CHAPITRE IX
Peux étals do péloaianisme ea Orient , et que dma toos les
deux U ductriue du péché origiael éuit fiuiiianté , et
scion lea mèines idèea de saint Augustin et de rooci-
dcnl.
En effet , nous pouvons marquer deux états du pélagianisme en Orient : le premier , lorsqu'il y parut au commencement de cette hérésie ; le second , lorsque , poussé en Occident par tant de décrets des conciles et des papes, il se réfugia de nouveau vers i'Orient , où il avait paru d'abord. Mais ni dans l'un ni dons l'autre état, les pélagiens ne purent Jamais rien obtenir de la Grèce. Dans le premier, ou vient de voir ce que fit un saint concile de Palestine , où Pélage fut obligé de rétracter son erreur. Voilà pour ce qui regarde le commencement; mais In suite ne lui fut pas plus favorable. Tout le monde sait qu'après que les papes, et tout l'Occident avec les conciles d'Afrique, se furent déclarés contre les novateurs ', Atticus du Constantinople , Rnfus de Thessalunlque, Praylius de Jérusalem, Théodore d’Antioche, Cyrille d'Alexandrie, et les autres évêques des grands sièges d'Orient, furent les premiers à les anathématiser dans leurs conciles ; et que le consentement fut si unanime, que Théodore do Mopsueste , leur défenseur, n'osant résister à ce torrent, fût contraint, comme les autres, de condamner Julien le pélagien dans le concile d'Anazarbe, encore qu'auparavant il lui eût donné retraite , et qu'il eût un véritable désir de le protéger'.
Après cela , c'est être aveugle de dire qne l'Orient ait pu varier sur le péché originel. Mais ee n'est pos un moindre avenglement de penser, comme Grotius et M. ^mon l'insinuent, que l'Orient eut une autre idée de ce péché que celle
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de rOecident , qui est la luMi'o , iHiisqiii' eelle de l'Orient était prise sur ha conciles de Oirthage, sur les décrets de saint Innocent , de. saint Zoîime , de saint Célestin , qui furent portés en Orient , ou ou les reçut comme authentiques.
CHAPrniK .X.
Que Nesterius avait d'abord nvoonu le pCcbii origimd selon le.s idées cuiimium-s de I Occident et de l'Orient , et qu’il ne varia que ]tar intérêt ; que cette tradition vouait de saint (’lirj.sosldnie ; que l'Éidise grecque y a {rersistc, et y persiste erreore aujourd'hui.
Dans la suite, il est vrai que Xesturius, patriarche de Constantinople , sembla vouloir innover, et favoriser les pélagiens ; mais ce ne (ht que lorsqu'il eut besoin de ramasser, pour se soutenir, les évéques eondomnés de toutes les sectes. Car auparavant on a scs sermons contre ces bérctiques dans l’un desquels il disait, que quiconque n'avait pas reçu le baptême demeurait obligé à la cédule d'Adam, et qu’en sortant de ce monde, le diable se mettait en possession de son dme '. Voilà les idées du concile de Carthage , des papes , de saint Augustin. C'était aussi celle de saint Chrysostôme ; et nous verrons que cette cédule d’Adam, dont parle Xestorius, vcnaitde ce saint, comme une phrase héréditaire dans la chaire de ce Père, où Nestorius la prêchait : et on voit toujours dons l'Église de Constantinople la tradition du péché origiuel venue de Sisinnius , d’Atticus , et enfln , très-expressément de saint Chrysostéme : c’est pourquoi saint Célestin reproche à Nestorius non pas de ne pas tenir le péché originel , mais de protéger ceux qui le niaient contre le sentiment de ses prédécesseurs, et entr’autres dAtticus, qui en cela, dit saint Célestin *, est vraiment sueeesseur du bienheureux Jean, qui est saint Jean Chrysostôme ; par conséquent ce Père était proposé comme une des sources de la tradition du péché originel , loin qu’on le soupçonnât d’y être contraire ou de l’avoir obscurcie. Je trouve encore dans la lettre du pape saint Zozime à tous les évêques , contre les ^lagiens , une expresse et honorable mention du même Père On ne l'eût pas été cherelicr pour le nommer dans cette occasion , si son témoignage contre l'érreur n’eût été célèbre. Son autorité était si grande en Orient , qu'elle y eût partagé les esprits. On voit cependant que rien ne résiste; et c'est ainsi que tout l'Orient , à l’exemple de l’Église de Constantinople , poursuivait les pélagiens , sans leur laisser le loisir de poser le pied nulle part, ot NxcsTANni quidek
' Strm. Il ttdie. Pelaç. apud Mer. inter Nett. Tract.