PASTORALE, ETC
cune intercession ou des hommes ou des anges a celle du Sauveur?
On nous objecte des conséquences qu’on tire de notre doctrine. Mais outre qu'elles sont fausses, du moins ne peut-on nier dans le fait qu’elles nesoientdesavouées par centactes autlientiques, et que nous ne détestions toute doctrine qui déroge aux grands principes qu’on vient de poser.
Nous enseignons parfaitement la sainte et sévère jalousie de Dieu et de Jésus-Christ; mais de le rendre jaloux de ses ouvrages connus comme tels , qui sont ses saints , ou de lui-méme dans l'eucharistie, ou des choses que l'on Jie conserve dans les Églises que pour exciter le souvenir de ses mystères et de ses grâces, et les porter jusqu’aux yeux les plus ignorants, c'est une délicatesse indigne de sa bonté et de sa grandeur.
C’est du cœur qu’il est jaloux; et, pour ne le point irriter, on ne doit non plus partager son culte que son amour. Mais quoi ! o'enseignons • nous pas que le vTai culte de Dieu est de l'ainver de ; tout son cœur et plus que soi-même, et son prochain comme soi-méme pour l’amour de lui? Quelle partie de ces deux préceptes laissons-nous ignorer à nos peuples? et ne leur apprenons-nous pas en même temps que tout ce qu’ils font pour accomplir ces deux préceptes, autant qu'il se peut, en cette vie infirme et mortelle, est donné d'en haut par une pure miséricorde, a cause de J csus-Christ ; en sorte qu'il n’y a point de mérite qui ne soit un don spécial de Dieu , et qu'en couronnant nos bonnes œuvres il ne couronne que ses propres libéralités? Où est donc rignorance qu'on nous reproclie d'affecter ou d'introduire? Avouez qu'on ne sait où la trouver, et que les ministres ne peuvent ici nous l'objecter, qu'en supposant sans raison tout ce qu'il leur plaît.
Il ii'est ni nécessaire ni possible d'entrer maintenant dans un plus grand détail. On n’a pas besoin de boire toute l'eau de la mer, pour savoir qu'elle est arnère, ni de rapporter ati long toutes les calomnies qu'on nous fait, |K)ur faire sentir toute l’amertume qu’on a contre nous.