‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 363 sur 518 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Quelques légères difricuUes tirées de saint Clémenl d’Alexandrie , de Tertultien , de saint GriU*oire de ètazianze , et de saint Grégoire de Nysve.

Par les principes posés , non-seulement la tradition du péché originel est établie , mais encore tontes les diRIcultés sont résolues. Chaque dogme de la religion a sa difficulté et son dénoûment. La difrieulté dans la matière du péché originel est qu'étant d’une nature particulière , en ce que c’est un péché que l’on contracte sans agir, ou, ce qui est la même chose , un péché qui vient d’autrui et non pas de nous , il a dû arriver naturellement que ceux qui n’avaient que ce péché , comme les petits enfants, fussent ôtés en un certain sens du rang des pécheurs; parce qu'à l'égard des péchés que l'on commet par un acte propre de la volonté , ils sont absolument innocents. De la vient donc qu'on a trouvé dans les anciens qu'i/s ne sont pnsdnn.(lepéehé. C'est ee qu'a dit saint Clémenl

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d'Alrxandrie' ; que leurâije est innocent, et que pour cela on ne doit point se hâter de leur donner te baptême. C’est ce qu'on trouve dons Tertullieu*, qu'iYs ne sont ni bons ni mauvais, et que par cette raison ils ne seront ni dans la gloire ni dans les supplices. C’est ce que semble dire saint Grégoire de Nazianze ’ ; et saint Grégoire de fiysse ne parle point du péché originel dans des occasions qui semblaient le demander davantage. Voilà les abjections dont on tâche d’embarrasser la tradition du péché originel. S’il y a d’autres expressions incommodes des saints docteurs, elles peuvent se rapporter à celles-ci ; et il ne reste plus qu’à faire voir qu’elles demeurent si clairement résolues par les choses que l’on vient de dire , qu'il n'y reste plus de difflculté.

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