‹ suvres de Bossuet Histoire des variations des églises protestantesChapitre 27 sur 192 · Uin. nous errons de a„„ffcon · texte numérisé non relu

Uin. nous errons de a„„ffcon

brebis au milieu de» Ç 1^, martyr». •

>^”"'::'”lSeursal.stineDces,l^^^^

S'r;:dLs.eseçre.^.a «etc j . perséeuho—

i "élî^U^oùil^m^^^^^

es et de l’état où elles étaient de son sectateur» de b »m aposto q^

„ comptait seize dans pj:’ „„ ,k Tou- se contentant du ^ j, jjpse , disaient-ils ,

vec bs antres l'Ks/iserfe éV , ^;9 terre .,1, „j possédé de seniblable!

res

on

avec

avec les antres ^ ; et enfin

louse,\'Lijll»e(le Cah Dugrauicio,

du manichéisme des albigeois, > j q„ ,,'a descendus des “'•■'"''•'î"'''*ires de b R^

,,u’à se souvenir des deux «"irv* de b^l>

de la l'rungyie dont Pona a P j^„,„bar

se comci»v»»»*» — •• rause . disaient-ils ,

son , ni terre , ni richesses ^ ^ j seniblable»

quclésus-Christnavait m^s^^^ .

. chose», ni permis as P

S-'PP “i"'S'^que leULcours, rien rfc rence de piaf rnrrcen \ J. Aussi s ap-

jÜHS 'rrf/'rnr^'®'''' et ils se vantaient de

pebient-ils J ,i me semble que j’entends

mener la vie des apôtres

^ï;e souvenir des deux ordres ^ ^ner b viedes apot^s b n c

de la Drungaric dont nous » P ^le 1 auteu^^^^^^^ | ^ Tuüûstin ‘ « t l'ous me de-

pnicr, et qui s’unirent onwnible dan L , ^„,oi„,ues chez saint ;.ops le voyez en

die JC ré^lc encore une fois qu on " “ . mandez si je reçois 1 K an^'o prescrit : c’est

,1c cbercl,rr ce que c'est que de - ce qne j;observe ce que 1 ^si vous le recevez ,

raiques obscurs prenaient ariens >> - à vous à . marque dans voire

Tieuxinconmis. Uemernouspa s I . pmsque je n en père*mère, femme cl

“;;“:!?:::^='^:M"ucmol.brm.cn^

une socle de manicbêens de son lemps ,

" naUd'un village. Qui sait si ce mot do r-ro- -- ,,'était pas une corruption de celui de dr“"h r en Nous voyons, dans le même auteur et ailleurs,^

tant de divers noms de ces héréliques* qu

rait un vain travail d'en rechcreber 1 ot'Sme-

riens» poplicaiiis, toulousains, albij^cois» c’éUit, sous des noms divers, et souvent » ^

ques diversités, dos sectes de |e

venus de la linltiarie; d’où aussi ils prenaient nom qui était le plus dans la bouche .

Cette origine est si certaine , <jue nous ) encore reconnue au trciiième siècle. » .

« temps, dit Matlbieu Paris * (c’est enl anl22Jj»

•« les hérétiques albigeois se firent un antipape nomrx mé Barlhélemi , dans les confins de la Bulgarie,

•t de la Croatie et de la Dalmalie. » On voU enfiiiite que les albigeois allaient le consulter en foule , qu’il avait un vicaire à Carcassonne et à Toulouse , *‘t qu’il envoyait scs évéques de tous côtés : ee qui revient manifestement à ce que disait Vmervin^, <jue Mi béréli<iues avaient leur pape, encore que le môme auteur nous apprenne que tous ne le reconnaissaient pas. Kl afin qu’on ne doutfit point de l’erreur de ces albigeois de Matlbieu l* ''*'

Paris , le

' K^M.ront. r,it. tnm. tT. nibt. PP -*

^tb. PP. l.p,ir/.p. JIM. //»ic/.-îhO.»R,ii. !

- Vofth. PariM in firnr. m , nn. p. 3l7. — ‘ £p»*-

H^erv.ad S. Dcth, ^nal. MaOiU. i\\.

)IS aucune mu.x|x- ~ -

- r - . niiiité i>ère, mère, femme et

. vie. Pour le manger, le boire, les

. «bf»"*® m^s ccmtciil d'avoir cc qu’il but

. délice» , les '"'“P) , ’ . i'a„,re. Je suis pauvre , je . pour b vie d b".l“ , gouffre b faim et b

suis pacilique, je pieu J , ,jce : et vous soif,' je suis Apres cela ,

. doutez que je ' '^^g^utions comme une lluAte'dHamiefjtlb^ "aie pictc?Ccst

voir qu. leur vertu n ogq«b <l'« q“"'-

Pousser 1 mauvaises de leur nature , et

les sont immondes . anation du mariage *,

lo 'îer au Créateur, et de l’autre

c'esl d un coté s çn jes laissant

lilcher b bride aux mauvais d ^ absolument sans ”"' , ij^.ertu. Le dérèglement

de bon de ceux qui outrent b^erw

de leur ^'“ovdees dans leur vie.

discours, introduit m J ^ oos ge„s, qui

Saint Aupuslm nous appre q g,mient

ne se P^"uetta^nt pas b principes,

tout autre chose, c est qu t rénéler, c’ctait

j'ai boute détre L .s.™.

. ibiâ- O». izM . r- sas- "■ ’ "h.' - *^jje. v. nui. , ,v. 1» r»"<- "■ »■ ' " T'im 1 iBcru. «rw- ‘•xv>- '»

c. l,U,m. Mil. tel. liw.

DES VARIATIONS, LIV. XI

proprement la conception qu"il fallait avoir en hor> reur; et on voit quelle porte était ouveite aux abominations dont les anciens et les nouveaux nia* nicheens sont convaincus. Mais comme, parmi les sectes différentes de ces nouveaux manichéens, il y avait des degrés de mal, les plus infdmes de tous étaient ceux qu’on appelait patariens • : ce que je suis bien aise de remarquer à cause de nos réformés, qui les mettent nommément parmi les vaudois, qu'ils se glorilient d’avoir pour ancétre's *.

Ceux qui vantent le plus leur vertu et la pureté de leur vie, sont ordinairement les plus corrompus. On aura pu remarquer comme ces impurs manichéens se sont glorifiés dans leur origine, et dans toute la suite de la secte, d'une vertu plus sévère que les autres; et, pour se faire valoir davantage, ils disaient que les sacrements et les mystères perdaient leur force dans des mains impures. 11 importe de bien remarquer celte partie de leur doc* trine, que nous avons vue dans Enervin, dans saint Bernard , et dans le concile de I/Omhaa. C’est pourquoi Benier répète par deux fois^ que cette imposition des mains qu'ils ap|ielaient la consolation, et où ils mettaient la rémission des péchés, était inutile à celui qui la recevait, si celui qui la donnait était en pindié luI-méme, quand son péché serait caché. T.o raison qu’ils rendaient de cette doctrine, selon Krmrngard^, est que lorsqu’on a |ierdu le Saint-Esprit, on ne peut plus le donner, qui était la même raison dont se servaient les anciens donalistcs.

<rétait encore pour faire les saints, et s’élever au-dessus des autres, qu'ils disaient que le chrétien ne devait jamais aflirmer In vérité parscrment^ pour quelque cause que ce fiU, pas meme en justice; et qu’il n'élait permis de punir |>ersonne de mort, pas même les plus criminels^. Les vaudois, comme nous verrons, prirent d'eux toutes ces maximes outrées et tout ce vain extérieur de piété.

Voilà quels étaient les albigeois, selon tous les auteurs du temps, sans en excepter un seul. I^s protestants en rougissent, cl nous disent |>our toute réponse que ces excès, ces erreurs, et tous ces dérèglements des albigeois, sont des calomnies de leurs ennemis. Mais ont-ils une seule preuve de cc qu'ils avancent, ou un seul auteur du temps, et de plus de qtiatre cents ans après, qui les justilient.’ Pour nous, nous produisons autant de témoins qu’il y a eu dans tout l'univers d'auteurs qui ont parié de cette secte. Ceux qui ont été dans leur croyance nous ont révélé ses abominables secrets après leur conversion. Nous suivons la secte damnable jusqu’à sa source : nous montrons d'où elle est venue, par où elle a passé, tousses caractères, et toute sa descendance, qui la lie au manicheisme. On nous oppose des conjectures, et encore quelles

* RrN. c. Ifi, Ebrnrd. e. 2C, tom. IV, Dibl. PP. I. ptirt. p. 1I7B. Rtn. f. 6, r IV. Bibl. PP. II. part. p. 7M. — * Rnq. HUt. dt rEuch. II. pari. r. IS, p- 4iS. — ’ Ren. c. G, ibid. p. 7M, 7&e. — * ErmfHff. e. 14. dt tmp. .Van. ibid. p. I3M.— i Bcrn. tfrm. lxv m Cnni. n. 2. — • Ebrvrd.c. Il, IS. Erai. c. 18, 10, ibid. p. 1131. II3A, 1000, 1301.

conjectures? On les va voir; car je veux ici rapporter les plus vraisemblables.

Le plus grand effort des adversaires est pour justifier Pierre de Bruis et son disciple Henri. Saint Bernard , dit*on, les accuse de condamner et la viande et le mariage. Mais Pierre le Vénérable, abbé de Cluni . qui a réfuté presque en même temps Pierre de Bruis, ne parle point de ces erreurs, et ne lui en attribue que cinq : de nier le baptême des petits enfants, de condamner les temples sacrés, de briser les croix au lieu de les adorer, de rejeter l'cucliaristie, de sc moquer des oblations et des prières pour les morts Saint Bernard assure que cet hérétique et ses sectateurs ne recevaient que l'Évangile *. Mais Pierre le Vénérable n’en parle qu’en (iou/anl. « La renommée, dit-il a publié « que vous ne croyez pas tout à fait ni à Jésus- « Christ, ni aux prophètes, ni aux apôtres : mais « il ne faut pas croire aisément les bruits qui sont R souvent trompeurs; puisque même il y en a qui R disent que vous rejetez tout le canon des Éeri- « turcs. • Sur quoi il ajoute : « Je ne veux pas « vous blâmer de ce qui n’est pos certain. » Ici les protestants louent la prudence de Pierre le Vénérable, et blâment la crédulité de saint Bernard, qui avait t rop légèrement déféré à des bruits confus.

Mais premièrement, à ne prendre que ce que l’alibé de Cluni reprend comme certain dans cet hérétique, il y en a plus qu'il ne faut pour le condamner. ('.alvin a compté parmi les blasphèmes la doctrine qui nie le hapteme des petits enfants Le nier avec Pierre de Bruis et son disciple Henri , c’était refuser le salut à l'âge le plus innocent qui soit parmi les hommes : c'était dire que depuis tant de siècles , où l'un no baptise presque plus que des enfants, il n'y a plus de baptême dans le inonde, il n’y a plus de sacrements, il n'y a plusd'Eglise ni de chrétiens. C’est ce qui donnait de l’horreur à Pierre le Vénérable. liCs autres erreurs de Pierre de Bruis, que ce vénérable auteur a réfutées, ne sont pas moins insupportables. Ecoutons ce que lut reproche sur l'eucharistie le saint abbé de Cluni, qui vient de tious déclarer qu'K ne lui veut rien objecter que de certain, r 11 nie , d>t-il * , que le corps « et le sang de Jésus-Christ puissent être faits par « la vertu de la divine parole et le ministère du « prêtre, et il assure que tout ce qu’on fait à l’autel R est inutile. » Ce n'est pas nier seulement In vérité du corps et du sang, mais, comme les manichéens, rejeter absolument l'eucharistie. C'est pourquoi le saint abbé ajoute un peu après : Si votre hérésie

• se renfermait dans les homes de celle de Béren- « ger, qui en niant la vérité du corps n'en niait « pas le sacrement ou l'apparence et la figure, je R vous renverrais aux docteurs qui l’ont réfuté. » Mais, poursuit-il un peu après, vous ajoutez « erreur à erreur, hérésie a hérésie; et vous ne I R niez pas seulement la vérité de la chair et du sang •> de Jésus-Christ, mais leur sacrement , leur figurt

• Pr/r. />». roni. Petrvb. t. xxil. Bib. Vax. p. nifl». - » Srrm. L\v in Canf. «.3.— / V<i. ih.p lo;i7. -* Opnnr

r< fil. Sernt - bJtiJ. p. tO?>7.

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