VII
* Id. IX, fl.
* Va/. III, I.
’ /*. XI, lo; I. Il, !).
• Zach. XI, 13, 13.
• It. ui, 13.
•• td. LUI.
DISCOURS
i la prophétie , ils ont compté tes années Jusqu'à sa venue ' ; et à moins que de s'aveugler, il n'y a plus moyen de le méconnaître.
Non-seulement les prophètes voyaient Jésns- Christ , mais encore ils en étaient la figure , et représentaient ses mystères , principaiement celui de la croix. Presque tous iis ont souffert persécution pour Injustice , et nous ont figuré dans leurs souffrances l'innocence et la vérité persécutée en Notre-.Seigneur. On voit Élie et Kiisée toujours menacés. Combien de fois Isaie a-t-il été la risée du peuple et des rois , qui à la fin , comme porte la tradition constante des Juifs , l'ont immolé à leur fureur I j^charie , fils de Joïada , est lapidé : KzéchicI parait toujours dans l'affliction : les maux de Jérémie sont continuels et inexplicables. Daniel se voit deux fois au milieu des lions. Tous ont été contredits et maltraités ; et tous nous ont fait voir , par leur exemple , que si l'infirmité de l'ancien peuple demandait en général d'étre soutenue par des bénédictions temporelles , néanmoins les forts d'Israël et les hommes d'une sainteté extraordinaire étaient nourris dès lors du pain d’affliction , et bavaient par avance , pour se sanctifier, dans le calice préparé au Fils de Dieu ; calice d'autant plus rempli d'amertume, que la personne de Jésus-Christ était plus sainte.
Mais ce que les prophètes ont vu le plus clairement , et ce qu'ils ont aussi déclaré dans les termes les plus magnifiques , c'est la bénédiction répandue sur les Gentils par le Messie. Ce rejeton ■ lie Jessé et de David a paru au saint prophète Isaïe , comme un signe donné de Dieu aisx peuples et aux Gentils, afin qu'ils l’invoquent ’. L’homme de douleur, dont les plaies devaient foire notre guérison, était choisi pour lacer les Gentils par une sainte aspersion , qu'on recorrnait dans son sang et dans le baptême. Les rois, saisis de respect en sa présence, n’osent ouvrir ta bouche devant lui. Ceux qui n'ont jamais oui parler de lui, le voient, et ceux à qui il était inconnu sont appelés pour le contempler C’est le témoin donné aux peuples; c'est le chef et te précepteur des Gentils. Sous lui un peuple inconnu se joindra au peuple de Dieu , et les Gentils g accourront de tous côtés*. C’est le juste de Sion, qui s’élèvera comtpe une lumière; c'est son sauveur, qui sera allumé comme un flambeau. Les Gentils verront ee juste, et tous les rois connaîtront cet homme tant célébré dans les prophéties de Sion
Le voici mieux décrit encore , et avec un carac-
> nam. IX.
X II. XI. lu.
■ U. ui, 13. It. is, un