‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 474 sur 518 · C. deRosiaoec, archevêque de Tours · texte numérisé non relu

C. deRosiaoec, archevêque de Tours

Féijx, évêque et comte de Chdlons.

DROniGj(VN,/réç«c d'Usez.

D. DR Licnv , évêque de .Heaujc.

Kioolas , évêque d'Auxerre.

Gabriel , évêque d'Aufun.

Marc, évêque de Tarbes.

ArravdsIf.an , évêque de Deziers.

ÉTIE.NSR, évêque et prince de Grenoble.

3vi.uf^ , évêque de Tulle.

•LETTRE

De monseigneur le cardinal Bona à monseigneur le cardinal de Bouillon.

J'ai reçu le livre de monseigneur révèqucàe Condom, que V. R. m’a fait l'iionneur de m’envoyer; et comme je ocMioais la qualité de cette faveur, et m'en estime très-lio* Doré, je vous remis grâces de tout mon errur, et du présent, et du soin que vous prenez d’augmenlcr ma liiUio. tliè'pie. Je l’ai lu avec une attention particulière : et parce que V. E. me marque que quelques-uns y trouvent quelques fautes, j'ai voulu t>aiticuruTcment observer en quoi U pouvait être repris. .Mais, en effet, jen‘ysaur.vis trouver que la matière de très-grandes louanges; puisque, sans entrer dans les questions épineuses des controverses, il se sert d’une manière Ingénieuse , facile et familière , et d'une méthode, pour ainsi dire, géométrique, pour couvaiucrc les calvinistes i>ar des princij)C8 communs et ap-

* LETTERA

Dell' eminent. cardinal Bono oit* eminent. cardinale di Boni/lon.

Ho riervulo il libre di roonsignor vesrovo di Condom , ehe V. £. si è degnatl invlamil ; e si oome oognosco la qunlita del (avure, e mené pregio, cosi rendo alla sua geolüezia Infinité grazie e per U dono, e per il pcnsicro cbe si prende di accresnere la mla lihraria. L'hè letlo oon attenzkme particolarc, e perche V. E. mi accenna cbe alcuni lo accusauo di qualche mancamenlo, hù volulo particolarmcnte osservarc in ciie potesse esser ripreso. Mh realmente non sô trovurci . SC non materia di grandUslma Iode , perche senza entra P nclle qupstioni spinnae (telle oontroversle , oon una maniera ingegnosa, f.icite e f.'uniglinre, e con mcUindo, prr cosi dire gcoiaelrica da evrti priodidi oomrouni et approvall, oonvlnoe

Itfourés, et les forcer à confesser la vérité de la foi catholique. Je puis assurer V. E. que j'ai senti , en le lisant , une saÜsAction que je ne puis exprimer : et je ne m’étonne pas que l'on y ail trouvé à redire, puis<|ue tous les ouvrages, qui sont grands et au-dessus du commun, ont toujours des contradicteurs. Mais b vérité l’emporte & la fm, et la qualité de l’arbre se fait connaître par les fruits. Je m'en réjouis avec l’auteur, qui par cet ouvrage a donné un essai de ses grands talents, et rourra par plusieurs autres rendre de grands services à l’Ègllse. A Rome, le 10 janvier 1573.

•LETTRE

De Monseigneur le cardinal Sigismond Chigi, à M. l’abbé de Dangeau.

J'si reçu avec votre lettre le livre de rExpo.Aii|on de la Doctrine catholique , composé par l’évéque de Comlom. Je l’ai ^uvé plein d'érudition, et d'autant plus propre à convertir les hérétiques, qu’il les presse par de rives raisons sans aucune aigreur. J’en ai parlé au pi-rc malti»- du sacré Palais, et au secrélairc de la congrégation dvW Indice : j’ai connu que personne n’en avait mal parié h ces pèrt‘s, qui me parurent, au contraire, remplis d’estime i>our cet ouvrage. Je m’en suis aussi entretenu avec messcigucui» le.s cardinaux de la congrégation, et j’ai trouvé entie loii.s les autres monseigneur le cardiiud Branra.s, très-porté à estimer le llvitî, et à donner des louanges à l'auteur. Ainsi je ne doute iK»inl que M. de Condom ne reçoive Ici la même approbation qui lui a été accordée p.irtout ailleurs , et qui est si légitimement due à son savoir et è son travail. Je vous SUÎ.S très-obligé de m'avoir donné le moyen de l’admrrpr, et j’al reconnu en cela votre Ironnélclé ordinaire. L'aulcur est serré (laus ses preuves, et cx)diqiic très-netlement le sujet qu’il traite, on faisant voir la véritable différence qui est entre la croyance des catlioliqiirs et celle de» Kmemis de l’Eglise. Je ne pense pas qu’on puisAefomlamner la méthode dont il se sert pour expliquer la d<M iriiie enseignée dans le concile de Trente; cette mélliode ayant

I calvinisti, e II necmita a oonfr&sare la verità dcHa f<‘de caflollM. Assieuro V. R. dl avcrio leflo con mia fiullrihilo sodiilsfa/ione; ne ml maraviglloclM! gtl nbhinotrovaloàdire, perdie lutte le opéré cr.iuill . e chc sormoiiUino ronlinario, sempre haimo contradittori. Vînee iwn'j lin.ilmenle la verilà , t da frulll si ronosce la qualiti delP alhero. Me ne rallegro con l'aulore, Il quale hii dain saggio dri suo gran lalenlo con queata opéra, c potrà con molle altre servirr lodevolincnte a Santa Chlesa. Roms, 19 gennaro 1073.

■ LKrrERA

Dell’ eminent. cardinale 5(^iirfNORdo Chigi , alC lignor abbale di i>uii47C<iM.

Ricevei con l.v su.v letlera il libro délia EApavUione délia Dottriiia caitolica del vesenvo di Condom, muHo vnidito e moKo utile prr convrrliro gt’ hcretlcl. plu con le vive ragioni, elle oon l'asprezza del disoorso. Parlai al poilre maestro di uicro Pal.vzzo, et al srgreUrio délia cnngregazione deir Indice, c comdiM veramente, chc non Viera statu chl avessa a que&li padri pvriato In disfavore dcl medesimo. Anzi li Iroval pictii (Il cslimazione péril medesimo : et wendu pol p.irtnl6 run (iuntl sigoori rardinali délia rongregaziunc , Imvai , fra gl’ alilri , il .‘iignor canlinalc Brancaceio mollo incliualo a preglarlo, e molto propciuu a ludarne l'autore. Onde tu trngo ecrlo cbe qua ancora monsigiioc dl fkmdom uttenga quel la Iode, cbe e dnvala alla sua fatica et alla sua doltrina. Resto per tonto obligalo alla sua genti ezza cive mi ba dah> modo dt ammtrar la medeslma. Montre ml pare cbe l’autore stringn hene t suot argnmenli , e moslii chiuro I punti nei quali I dlvisi discordano délia Chb’sa. Ne credo che il modo cbe lien l'autore, sU da oondamnarsl neii’ cspllcazione dl qualclre doUrioa inscgnala dal concülo di Tiênlo. rsaendo

APPROBATIONS

été |»r3lii|ii^c par pl1l^^otl^s autres écrivaiob, et <^Unt ma* nk^ dans tout son livre avi‘c beaucoup de r^ularilé. Certainemeot il n*a jamais eu dans re«{iTil de donner dos interprétations aux dogmes du cunrile , mais seulement de les rapporter lrès*bien c\plir|ucs dans son ouvrage , on sorte ([lie les hérétiques en dcirteurent rontainciis, et de tout ce que la sainte Église les oblige de croire. Il parle bien de l’autorité du Pape; et toutes les fois qu’il traite du chef visible de l’élise, on voit qu'il est idein de res(HH-l |M>iir le Saint-Siège. Enfin , je vous redis encore une ü>is que M. dp Condom ne peut être tn>p b»uc. A Itonie, le A avril 1C73.

'LETTRE

Oh rMeitdisitme père Hyacinthe Ltbelh^ alors mai’ Irr du sacré Palais ^ cl fnainfmanf archevêque d’ Avignon t à monseigneur le cardnml Sigtsmund K.higi.

J'ai lu le livre de M. de Condom, qui contient rEx{M>&ttiun de 1a Dnr*tiine de rÉgJisc. Je dois à Y. E. une rerounaissance inüuio de ce qu’ello m’a fait ompln) er 4piatrc lieuri*» si utilement cl si agréabtcmetit. 11 ni’ot ini{KJSsible d’exprimer combien cet ouvrage m'a plu, et [wu- la singularité du dessein , et par les preuves qui y C4>rrespondriit. l«a doctrine en est saine dans lotîtes scs parties, et l'on ne p«'ul pas y apercevoir l'oinbrc d'une faute. Pour nK>i , je ne vois pas ce qu'on y pourrait objecter : et quand l’auteur voudra que le livre soit imprimé i Roiue,j‘arconlerai toutes les permissions nécessaires, sons y dtaugiT uu seul mot. Cet auteur, qui a beaucoup d'esprit, amoutréini grand jugement dans ce traité, où laissant <i part les di.qmtcs, qui ue font d'ordinaire qu’accroUrt la disconle , parce qu'il rsl rare de trouver des honnnes qui vciiillenl cétler les prérogatives de l’esprit à leurs compagnons, il a irouté un autre moyen plus facile de traiter avec les cah iiiisles , dont ou doit espérer bien plus de fruit. Eu ciïet , dés qu'on leur fait perdre rborreur qu’ils ont sucée avec le lait pour nos dogmes, Us s’approclient de nous plus volontiers; et dé-

pralicato da moUi scrittori, ed esseodo da lui maneggiato moito regolatamente ; In oUre ehe l'autore non lia avulo in mente d'inlerpretare 1 dogmi di quel concUio; ma solo importa rit nel suo Ubro espticatl perche gl’ Itrrelici restino oonxiotl, cd in clUaro di tuUo quHto che la sauta Cliicsa gl’obliga dt credere. Deiraulorrta dd Papa, ue parta lienr e con il doruto rispetto délia Sede mmana ogni volta die parla dé) Capo vlslblle délia Chlesa; undc tomo a dire die non e capoce cbe dl Iode. Roma, 6 aprile 1072.

* LETTERA

ptl rivtr. paâre Ci«tciN/o UbtlU, <i//oni maentro érl sacro PfUazso, edora arrieescovo d'^vignoHC , ail’ emin. cariinaU 5igi»ioiido CAi^i.

Ro letio il Hbra dd signore di Condom , mnliivente l’Esqaislilone delta dottrliva délia Chiesa. Devo innnile graaie à V. E. che ml abbla faite coosumare quattro bore d« tempo si virtuosamente,*econ tantoznlodUetto. Mi e piaciuloaopra 'modo, e per rargomenlo singdare, e prr le pru%e, cbe a qudio oorrespondono. La doUrloa è tulla sana , ne v*ha ombra di nancamento. Ke per me s6 qodto che possa opporvisi ; c me Tautore desiderera che M ristàoipi in Roina , da me c4terra lutte le faeoltà che gli saraniw neoesaurie ail effdio che si rUtampi senaa mutaruc ne pure una parola. L'autore , cbe hà nolto Ingegno, si ë servilo in quesla operella del giudUio, percha lasclale da parte le dispute, chc M^liono quasi sempre acerescer le dUoordie, tro« andoal dl raro dii voglla cedere la prérogative del ingrgno al compagno , bà trovato un' altro modo plu fadle di irattar co’ calvinisti, dal quale puô sperarsi maggior frutto. Perclie ogni voila cbe perdin qud or* fore a noslrl dogmi che hinno succhiato col latte , a nol plu

couvrant la mauvaise foi de la doctrine qu'ils ont apprise de leurs maîtres, dont la maxinve principale est que nos dogmes sont lionihies el incroyables, ils s'ap|diquenl avec plus de Iranquillité d'esprit à cberclier U vérité catholique. C'est A q(K>i H faut soigneusement les exhorter, n'y ayant ftoint de mrilleiir moyen de les faire renoncer h leurs er* reurs ; et V. E. avait gnmde raison tle dire , ces derniers jours, que la vérité ralliolique sera totij<Hirs vicloHeuse dans l'esprit de tout lioiiime sage qui saura la considên'r sans pnNtccu|Kitk)n , |iar iom|>ariison à rtiérésie. Je prends I la libt'rté (Tatlresser à V. E. ce long discours, ne jiouvaiil tenfemier eu mui-méme le plaisir que m'a donné la lecture du livre dont die n bien voulu me faire (wirL Je le prie de me continuer de semblables laveurs. A Rome, le 26 avril 1672.

'LETl'RE

De tnonseigneur l’èvcque et prince de Paderborn, alors coadjuteur, et depuis écéque de Munster, à l'auteur.

Roi Irès-diréticn vous ayaut auiGé riustructioa el réducalioD de sou tils , ivé |Miur une ai grande furUine , mm jugement suRit potir rendre rrcoromandable à tout le inonde et à toute la iiostérité votre mérite et votre savoir. Mais vous aviv donné un nouveau histre à votre répulaüon et k la doctrine chrétienne , par un monument immortel de votre esprit , je veux dire par cet excellent lÎTre rpii porte |K)ur litre : £spo$itiot\^e la Doeèrine de PÉgltse cothotigue; qui n’a pas Beaiement attiré de trèsitrands applaudissomeots de tous les catholiques , mab a forcé les hérétiques mêmes de donner k votre génie et à votre érudition des louanges très-véritables. On voit éclaUv dans cet adniirahlc (mité une facilité incniyable à dévek>p|iet les clio&es les plus dilttciles , les plus hautes et les plus divines, elcn même temps uncainuible sincérité et une charité rraüuent chrétienne, capables d’attirer doiiccment ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'oinbrc de la mort, les éclairer et les conduire dans le diemin de la

voknUrri s'acostano, e posta in mala fede la doltrioa che hauno appreasa üe hiro roaeslri , di cui la mmlma principale éruere i noslrl dogmi orrendl ed Incicdlhiil, si poMguoocon mbior pa.Minn d'animo a eercar la vertià ealtolka, che è qudio a die devono esortarsl accioclH; rlive^ino gti errori; perche, oome V. E. disoorrevs l'aitru giorno, b veirilAcallolica vin<c appresso ogn* nomo prudente , liconosdula a petto deir ecTsia ogni volta che sla esaminita leota preoccuparione de spirilo. H6 preso ardire di fare a V. K. quesla luoga diceria per uuo tfogo dd coiitriilo cb’ ho avulo dl leggcre U suddelto llbro , che ella hA fattn gracia di partlclpannl ; e preggandoU a conUnuarml simili favori, le baoclo rivereohanrate le vmtt. Roua , 20 aprile 1672.

*UTTERA

Illusiriuimo tt revercndiuimn dtimino Jurobo Bemigmo, epUcopo VondomcHSi; S. P. O. FerdinandMt, cpitcopas et prinetps Paderbonentis , coadjuior .Vt/uoiferiritxic.

Quamquam ad vlrtulem ac erudilionetn tu.vm loti terramm orÙ omnique posleritali roromendaodam wfliciat Judidum Hegisr1irisli''u>l6iiini,quililtum suiim, inspetntanUefurtar)» geiillum, liM iruUltienduro erudieodumque commUU; lu taim*n linmorbli propril Ingrali momimenlo, aurro videlicci illo libeilo. cul tilulus est : Sxporitia Ooflrin^ Ecetesua cathoticte, nomen luum pariterque chrutiaoam disciplloaio magj^ illostnre volubU ; eoque non loiani ab om»ÜHM catholicis maximos ^auaus lulisti, sed eliam ex ipds heterodoxûi veris simas iiigenU alque doctrlme Une budes expressbti. Eloeet enim in odmirabili lllo opuaculo locrcdibllis quotlam rcs diftkiles et plane eotcsles alque dlvinas explirandi faeiUtas, et gratissimus candor, ac vere christiona charités alque benl^ilas, qua sedentes in teoebris el uinbra mortis bm suaviter alUds et illuminas , ac dirigés lu vitra

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