut pas que Jéroboam l'environnait parderriérc. Il se trouva presque enveloppé par ses ennemis. Dieu prit son parti , et répandit la terreur sur les rebelles , qui prirent la fuite.

Nous donnerons pour cinquième et demiere remarque, que le royaume d'Israël, quoique rendu par la suite légitime et très-puissant, n'égala jamais la fermeté du royaume de Juda, d’où il s'était séparé.

Comme il s'était établi par la division, il fut souvent divisé contre lui-même. Les rois se chassaient les uns les autres. Boasa chassa la famille de Jéroboam, qui avait fondé le royaume, dés lu seconde génération. Znmbri , sujet de Baasa, se souleva contre lui, et ne régna que sept jours. Amri prit sa place , et le contraignit à mettre lui-même le feu dans le palais, ou il se brûla. Le royaume se divisa en deux. Amri, dont le parti prévalut , et qui semblait avoir relevé le royaume d'Israël en bâtissant Samaric ", y régna peu , et sa famille périt sous son petit-fils. Les familles royales les mieux établies virent à peine quatre ou cinq races. Et celle de Jéhu , que Dieu même avait fait sacrer par Elisée , tomba bientôt par la révolte de Sellum , qui tua le roi , et s'empara du royaume *.

Au contraire, dans le royaume de Juda, où la succession était légitime , la famille de üav id demeura tranquille sur le trône, et il n'y eut plus de guerre civile; on aimait le nom do DavUl et de sa maison. Parmi tant de rois qui régnèrent sur Israël, il n'y en ent pas nn seul que Dieu approuvât ; mais il sortit de David de grands et de saints rois imitateurs de sa piété. Le royaume de Juda eut le bonheur de conserver la loi de Moïse , et la religion de ses pères. Il est vrai que , pour leurs péchés , ceux de Juda furent transiwrtés dans Babylone, et le trône de David fut renversé : mais Dieu ne laissa pas sans ressource le peuple do Juda , â qui il promit son retour dans la terre de scs pères après soixante-dix ans de captivité. Mais pour le royaume d’Israël , outre qu'il tomba plus tôt, il fut dissipé sans ressource par les mains de Salmanasar roi d’Assyrie*, et se perdit parmi les Gentils.

Telle fut la constitution et la catastrophe de ces deux royaumes, Celui que la révolte avait élevé malgré les rois légitimes, quoique ensuite reconnu par les mêmes rois, eut en lui-même une perpé-

* n. Par. XIII, 4, U, M rtsfq.

* III. Rfÿ. XV, 37; XH, 9, 10, Id. Id,3l,2|.

* IV. ffrÿ. ix; n x,3o; vv, lo, |3.

4 ihid. XVII el XXIII.

j tuelîc liistûbllké, et péril enfm sans «péraïuv, I par ses fxiutrs.

; ARTICLE IV

Encore que Dieu Jti la guerre pour xon peuple ,

' d'une façon extraordinaire el miracruleuse j il

voulutqu*il s*agucrrlt, en lui donnant des rois I belliqueux et de grands capitaines.

i PBBUIÈBK PBOPOSITION.

I Dieu faiuit la guerre pour xon peuple du pinx hniit dtx ' cieux , d’une cxlraonlinxire el miraculeuse.

Ainsi l’avait dit Moise sur les bords de In mer Roiisre : « Ne craignez point ce peuple immense • dont vous ôtes poursuivi. Le Seigneur combat- - tra pour vous, et vous n’aurez qu’à demeurer en 1 « repos '. ••

Outre qu’il ouvrit la mer devant eux, il mit son nnge, |>endant qu’ils passaient , entre eux et les Égx ptiens, pour empêcher Pharaon de les approcher *.

A la fameuse journée où le soleil s'anréta à la voix de Josué; pendant que l'ennemi était en fuite, Dieu fil toml)erduclel de grosses pierri*8, comme une grél e afin que personne ne put échn]> per, et que ceux qui avaient évité lepée fusst‘ut accablés des coups d’en haut.

Les murailles tombaient devant l’arche; les fleuves remontaient à leur souive pour lui donner passage *, et tout lui cédait .

QueIquefoisDieuenvoyaitàlcursenncmis,dans leurs stmges, des pronostics affreux de leur perle.

I Ils voyaient l’épée de Gédéon qui les poursuivait ^ de si pK»s qu’ils ne pouvaient échapper; el ils I fuyaient endésordre avec de terribles hurlements,

I au bruit de ses trompettes et à la lumière de ses ' flambeaux, et tiraient l’épéc l’un contre l’autre, ne sachant à qui se prendre de leur déroute *

Une semblal)le fureur saisit les Philistins, quand Jonulhns les attaqua, et ils firent un carnage horrible de leurs propres troupes

Dieu faisait gi’onfler son tonnerre sur les fuyards’, qui, glacés de frayeur, se laissaient tuer sans résistance.

Quelquefois on entendait un bruit de chevaux , et de chariots armés , qui épouvantait l’ennemi , et lui faisait croire qu’un grand secoure était arrivé nu.x Israélites ; en sorte qu’il sc mil en fuite , et abandonna le camp avec tous les équipages L

• Eiod. XIX, n. 14.

> Ibid. 19.

i Jm. X, 10, II, 13. 13.

4 Id. ni Pt Tl.

• Jÿd. VII, 13 Pi spq.

• I Rfj. XIV, 10, X».

' /6»</.vil, U). Kirl. xm.3u.'il.

• IV. ht.j. tii,6,7.

44U POLITIQUE

D'aii!rts fuis , au lieu de ce bruit , Élisee faisait apparaître des chariots eiinammcs à son cnmpai^on effrayé ■, qui crut voir autour d'eux une armée invisible plus forte que celle des Syriens leurs ennemis. Le même prophète frappa les Syriens d'aveuglement , et les conduisit Jusqu'au milieu de Samarie’.

On sait le carnage cpie fit un ange de Dieu en une nuit , à la prière d'Ézéchias , de cent quatrevingt-cinq mille hommes de l'armée de ^nnachérib , qui assiégeait Jérusalem

Mais il faut finir ces récits par quelque spectacle encore plus surprenant.

Josaphat , qui ne voyait aucune ressource contre l’armée effroyable de la ligue des Iduméens, des Moabites et des .\mmonites , soutenus par les Syriens*; après avoir imploré lesecoursdeDieu, et en avoir obtenu les assurances certaines par la bouche d'un saint prophète, comme il a été remarqué ailleurs, marche contre l'ennemi par le désert de Tliécué , et donna ce nouvel ordre do guerre * : • qu'on mit à la tète de l’armée les « chantres du Seigneur , qui tous ensemble chan-

• tassent ce divin psaume : Louez le Seigneur,

• parce qu'il est bon , parce que ses miséricordes

• sont étemelles. • Ainsi l'armée change en choeur de musique ; à peine eut-elle commencé ce divin chant, que les ennemis, qui étaient en embuscade, SC tournèrent l'un contre l’autre, et se taillèrent eux-mémes en pièces ; en sorte que ceux de Juda , arrives è une hauteur vers la solitude , virent de loin tout le pays couvert de corps morts , sans qu'il restât un seul homme en vie parmi les ennemis ; et trois Jours ne suffirent pas à ramas- -ser leurs riches dépouilles. Cette vallée s'appela la Yallé'C de Béné-diction ; parce que ce fût en bénissant Dieu qu'ils délirent une armée qui paraissait invincible. Josaphat retourna à Jérusalem en grand triomphe ; et entrant dans la maison du Seigneur , nu bruit de leurs harpes , de leurs guitares et de leurs trompettes , on continua les louanges de Dieu , qui avait montré sa bonté dons la punition de ces injustes agrcsseuis.

C'est ainsi que s'accomplissait cc qu'avait chanté la prophétesse Débora ^ « Le Seigneur a choisi

• une nouvelle manière de faire la guerre : on a

• combattu du ciel pour nous ; et les étoiles , sans

• quitte) leur poste , ont renversé Sisara. • Toute la nature était pour nous ; les astres se sont déclarés ; et les anges , qui y président sous l’ordre de

‘ IV. Rfÿ. VI, Ifl, 17.

• IbH. Il, It.

» Jbid. XIX, 35.

* II. Paralip. XX, I, xeltcq.

V /JM. il.

J Jud. V, s.iü.

Dieu , et ü la manière qu'il sait , ont lancé d'en haut leurs Javelots.

Il* PBOPOsrrion.

Cette manière extranrdiiiairc de faire la guerre n’était foe perpétuelle ; te peuple ordinairement comballail A main armée, et Dieu n’en doiinaii pas moiiu la victoire.

La plupart des batailles de David se donnèrent à la manière ordinaire. Il en fbt de même des autres rois: et les guerres des Machabées ne se firent pas autrement. Dlen voulait former des combattants , et qne la vertu militaire éclatât dans son peuple.

Ainsi fut conquise la terre sainte par les valeureux exploits des tribus. Ils forçaient l’enunn! dans ses camps et dans ses villes , parce qu’ils étaient de vigoureux attaquants'. C’était Dieu toujours qui donnait aux cheTs , dans les occasions , les résolutions convenables , et aux soldats l'intrépidité et l’obéissance : au lieu qu’il envoyait au camp ennemi l’épouvante , la discorde et la confusion. Jubés, le plus brave de tous scs frères , invocpia le Dieu d’Israël , et lui fit un vœu qui lui attira son secours'; mais cc fut en combattant vaillamment. Ainsi Caleb; ainsi Juda; ainsi les autres. Ruben et Gad conquirent les Agaréenset leurs alliés , < parce qu’ils invoquèrent le Scl-

• gneur dans le combat ; et il é-eouta leurs prières ,

•I A cause quils eurent confiance en loi en com-

• battant *. • |

III* FBOPOSITION. j

Dieu roulxH aguerrir ma peuple : et eommenL i

• Je ne détruirai pas entièrement les nations

• que Josué a laissév.-s en état avant sa mort *. >

Dieu donc tes a laissées en état , et ne les a pas voulu exterminer tout à fait , ni les livrer aux mains de Josué ; • afin qu’Israël fût iastruit par

• leur résistance; et que tous ceux qui n’ont pas « vu les guerres de Chanaan , apprissent , eux et « leurs enfants , à combattre l’ennemi , et s’ac-

• coulumassent à la guerre •

IV* PBOPOsiTion.

Dieu a donué a son peuple de grands capluinea et des princea belliqueux.

Cétait un nouveau moyen de le former à la guerre. Et il ne faut que nommer un Josué , un Jephté , an Gédéon , un Saül et un Jonathas ; un David , et sous lui un Joab , on Abisal , un .\bner et un Aroasa ; un Josaphat, un Ozias, un É7.échias ; un Judas le Machobée , avec scs deux frères Joua-

* I. Paralip. Vil , 3 , 4 t & el scq.

» JbxH. IV, 10.

' Ibid. V, su.

t Jud. u.Si, S3.

Page 1