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d’efficace, qui fassent taire enfin les contradicteur: , et toujours en attendant que chacun do nous fasw taire la contradiction en soi-même.
L’èpée perce Vintfi de Marie.
« Cet enfant sera en butte aux contradictions : • et votre âme même, ô mère affligée et désolée!
■ sera percée d*une épée*. • Vous aurez part aux contradictions : vous verrez tout le monde se soulever contre ce cher Fila : vous en aurez le cœur percé ; et il n*y a point d'épée plus trancliante que celle de votre* douleur. Votre cœur sera percé par autantde plaies que vouseii verrez dans votre Fils : vous serez conduite à sa croix pour y mourir de mille morts. Combien serez -vous affligée quand vous verrez sa sainte doctrine contredite et persécutée ! Vous verrez naître les persécutions et les hérésies : le miracle de l’enfantement virginal sera contredit comme tous les autres mystères, pendant même que vous serez encore sur la terre ; et il y en aura qui ne voudront pas croire votre inviolable et perpétuelle virginité. Vous serez cependant la merveille de l’Église, la gloire des femmes, l'exemple et le modèle de toute la terre. Peut-on assez admirer la foi qui vous fait dire : • Ils Q’onl pas de • vin ; ■ et : • Faites ce qu’il vous dira* ! • Vous êtes la mère de tous ceux qui croient , et c’est à votre prière que s’est fait le premier miracle qui les a fait croire.
Le. ooBlmlIchoa. de JéMU.ChrUt décoarnint le Meret dee coeurt.
Il faut joindre ces paroles : . Cet enfant sera en « butte aux contradictions, . à celles-ci : • Les pen- . sées que plusieurs cachent dans leurs coeurs re- . ront découvertes*. * Si Jésus-Christ n'avait point paru sur la terre , on ne connaîtrait pas la profonde malice, le profond orgueil, la profonde corruption, la profonde dissimulation et hypocrisie du cœur de l'homme.
La plus profonde iniquité est celle qui se couvre du voile de la piété. C’est où en étaient venus les pharisiens et les docteurs de la loi. L'avarice, l’esprit de domination , le faux xèle de la religion les transportait et les aveuglait de sorte, qu’ils voul.iient avec cela se croire saints, et les plus purs de tous les hommes. Sous couleur de faire, pour les veuves et pour tous les faibles esprits , de longues oraisons, ils SC rendaient nécessaires auprèsd’elles, et dévoraient leurs rii hesses ; ils parcouraient la terre et la mer pour faire un seul prosélj-te , qu'ils damnaient plus qu’auparavant , sous prétexte de les convertir : parce que , sans se soucier de les instruire du fond do la religion, ils ne voulaient que se faire renommer parmi les hommes , comme des gens qui gagnaient des âmes a Dieu ; et en se les attachant, ils les faisaient servir à leur domination, et
• tue. Il, St, 36. — « JMS. n, 3,6. — ’LuC. Il, 3t,38.
k rétablissement de leurs mauvaises maximes lU se donnaient au public comme les seuls défenseurs de la relii^iun. Esprits inquiets et turbuleiiLs, qui retiraient ies [leuples de l'obéissance aux puissances, se portant en apparence pour gens libres qui n'avaient en recominandation que les intérêts de leurs citoyens : et en effet, pour régner seuls sur leurs consciences. Le peuple prenait leur esprit : et entraîné à leurs maximes corrompues , pendant qu'ils se faisaient un honneur de garder les petites observances de la loi, ils en méprisaient les grands préceptes, et mettaient la piété où elle n’était pas. S'ils affectaient partout les premières places, ils faisaient semblant que c'était pour honorer la religion , dont ils voulaient paraître les seuls défenseurs : mais en effet, c'est qu'ils voulaient dominer, et qu'ils se repaissaient d'une vaine gloire. Les reprendre, et leur dire la vérité dont ils voulaient passer pour les seuls docteurs , c'était les révolter contre elle de la plus étrange manière. Aussitdt ils ne manquaient pas d'intéresser la religion dans leur querelle : et ils étaient si entêtés de leurs fausses maximes , qu'ils croyaient rendre service à Dieu , en exterminant ceux qui osaient les combattre.
Comme jamais la vérité n'avait paru plus pure, plus parfaite, plus victorieuse, que dans la doctrine et dans les exemples de Jésus-Christ , elle ne pouvait manquer d'exriter plus que jamais le faux xèle de ces aveugles conducteurs du peuple. Le secret de leurs cœurs fut révélé : on vit ce que pouvait l'iniquité, et l'orgueil couvert du manteau de la religion ; on connut plus que jamais ce que pouvait le faux xèle, et les excès où se portent ceux qui en sont transportés. Il fallut crucifier celui qui était la sainteté meme , et persécuter ses disciples : et Jésus leur apprend que ceux contre qui ils doi- Tcntétre le plus préparés , sont les faux zélés , qui , entêtés du besoin que la religion , dont ils se croient les arcs-boutants, a de leur soutien , • croient ren-
• dre service à Dieu, en persécutant ses enfants , • dès qu'ils les rroient leurs ennemis. Ainsi les pensées secrètesqui doivent être découvertes par Jésus- Christ sont principalentent celles où nous nous trompons nous-mêmes, en croyant faire pour Dieu ce que nous faisons pour nos intérêts , pour la jalousie de l'autorité, pour nos opinions particulières. Car ce sont les pensées qu'on cache le plus ; puisqu'on têche même de se les cacher à soi-méme. Observons-nous nous-mêmes sur ces caractères ; et ne croyons pas en être purgés , sous prétexte que nous ne les sentirions pas tous en nous-mêmes ; mais tremblons , et ayons horreur de nous-mêmes , pour légère que nous paraisse la teinture que nous prendrons.
Anoe U prophélesse.
• Il y avait une prophétesse nommée Anne, d*un
• âge fortavaneé; car elle avaltquatre-vingt-quatre
• Matth. xiiii, I, SrlMf.