‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 152 sur 518 · TIU. 4, S · texte numérisé non relu

TIU. 4, S

3 tv. jr<9. III, 4, SA.

* 11. Jleç. XII, 31.

* lue. IX , M.

xr PBorosmo.x.

Il faut obaervor le« cmnD)(n>cmptiU et lex (ins des r^nes, par rapport aux révoltes.

Lorsque l'idumoe fut ossqjettie par David, Adod, jeune prince de la race royale, trouva moyen de se retirer en Égypte , où il fut très-bien reçu de Pharaon '. Comme il apprit la mort de David, et celledc Joab, arrivée au commencement du règne de Salomon ; croyant le royaume affaibli par la perte d'un si grand roi , et par celle d'un général si renommé , Il dit à Pharaon ' : • Laissez-mol aller dans ma terre. > C'était pour y réveiller ses amU, et jeter les semences d'une guerre qu'on vit éclore en son temps.

L'extrême vieillesse de David donna lien à des mouvements qui menacèrent l'État d'une guerre civile.

Adonias , flis alité de David , après Alisalon , faisait revivre son frère par sa bonne mine, par le bruit et l'ostentation de ses équipages , et par sou ambition 11 avait sur Absalon ce malheureux avantage, qu'il trouva David defaillant, rpii avait besoin, non d'étre poussé, puisqu'il avait sa vigueur entière, mais d'étre réveillé par ses serviteurs. Il avait mis dons sou parti Joab , qui commandait les années, et Abiathar, souverain pontife, autrefois si Adèle à Qavid, et beaucoup d'autres des serviteurs du roi de la tribu de J uda. Avec ce secours , il n'aspirait à rien moins qu'à envahir le royaume du vivant du roi , et cohtre la dispoeition qu'il en avait déclarée , en désignant Salomon pour son successeur, et le faisant reconnaître par tons les grands, par toute l'armée, comme celui que Dieu préférait à ses autres frères, pour le remplir de sagesse, et lui faire bâtir son temple au millau d'une paix profonde *.

Adonias voulait renverser un ordre si bien établi. Pour rassembler le parti , et donner comme le signal â scs amis de le faire reconnaître pour roi , ce jeune prince Qt un sacrUlce solennel , suivi d'un superbe festin. Toute la cour était attentive. L'on remarqua qu'il avait prié les prineipaux de Juda, avec Joab et Abiutliar; et à la réserve de Salomon , tous les Als du rot. Comme on n'y vit ni ce prince , ni Sadoc sacrilicatcur, ni Natbon , ni Bauaias, très-assuré à David , cl qui commandait les vieilles troupes , tous attachés au roi et à Salomon , on pénétra le dessein d'Adonias , et on découvrit le mystère. En même temps Nathan et Bethsnbée, mère de Salomon , agirent avec grand concert auprès de David , eu lui pariant coup sur coup. Ils ouvrirent les yeux à ce prince , qui Jus-

' lit. àfj. XI, n, I».

. Ibid. Il , 32.

' Ibid. I, I, 3, .X rl xetj.

I * t. Paralip. XXVIII, 1 , 3 el MX).

442 POUTIQUE

qu'alors demeurait tranquille, nou par mollesse , mais par couflancc dans un pouvoir aussi établi que le sien, et dans une résolution aussi expliquée. Le roi parla avec tant de fermeté et d'autorité ; ses ordres furent si précis et si promptement exécutés , qu'avant la Un du festin d'Adonios toute la ville retentissait de la joie du couronnement de Salomon. Joob, tout hardi qu’il était et tout expérimenté, fut surpris ; la chose se trouva foite, et chacun s'en retourna honteux et tremblant. Le nouveau mi parla h Adonios d'un ton de maître , rien ne branla dans le royaume , et la rébellion qui grondait fut assoupie.

Elle ne revint qu'au commencement du règne de Boboam. Et c’est là un temps de faiblesse qu'il faut toujours observer avec plus de soin, si l'on veut bien assurer le repos public.

XI' pxoFOsrno.x.

Les rois sont toujours anués.

Noos avons vu sous David les légions Céléthi et Phéléthi , que Banalas commandait , toqjours sur pied.

Il avait aussi conservé le corps de six cents vaillants combattants commandés par Ethai , Géthéen, etdcs autres qui étalent venus avec lui pendant sa disgrâce '.

ic ne parlerai point des autres troupes entretenues , si nécessaires à un État. Ce sont tous des corps immortels , qui, en se renouvelant dans le même esprit qu'ils ont été formés, rendent éterttelles leur fidélité et leur valeur.

On ornait ces troujies' choisies, d’une façon particulière , pour les distinguer. Et c'est à quoi étaient destinées les deux cents piques garnies d'or, et -les deux cents boucliers lourds et pesants couverts de lames d’or, avec trois cents autres d'une autre figuré, pareillement couverts d'or très-afflné, et d'an grand poids, que Salomon gardait dans ses arsenaux *.

Outre les garnisons des places , qn’on trouve partout dans les livres des Rois et des Chroniques , et outre les troupes qui étaient sur pied , il y en avait d'infinies sous la main du roi , avec des chefs désignés, et qui étaient prêts au premier ordre K

On ne sait en quel rang placer les gens de guerre, qui se relevaient au nombre de vingtquatre mille , à chaque premier jourdu mois , avec douxe commandants L

Il n'est pas nécessaire de marquer que , ponr ne point charger l'État de dépenses , on les as-

■ II. Jlcff. XV, 18. It. III. Heg. 1,8, to.38. 1. Fanlip. XU,

4 r< wq.

’ ni. Hfg. X, 18. 17. II. Paralip. ix, 15, 14.

■II XVII, lietMQ. XXVI, 11, 13.

* I. Paralip. xxvil, I, 3 et leq.

semblait selon le besoin , dont l'on a beanenup d’exemples.

Ainsi les États demeurent forts au dehors con tre l'ennemi , et au dedans contre les méchants et les rebelles ; et la paix publique est assurée.

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