CHAPITRE XXVII
Que la concupisceora est mauvaise; que par elle nous sommes /ails un avec Adam pikheur; et qu’adiucllre la concupiscence , c'est admettre le p^hé originel : doctrine imiuiorable du concile de 'frente sur la concupiscence.
Il faut donc ici remarquer que tous les passages (qui sont Infinis} où nous trouvons la (concupiscence , comme un mal venu d’Adam , inhérent eu nous , nous montrent dans tous les hommes le fond du péché originel ; cette concupiscence étant le mal même dont saint Paul a dit: Le mal réside en moi, ou le mal y est attaché, y est inhérent, MALuu Mim ADJACET^ Lc cardinal Bellarmin prouve , par ce passage et par beaucoup d’autres, que la concupiscence est 7nauvaisc* Comme elle est inséparable de notre naissance, et qu’elle vient, avec la vie, d'Adam devenu pécheur, elle nous fait un avec lui en cette qualité, et contient tout son péché en elle-même. C’est pourquoi saint Clément d’Alexandrie l’appelait une i/npiété. C’est aussi ce qui faisait dire à saint Grégoire de Nazianze, qu'elle désirait totyours le fruit défendu Le concile de Trente , en expli(iuant en quel sens elle peut êtreappelée péché,
‘ LIb. III, p. 342.
» I7e nupt. et eone. i n; i, <id Bon{f. Cvnt. JhI. ui, IV T. Op. imp. lib. I, II, ’
* K«m. vil, 21.
‘ De antUt. gr. et ttat. ]>ece, lib. VI , (ap. XIT.
* Tom. I , p. 93 , Oirm.
ET DES SAIMS PÈllES. LIV. VIII. 6|J
(li'ciilc , à l:i vérité , ne l’est pns véritable- i
ment et piMpvcmcnt, nos vkbe et ebopiue; mais e'est, dit-il*, (/ans fcî baptisés , bexatis;cc ([ui senüilc indiquer que dans les autres et avant ec saercraent , c'est un péché véritable et proprement dit, tant à cause qu'elle domine dons les émesoù la griee n'est pns encore, et qu'elle y met un désordre radical , qu’à cause qu'elle est le sujet ou s'attache la faute d’Adam et le péché d'origine. C'est la doctrine constante de saint. Augustin, dans ln(|ucllc on a déjà vu , et on verra de plus en plus , qu'il n’ajoute rien à la tradition des saintsqui l’ont précédé.