‹ suvres de Bossuet Histoire des variations des églises protestantesChapitre 101 sur 192 · GIS · texte numérisé non relu

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dans leurs sièges les evêques qui se re{ientaicnt de s’être laissés surprendre, et on l’accusait d'avoir renferme toute l'hglise d.ms son ilu. C'est tout ce que lui reprocltérent les orthodoxes par la bouche de saint Jérome Mais qu'edt nui ce reproche â Lucifer, s'il était vrai que l'Église pût |)erdre sa visibilité et son étendue? On présupposa le contraire dans toute l'Église, lorsque l’on y condamna le schisme des lucifériens , et il n'y eut de rupture que par cet endroit. Jusqu'ici le fait e.st constant; et encore que le ministre en ait tu ou dissimulé les piu.s avantageuses circonstances, il n’en a pu nier le fond, qui coiisi&le eu ces quatre mots : D'abord naturellement les Pères de Ilimini soutinrent la foi de .Nicée : ils l'affaiblirent par force et par surprise; ils s’y réunirent d’eux-mémes peu de temps après, et l'Eglise se retrouva comme au[iaravant avec la même étendue que saint Atlianasea représentée. Est-ee là ce qu'on appelle une interrupiion de la fol ou de la succession apostoliipie?

Qu'a donc eufln prouvé le ministre par tout son discours, et par tout de faits inutiles qu’il a encore altérésen tantde manières? qu'a-t-il , dis je, prouvé par tous ces faits? Quoi? qu'il y a eu de grands scandales? C'étiit là un fait inutile*; nous n’en doutons pas :nous ne prcteiidori.safrrancliir l'Église que des maux dont Jésus-Christ a promis delà garantir ; et loin de la garantir des scandâtes, il a prédit au contraire que Jusqu'à la fin il en paraîtrait dans son rogaume Ce qu'il a promis d’empêcher, c’est l’inlemiption dans la succe^vion des pasteurs; puisqu'il a promis , nnlgre [>‘8 scandales , qu’il sera toujours avec eux. Mais puisqu’en cette occasion il ne s’agit eu f içon quelconque de la succession, et que toute l'Église catholique, à la réserve des seuls luciférien.s, jugea qtie les évê<|nes de Rimini, trop visiblement surpris et violentes, après la déclaration de leur foi, demeureraient dans leurs places, il faut avouer que tant de longues dissertations sur ce concile ne touchent pas seulement la question que nous traitons.

En un mot, nous avouons les scandales; et nous en attendonsde plus grands encore en ce dernier temps , où nous savons qu'il doit arriver que tes élus mêmes, s'il était possible, soientdéçus C Maisnous nions que tous les scandales qui pourront jamais arriver soient capables de donner atteinte à la succession des ministres des sacrements et de la parole , avec qui Jésus-Christ promet d’être tous les jours; et aussi ne voyons-nous pas. dans ces faits tant exagérés sur Libérius et sur le concile de Rimini, qu'il y ait l'ombre seulement d'une interniption semblable.

Les autres faits sont bien moins relevants; et le ministre en a rempli le récit de faussetés manifestes. Il prouve que tous les peuples dont les évêques étaient hérétiques devaient être ariens, sur ce principe général qu’il nous attribue, que 1rs peupies sont obligés de soumettre leur foi a celte de leur ét>éque9. C'est nous inqioser. On ne doit rien à

' Hier. ibid. — * StaHh xm, il. — * Ibid, xxiv, 14* ~

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