‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 3 sur 518 · PAR M. PATIN · texte numérisé non relu

PAR M. PATIN

AAt;OA HAITHE DE rouFAFJfur-A A L'ÉCOLR KOREALR, lUBUOTnËCAIDC DU CniTEAU ROYAL Du'alIRT-CLOAD.

Jamais homme n'a parlé comme cet homme.

S. JfAX A’iisp. vil. V. ««.

T.a louante languit at^préi des grands noms : eclU^ parole de Ikissuet n’cst-elle p.*is l’nrrét de ses panégyristes? ne doivent-ils pas se sentir déroara* péset vaincus d’avance p.ar la vive émotion, par riminensc attente que sou nom seul fait naître? Après tant de monuments que lui ont érigés à l’envi les arts et l'éloquence, la science do la religion et la critique profane; après ces images vivantes où son .line respire avec ses traits, ces commentaires , ces histoires de ses travaux et de ses pensées, tous ces accents d’enthousiasme qui, depuis le siècle dont il fut écouté jusqu’à notre âge, n’ont cessé de retentir coinine les échos desa voix, si son éloge reste encore il faire, c'est un éclatant témoignage que cet éloge est inqiossible, et que la louange n’a pas de prise sur une telle gloire.

Rq)otissons donc d’abord la vaine et présomptueuse c>spérance d’offrir à la mémoire de Bossuet un tribut qui serait toujours trop indigne d'elle, et dont elle n'a p<as besoin. M’aspirons à rien de plus qu'à satisfaire, après tant d’autres, ce sentiment de reconnaissance (luc doit tout Français et tout homme à celui qui a tant honoré notre Église, notre patrie, et, on peut le dire, la nature humaine. Dans un sujet si grand , la faiblesse de nos paroles , loin de répondre à la pensée publique, ne pourra peut-être suffire à la notre. Nous nous consolerons de cette impuissance , en songeant que, pour nous du moins , notre travail n'aura pas été tout à fait stérile. Ce iiVst ;>os une peine perdue que de s'animer, par l’étude d'une belle vie et d'admirables oeuvres, à l’ainuurdu génie etde la vertu.

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