‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 447 sur 518 · TS · texte numérisé non relu

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ET nES SAINTS VÈRES. UV. XII.

qui <st le fruit de la foi de la prédestination , met les hommes au désespoir, (lire, dit saint Augustin ‘ , que thommt drsespèrr île mit mlnl quand il en met l'espérance , non point en tmméme, mais en Dieu, quoique le prophète crie ■■ M*i DtT l’houii* QOi SK Fia sa l'HOMUK’.Ceux done que cette doctrine Jette dans le rolficlicment OU dans la révolte , sont ou des esprits lâches , qui veulent donner ce prétexte à leur nonebalance , ou des superbes qui ne savent pas ce que c'est que Dieu , ni avec quelle dépendance il faut paraître devant lui. Mais ceux qui le craignent, et qui savent que rhumllité est le seul moyen de fléchir une si hante majesté, travaillent à leur salut avec d’autant plus de soin et d’application , que , par l’humble état où Ils se mettent devant Dieu dans la prière , ils doivent plus espérer d’étre secourus.

U ne faut donc plus chercher d’autre repos. lYous trivons, dit saint Augustin auec p/i« desûreté devant Dieu, tbtories vivmus, lorsque nous lui donnons tout, que si nous cherchions à nous appuyer tout à fait sur nous-mêmes, ou même en partie sur lui et en partie sur nous , parce

qu’ilaiTiveparceraoyen,sclonledésirdcl Apôtre,

que l’Aomme est humilié , et que Dieu est exaUé seul, UT BUnlUKTUK IlOMO, ET rxxltctukDkus 80i.i;s‘.

Cest donc là de tontes les consolations que les enfante de Dieu peuvent recevoir, la plus solide et la plus touchante, de n’avoir à glorifier que Dieu seul dans l’ouvrage de leur salut; et il ne faut pas appréhender que la prédication de cetle doctrine mette les hommes au désespoir : Quoi!

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désespère de tui-même et de ton salut, quand on lui montre à mettre en Dieu son espérance, et qu’il cesse d'en désespérer quand on lui dira , superbe et malheureux qu'il est, qu'il n’a qu'à espérer en lui-méme! Ce serait le comble de l’aveuglement et de l’orgueil. Mais si l’on ne peut entendre cette vérité dans la dispute, si les esprits pesants et faibles ne sont pas encore capables de pénétrer les expositions de V Ecriture, ils auront, continue saint Augustin*, un moyen plus aisé d’entendre une vérité si Importante à leur salut. Qu’ils laissent IA tontes les disputes, et que seulement ils se rendent attentifs aux prières qu’ils font tous les jours : sic audirent vet non audirent in hoc quœstione dispii/aftone* nostms, ut maqis intuerenlur orationes suas : c’est lA que le Saint-Esprit, qui leur dicte

' De donc pen. cap. KVti.

' Jer. tvn « a.

• De doM pert. cap. ti , o* 11'

• De pêwd. SS. cap. t. n* ».

» De doHo pert. cap. tkii.

• thià. cap. ttiii. n*as.

inaaiBT. — T. I.

leurs prières, leur décidera que c’est de Dieu uniquement qu’il faut tout attendre ; puisqu’il faut attendre de lui , autant ce que nous faisons nous-mémes , que ce qu’il fait en nous ; et c’est IA ce qu’ils apprendront dans les prières que l'Église a toiyours faites et fera toujours, depuis son commencement jusqu'à ce que ce siècle finisse, QUAS SEUPEK HABUIT ET HABEBIT Ec- CLESIA AB EXOBDIISSUIS DOVEC FISIATUB HOC SÆCUlUH.

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