Cen. I. U, 3n
Cül
sans qu'il soit dît que Dieu y ait mis la main. Mais quand il veut former le corps de riiomiue, il prend lui-même de la boue^ entre ses doigts, et il lui donne sa figure. Dieu n’a point de doigts ni de mains : Dieu n'a pas plus fait le corps de l'homme que celui des autres animaux : mais il nous montre seulement dun.s celui de l'homme, on dessein et une attention particulière. C*e.st parmi le.s animaux le seul qui est droit, le seul tourné vers leciel. le seul où reluit par une si btdleet sisiiigidiére situation l'inclination nalurellede la nature raisonnable aux choses limites. CVsldelàaussi qu'est venu ù l'homme cette singulière beauté sur le visage, dans les yeux , dans tout le corps. D'autres animaux montrent plus de force*, d'autres, plus de vitesse et plus de légèreté, et aiusi du rislc; IVxctllen(‘e de la tieaule appartient à l'homme, et c’est comme un admirable rejaillissement de l'image de Dieu sur sa face.
la plui rxcellenlp (tl’iOnTtkin de la créaUun de i’bofDme
dons ct-lie de sud iUx>e.
Encore un coup, Dieu a formé les autres animaux en celte sorte : Quela terre, queleseaux produisent les plantes et les animaux *; et cVst ainsi qu’ils ont reçu l'être et la vie. Mais Dieu après avoir pris dans ses mains toutes-pnissautes la boue dont le corps humain avait été formé, il n'est pas dit qu'il en ait tiré son éine : mais il est dit, qu'il inspira sur sfi/ace un soujjle de vie; et qiiecVs^ ainsi qu'ilen a été fait une âme virante^. Dieu fait sortir chaque chosede ses principes : il produit de la terre les herbages et Iesarbres,avec les animaux, qui n’ont d’autre vie qu’une vie terrestre et purement animale ; mais l’âme del'homme est tirée d'un autre principe, qui est Dieu. C’est ce que veut dire ce souffle de vie que Dieutirede sa bouche pour animerThomme (’e qui est fait à la ressemblance de Dieu , ne sort point des choses matérielles; et celle image n'est point cachée dans ces bas éléments pour en sortir, comme fait une statue du marbre ou du bois. L’homme a deux principes: selon le corps, il nent de la terre; selon l'dme, il vient de Dieu seul; et c’est pourquoi, dilSalomon, |>endantquclecorpsrc/ow;7if' en la terre (f où il a été tiré, l'esprit relouée a Dieu qui Ca donnée. C’est ainsi qu’il vient de Dieu; non qu’il soit en Dieu en substance, et qu'i I en sorte, comme quelques uns rontiinaginé; car ces idées sont grossières et trop cor|)orelles ; mais il est en Dieu, comme dans son seul principe et sa seule cause; el c'est pourquoi on dit qu'il le donne. Tout le reste est tiré des éléments; car tout le reste est terrestre et corporel. Ce qu’on ap|>elie les esprits dans les animaux , ne sont que des parcelles détachées, el une vapeur du sang : ainsi tout vient de la terre. Miiisl'ême raisonnable, faite à l'image de Dieu, est donnée de lui , et no peut venir que de celte divine iiourhe.
Ilelasl hélas! l'homme, qui a été mis dans tus
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tlgrand honneur, distingué des animaux par sa création , M'est égalé aux Ùles insensées, et leur a été fait semblable*.