CONTRAT DE MARIAGE
riF. rmupi’K, lvndcbavp nr irr»>e, avec bargceuite.
DE SANL.
AO NOM DE Dif.O. Ainsi toit-il.
Qdp tmis ceux . t^nt en jzikirnl qu'en parliculler , qui verront, pntrndront ou liront cette convention publique, sa* ctiiiit qu'en l'ano^ l5io, le luorcredl, quatrième jour du mois de mara , à deux heures «m enviom après inldi , la Innrli-me onm^! de rindicilon , et ta vingt-unième du règne du Ir^- puissant etlr<«'VictoriruxempenmrCharle»'Quint, no. Ire lrèsM:l«ment seiitnt'ur, Miit comparus drTaiit moi notaire et témoin sous>i^né, dans la ville de EotemtxHirg, au cliileau de U même ville, le sérénissime prince et seigneur Pliilippe, landgrave de Hesse, comte de CaUnelenbogen, de Dieu , de Zlengentiala , et de N idda , asaistê de quelques cooaeillers de son altesse, d'une part : et lionnéte et vertueuse tille, Marguerite de Saal, aK.vi\(ée de quelipies-uns de ses parents, de l’autre part; dan» l’inlention et la volonté déclaûvfe publiquement devant mol notaire et tumoin public , de s'unir par mariage : et ensuite mon três<lémen( seigneur et prince landgrave a fait proposer ceci par le reverend Denis Mclander, prédicateur de son altesse. Comme l'iril de Dieu pénètre toutes choses, et qu'il en échappe peu a la oonnaissance des bomroos, scui altease dédare qu’elle veut épouser U même Ûlle Marguerite de Saal , quoique la princesse sa femme soit encore vivante; et pour empteher que l'on nlmpule C4‘tte action a inconstance ou à curiosité, pour éviter le scandale , et conserver l'honneur à la même fille, et ta réputation de •a parenté , son alleasu Jure ici devant Dieu , et sur son Ame et sa ronsrimee, qu'elle oc U prend a femme ni par légèreté , fti par curiosité, ni par aucun mépris du droit uu des supé-
sionejuris autsupenorum;scdurgcri aliquibus gravibus ncccssiUtibus couscienliæ et corporis; adeo ut impossibile sit sine alia sup^Tinducta légitima conjugerorpussuuin et animam salvare. Quam multiplicein causam etiam sua cclsituüu multis prædüctis, piis, pruüentibus et diristianis prædicatoribus antehac iodicavit; qui etiam, consideratis iuevitabilibuscausis, id ifisum suaseruiit, ad suæ cclsitudinis animæ etconscientiæconsulendum. Quærausa et nécessitas etiam serenissimam principem Giristian.'im,ducisxamSaxoniæ,8uæ celsitudinisprimarn legitiiiiam conjugem , utpote alta principali prudentia et pia mct»U> præditam, movit, ut suæ celsitudiuis, tamjuam diieclissimi mariti animæ et corpori serviret, cl honor Dei promoveretur, ad gratiose consenticaJum ; quemadmudum suæ celsitudinis hæc su|)cr relatasyngraphatestntur: et ne oui seaudalimidetur eo quod duas conjuges liabere moderno teinpore sit insolitum; etsi in hoc casu christianum etlicihim sit, non vult sua celsitudo publice coraiii pluribus consuetas ræreinonias usurpare, et palain nuptias celebrare cum inemorata virgiiic Âlargareta de Saal ; sed hic in privato et silentio, in præsentia subseriptorurn testiuni,volunt iiivicem jungi matrimonio. Finilo hoc sermone, nominati Philippus et Margarcta sunt imitrimonio juocti, et unaquæque persona alteram sibi desponsam agnovit et acceptavit, adjuncta rniituæ lidelitalis promissionc in nomme Domini. Et antememnratus princeps ac doniinu.x, ante hune actum, me infra scriptum notarium requisivit, ut desuper umim aut plura instrumenta conUcerem , et milii etiam tanquam personæ piibliræverboacfide principis oddixitel promisit, se omnia hæc invioiabiliter seni|)cr aciirmilerscr-
rieurs; mais qu’rlle y r»l ohllgi^v par de oerlaines nt-cwsllés Importante» el inévitable» d« ftjrps et de Cüiiscienoe ; ea sorte <|ii’ll lui est impossible de sauver sa vie et de vivre « Ion Dieu, A moins quo d'ajouter une seconde b-mme à la première. Que son altesse s’en est expliquée à Iveauroup de pmlicateurs d(x-lrs, dévots, prudents et ciirélient, et qu'elle les a l.i-dessu» consulté». Que ce» grands personnage» . après avoir examiné les motifs qui leur a> aient été rcpréfteuU« , ont roa.v’jUé à son alle&se de mettre son Ame et m conscience en repo» par un double mariage. Que la même cause et la Ch’-me nécessité ont obligé la sérëniisime princr&seCbrisUne, duchesse de Saxe, première femme (égitime de sou altesse, par U haute prudence et par la dévotion sincère qui la rendent si recommandable . A coosenllr de bonne grAce qu’oo lui donne une compagne, afin que l’Ame et le corps de son tré*^cber époux ne courent plus de risque, et que laglolre de Dieu en •oit augmentée, comme le billet écrit de la propre main de cette princesse le témoigne suflisaromenl. Et de peur que Ton n’en prenne occasion de scandale , sur ce que ce n'i«| pas la Coutume d’avoir deux femmes, quoique cela soit ebré- Uen et permis daos le cas dont U s'agit, son altesse ne veut pas célébrer les présentes noces à la mode ordinaire, c'està-dire pvdiliquement. devant plusieurs personnes et avec tes cérémonies accoutumées, avec la même Marguerite de Saal; mal» l’un et l'autre veulent id se joindre par mariage en secret et en sileooe, sans qu’aucun autre en ail connalssanco que les témoins ci-deuous signés. Après que Melander a eu achevé de parler, le même Philippe et la même Marguerite se sont acceptés |Mur époux et pour épouse, ei se sont promis une fidélllé rcdpro(|ue , au nom de Dieu. Le même prince a demandé A mol notaire soussigné, que Je lui fisse une ou plusieurs copies coltatlonuées du pr^nt contrat, et a aussi promis, en parole et fol de prince, à mot personne publique, de l’observer toviulablement , toujours et sans altération , eu présence des révérends ci Irés-docte» Dtilres Philippe Mc-
vatunim, in prœsenlia revprrmlorum præ<loctorum dominorum M. Philippi Melanchlonis, M. Martini Buceri» Dionysii MelamJri ; etiara in praespntia stronuorum oc præstontium KtM'rhardi de Tlwn, elcctoralis consiliarii» Herinanni de Hunüelsliausen« domini Joannis Fe?a, Cancellariæ, Rodolplii îichpnck , ac honesta* ac virtuosæ dominas Annœ nalæ de Miltiî, viduæ defunrli Joannis de Saal , inemoratæ sponsæ trimas , tonquam ad hune actum requisitorum teslium.
F.t ego , Balthasar Rand de Fuldn, potestate Cæ* mris notarius publicus, qui huic sermon! ^ in> structioni, et matrimoniali sponsioni, et copulation! cum supra memoralis testibus interfui^ et hæc omnia et singula audivi et vidi, et tanqunm notariuB publicus requisitus fui, hoc instnimentum publicum meamanu scripsi et subscripsi, etconsucto sigillomuniviin ûdem et teslimonium. Balthasar | Rand. I
lAnchtnn, Martin Biicir, l)enU Mflandtr ; rt aussi fn pré- j •«nec dp» llluslr» pI ▼aHIonts Et)*lianl dp Than, consPiltcr ! deton allfssp élfCtornlp de Saxp, Hrrman dc*Mal»l«r2, Her- i ntan de HundelshauiPn , le seigneur Jean tVsfi de la Cliancellerle. Budulplie Sclieuck; cl ausslcn prearnee ilc Ircsljounêlc Pt Irés-vrrtueuae dame Anne , de la maison de MiltiU , veuve de feu Jean de Saal , cl n»«‘fp de rppmise ; tou» en qualUé de témoios trcherclM^ p*iup l.i validU^ du pr^fccnt arU?.
F.t moi Ballliaur Raïul de Fulüc, m»taire public impérial, qui al nssi&lé au disoHir», à l'infetruclion, au maria(p‘,aut ppouMillos, et a l'Union dont il avec le» méiue» té-
moin», et qui al écoulé el vu Umt ce qui »’y «"sl pa»M' ; j’ai ai^né le présent contrat, b la rei|Uêle qui inVn a été faite, et J'y ai appose le sceau ordinaire, pour tervir de foi rt de léfiMlgno^ au public. B.\LTiu»an Rand.