CHAPITRE XL
Septième , huitième et neuvième démomtration. Saint Auguetin écrit par l'ordre de« papes contre les péla^eus, leur envoie ses livres , les soumet à la corrertion du saintsiège, et en est approuvé.
En septième lieu , les papes mêmes entraient dans ce concèrt de toute l'Église. H n'y avait rien de plus important du temps de saint Bonifnce 1'', que les deux lettres des pélagiens ; mais à l'excmplc des autres , ce pape , quoique très-docte , comme le témoigné saint Prosper^, les renvoqa à
* Dial. III I lub. /fil.
» A/J. LXH.
» Ep. c\ri , rtciT, al. or, en. p. nxcai «dit.
* PrMp. SI, w* »7.
DKFF.NSE DE I.A TRADITION
taint Augutlin, et attendait sa réponse ; cum
KSSET DOCTISSIMt'S,A»VERSUS I.IBROS TAJIKX PE- LAGIANOBUU BEATl AuOlSTINI BESPONSA POS- CEBAT. Ce qui fait dire à Suarez que ce même pape répondit à Julien par saint Augustin , per Augustinum atlversus jielagianos scripsit En huitième lieu, ses écrits étaient si estimés qu'on les envoyait aux papes ; comme cinq évêques assemblés avec Auréle de Carthage, leur primat , envoyèrent à saint Innocent I" le livre de saint Augustin , de la ,\ature et de la Grâce En neuvième lieu ; le dessein de saint Augustin, quand il envoyait scs écrits aux papes, était de les soumettre à leur correction. Ainsi , quand il répondit a saint Roniface sur les deux lettres des pélagiens, il lui déclara humblement qu'il lui adressait sa réponse afin qu'il la rorrigedt, parce qu'il était résolu de changer tout ce qu'il y trouverait à reprendre ‘ ; d'ou il résulte trois vérités : la première , l'habileté de saint Augustin , à qui on renvoyait les plus grandes choses ; la seconde , son humilité , puisqu'il était si soumis à l'examen du saint-siége; la troisième, l'approbation de ses sentiments, puisque les papes, à <|ul il les soumettait , n'y ont jamais fait que des réponses favorables , et ont conservé A ce Père toute leur estime.