IM. III
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TIREE DE L’ÉCRITURE LIV. IX
lhas et Simon ; un Jean Htrcnn, fils du dernier; et tant d'autrea, dont les noms sont eélèbres dans les saints livres, et dans les archives du peuple de Dieu : il ne bot, dis-je , que les nommer pour voir dans ce peuple plus de grands capitaines et de princes belliqueux , de qui les Israélites ont appris la guerre , qu'on n’en connaît dons les autres nations.
On voit même , à commencer par Abraham , que ce grand homme , si renommé par sa foi , ne l’est pas moins dans les combats.
Tous les saints livres sont remplis d’entreprises militaires des plus renommées , faites nonseulement en corps de nation , mais aussi par les tribus particulières , dans la conquête de In terre sainte ; ainsi qu'il parait par les neuf premiers chapitres du premier livre des Pamlipomènes. Si bien qu’on ne peut douter que la vertu militaire n'ait éclaté par excellence dans le peuple saint.
V* paoposmon.
Les femmes mCnies, dans le peuple saint , ont escelld en courage , dont fait das actes étonnants.
.Mnsi Jahel , femme de Halter, perça de part en part les tempes de Sisara avec un clou. Ainsi, sons les ordres de Barac et de Débora la prophétesse , se donna la sanglante bataille où Sisara fut taillé en pièces '.
La prophétesse chanta sa défaite par une ode ’ dont le ton sublime surpasse celui de la lyre d'un Pindare et d'un Alcée , avec celle d'un Horace leur imitateur. Sur la fin , on y entend le discours de la mère de Sisara, qui regarde par la fenêtre, et s’étonne de ne pas entendre le bruit de son char victorieux ; pendant que la plus habile de ses femmes répotidait chantant scs victoires, et se le représentait comme un vainqueur à cpii le sort destinait, dans sa part d'un riche butiu la plus belle de toutes les femmes ’, comme faisaient les peuples barbares. Mais,’au contraire, il était tombé par la main d’une femme. « .\insi périssent, Sei- « gneur, conclut Débora tous tes ennemis : et " que ceux qui t'aiment brillent comme un beau « soleil dans son orient. •Telle fut donc la victoire qui doima quarante ans de paix au peuple de Dieu.
Tout le monde me prévient ici , pour y ajoater une Judith, avec la tête d’un Holofeme qu'elle avait coupée, et parce moyen mis en déroute l’armée des Assyriens commandée par un si grand général.
Ce fut en vain qu’il assembla une redoutable
* yMf. tv.
« IM. V. I , s «t Kq.
r Ibid SH, Sff, 30.
< Ibid. SI , ».
armée , qu’il surmonta tant de montagnes , força tant de places , traversa de si grands fleuves , mit le feu dans tant de provinces , reçut les soumissions de bnt de villes importantes , où il choisis sait ce qu’il y avait de braves soldats pour grossir scs troupes '.
Sa vigilance à mener ses troupes, A les augmenter dans sa marche , à visiter les quartiers , à reconnaître les lieux par où nne place pouvait être réduite , et A lui couper les eaux , lui fût inutile : sa tête était réservée A une femme , dont ce fier général croyait s’être rendu le maître.
Cette femme, par ses vigoureux conseils, avait premièrement relevé le courage de ses citoyens ; et par la mort d'un seul homme, elle dissipa le superbe camp des Assyriens. « Ce ne fut point une " vigoureuse jeunesse; ce ne furent point les ■> Titans hautains , ni les Géants, qui frappèrent
• leur capitaine : c'est Judith, fille de Mérari, qui " le captiva par ses yeux , et le fit tomber sous sa
• main. I.es Perses furent effrayés de sa cons- « tance, et les Mèdes de son audace '. • Ainsi cliantait-elle , comme une autre Débora , la victoire du Seigneur par une femme , qui durant tout le reste de sa vie fit l’ornement de toutes les fêtes et demeura A jamais célèbre pour avoir su joindre la force A la chasteté.
Les Romains vantent leur Cléllc et ses eompagnes, dont la hardiesse A traverser le fleuve étonna et intimida le camp de Porstmna. Voici, sans exagérer, quelque chose de plus. Et je n'eu dis pas davantage.
VI* PBOPOSITION.
Avec les coadilions requiats , la laierK n'est pas sealement légiUme, mais «loore pieuse et sainte.
• Chacun disait A son prochain : Allons, combat-
• tons pour notre peuple, pour nos saints lieux , ■ pour nos'soiutes lois , pour nos saintes cérémo-
• nies
Cest de telles guerres qu'il est dit véritablement : ■ Sanctifiez la guerre ■ au sens que Moïse disait aux lévites : • Vous avez aujourd'hui con- « sacré vos mains au Seigneur*, • quand vous les avez armées pour sa querelle.
Dieu s’appelle ordinairement lui-même le Dieu des armé-cs , et les sanctifie en prenant ce nom.
I Judith. I, ii,in.
* Ibid. Kvt , a, it.
9 Ibid. !» , 2a, 27.
* I. Machab. m, 4t.
* ^em«.Vî,4. .
< £x<k(. X1XU,30. I