‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 326 sur 518 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

AppUcatioa de celte méUiode i saint CliryaostOaie et aux Grecs , noo-seulenicnt sur U matière du pèche Origiuel , mais encore sur toute celle de la grâce.

Appliquons maintenant cette méthode à saint Chrysostôme et aux Grecs, que l'on prétend différents d'avec les Latins dans la matière de la grâce, et même en ce qui regarde le péché originel. Les régies de saint Augustin , dérivées des principes qu'on a vus, ont été, qu'il n'est pas possible que saint Chrysostôme crût autrement que les autres, dont il venait de montrer le consentement' : que la matière dont il s'agissait, c'est-à-dire, en cette occasion, celle du péché originel (et dans la suite on en dira autant des autres) n'était pas de celles sur lesquelles les sentiments se partagent, mais un fondement de Id religion, sur lequel la foi chrétienne et l'Église catholique n'avaient jamais varié ’. Que s'il eût pu se faire que saint Chrysostôme eût pensé autrement que tous les évêques ses collègues, avec tout le respect qu'on lui devait. Il ne faudrait pas l'cn croire seul ; mais aussi que si cela eût été, il n'eût pas pu conserver tant d'autorité dans t Église '. Comme donc son autorité était entière, il fallait par nécessité que ses sentiments fussent catholiques. Ce sont les règles de saint Augustin les plus équitables et les plus sûres qu’on pût suivre. Sur cela il entre en preuve , et il entreprend de montrer, dans ce saint évêque , la même doctrine qu'il a montrée dans les autres; en sorte que, si quelquefois il ne parle pas clairement, c'est a cause qu'il n'est pas passible d'être toujours sur ses gardes , lorsqu'on n'est pas attaqué, et que d'ailleurs on croit parler à des gens instruits.

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