PRÉFACE
et en particulier les matières sur lesquelles M. Simou a entrepris de nous ré^cr, Us ont encore expressé* ment composé des homélies sur les érangiles , et que d’ail* leurs ils méritaient sans doute autant d’être nommés que Serve/ et que Bernardin OcAin, doolM. Sinrao nous a donné une si aolciMuse aoslyse , eoeore qn’il n’en rapporte aocun conunentaire : c’est4-dlre que, sous le nom des conmentatestrs, 0 a parlé de qui U lui a plu; que. sous le titre de leur histoire, U traite les questions qu‘U a en tête; en un mot, qu’il dit ce qu’U veut, sans que son livre se puisse réduire è aucun dessein régulier; et si je voulais exprimer naturellement ce qui en résulte ,)e dirais qu’on y apprend parfiütement les expositions des socinlens , les livres où l'on peut s’instruire de leur doctrine , le bon sens et l’Iiabtleté de ces curieux commentateurs , ainsi que de Pélage, chef de 1a secte des pélagieos, et de tous les autres auteius, ou hérétiques, ou suspects, et qu'on y apprend plus que tout cela comment il faut aiïaiblir la foi des plus hauts mystères, arec les fautes des Pères (c’est-à-dire, celles que M. Simon leur impute), et en particulier celles de saint Augustin, principalement sur les matières de la grice, doot notre auteur noos découvre le véritable système , et bit bien voir à saint Augustin ce qu’il devait dire pour oonfondre les pélagiena ; en sorte , si Dieu le permet , que ce ne sera plus ce docte Père , mais M. Simon qui en sera k vainqueur. En un root, ce qu'il apprend parfaitement bien , c’est à estimer les hérétiques et à blâmer les saints Pères, sans en cirepter aucun, pas même ceux qu’il (sit semblant de vouloir louer. El voilà , après avoir lu et rdu sou livre , ce qui en reste dans l’esprit , et le fruit qu’on peut recueillir de son travail.
Si cela parait incroyable à cause qu’il est insensé , je proteste néanmoins devant Üieu que je n’exagère rien. Tout paraîtra dans la suite; et , pour procéder plus ncUemont dans cet examen , Je me propose ^ faire deux clioscs : la première , de découvrir les erreurs expresses de notre auteur sur les matières de la tradition et de l’Église , et, ce qui tend à la même Un, le mépris qu’il a pour les Pères, avec les moyens indirects |iar lesquels, en afTaiblîssant la foi de la Trinité et de l’Incamalion , Il met en honneur les ennemis de ces mystères ; la seconde , d'expliqnei en particulier les erreurs qui regardent le péché originel et la grâce-, parce que c’est à ces mystères qu’il s’est particulièmmenl attaché.