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* C*leU. Epist. ad. i\e$t.
' .4ptid Carn. in lib. Jut. p. t, B* 7, t I, cf/u. I, p.
iLi.icc.oeix PBT.sTAaFTiia, comme dit Ires-bien saint Célestin ’.
On peut rnpporler à ec même temps les .àvertissements ou les Remoniranees et les Mémoin-s de .Mereator, présentés à Constantinople à l'empereur Tliéodose le jeune, et les autres instnietions du même auteur cwiitrc Céleslius et Julien , toutes formées selon les idées des papes et des conciles d’Afrique , et enenre très-expressément selon celles de saint Augustin , qu’il cite à toutes les pages , en sorte qu’il faut avoir perdu l’esprit ;iour dire que l’Orient, ou qui que ce soit, soupçonnât ce Père d’ètrc novateur , ou d’avoir expliqué le péché originel autrement que tout l’univers, et la Grèce en particulier, ne faisait alors. Je n’ai pas besoin eie rapi>ortcr le décret du couclle teenménique d'Éphese, où deux cents évêques de tous les côtés de l’Orient condamnèrent les jié- Ingiens; et il ne reste qu’à remarquer que ce fut bien constamment selon les Idées de tout l'Occident , puisque ce fut après avoir lu les actes envoyés par saint Célestin sur la déposition des impies pélagiens cl céleslins , de Pélage, de Cékstius , de Julien , et des autres ’.
Je pourrais ici alléguer salut Jean de Damas, qui le premier a donné à l’Église grecque tout un corps de théologie dans un seul volume, et qui peut-être a ouvert ce pas aux Latins.
Il présuppose partout que ledèmon , envieux de notre bonheur dans la jouissance des choses d’en haut, a rendu l’homme , par où il entend le genre humain, superbe comme lui, et l’a précipité dans l’abime oit il était', c’est-à-dire, dans la damnation ; que la rémission des pécliés nous est donnée de Dieu par le baptême , et que nous en avions besoinyour avoir, quand il nous a faits, transgressé son commandement'", et que c’est pour nous délivrer de cette trangression que Jésus-Christ a ouvert, dans son sacré c6lé, une source de rémission dans Peau qui en est sortie *; que rhomme ayant transgressé le commandement, le Fils de Dieu , en prenant notre nature , nous a rendu t’image de Dieu que nous n’avions pas gardée, afin de nous purifier ; que de même que par notre première naissance nous avons été faits semblables à Adam, de qui nous avons hérHélamalédictionellamort;ainsiparlasecondc nous sommes faits semblables à Jésus-Christ; ce qui présuppose d’un côté le péché , comme la justice de l'autre ; qu'en recevant la suggestion du démon , et transgressant te com mandement,
■ Eput. ad Hat.
* Epitt. ad Calnl.
* Ul>< II, cap. iix.
* Uli. III, cap. IV.
* Ihtd. cap. XIV.
ET DES SAINTS PÈRES. UV. VUE
«oi« nom snmmrs no'it-tnrmcs livrés an i>érhé' : d’ini aiis«l nous csl \ rnue la concupiscence et la loi 'contraire à l'esprit : cpic le baptiime est une nouvelle elrconcisioii gui retranche en nour te péché On trouv<Ta tout cela et d'autres choses semblables dans ce docte Père, qui présup- |K)sent dans le Rcnrc humain , non-seulement les effets de la trans”ression , mais encore la transgression même d'Adam , et fout en lui de tout ie penre humain un st*ul peeheur.
Eàilln , il faut dire encore que tout l'Orient persiste dans cette foi , puisque ni dans le concile de l.j'on, ni dans celui de Eloreuce, il ne parait aucune ombre de contestation entre les Grecs et les Latins, sur le fond on sur la notion du péché ori- Rincl; an contraire, on y définit, du commun accord des deux Églises , que les enfants qui mouraient avec le seul péché oriqinci, aussi bien que les adultes qui mouraient en péché mortel , allaient en enfer. Ceux de» Grecs, qui ont depuis rompu l'union, n'ont pas seulcîncnt songé a contester cet article. lai même idée se trouve toujours dans les actes de cette Église, et en dernier lieu dans Icsdéclaratlon' d u patriarche J ércmie, adressées aux luthériens , et dans sa première réponse , confirmée par toute» les autres ; ce qui sert encore à faire voir le sentiment de saint Chrj sostdme , puisque M. Simon demeure d'accord que tout l'Orient en suit les idées , et qu'il est le saint Augustin de l'Église grecque.