ARTICLE VI
ProdUcR (l'éaarcment dans le ministre, qol vent trouver H* n^galllé des troin Pmonnm divine.« jusque dans le coodlc de Nioée.
Loin de vouloir ouvrir les yeux pour apercevoir dans les anciens cette parfaite égalité du Père et du Fils , le ministre ne veut pas la voir dons le concile de Mcée; « et, dit-il^, ce qu'on y appelle le « Fil.s de Dieu, lumièrede lumière, est une preuve « que le concile n'a pas condamné l'inégalité que « les docteurs anciens ont mise entre le Père et le
• Fils : • c'est-à-dire , comme on a vu, que ce con-
cile n'a pas condamné une véritable et réelle inégalité en perfection et en opération , en sorte que celle du Fils soit vraiment et à la rigueur inférieure et ministérielle. Voilà, selon le ministre Jurieu, ce que le concile n'a pas voulu condamner, et cela parce qu'il est dit dans le symbole de cette sainte assembk'^e, que le Fils de Dieu est lumière de lumière* Toutautrequece minisireauraitcriiqu'onavailchoisices paroles pour établir la parfüitcégalilé; puisque même elles étaient jointes avec celles-ci, Dïcit de Dieu, vrai Dieu de vrai Dieu:i\'y rienau-des-
sus de ces expressions dans tout le langage humain , et rien par conséquent ne paraissant plus égal que d'appeler l'un Dieu et l’autre Dieu, l'un lumière et l’autre lumière, l’un vrai Dieu et l'autre vrai Dieu. Par la règle que nous avons souvent posée, de prendre ce qu’on dit de Dieu dans le sens le plus élevé, il faut entendre par cette lumière une lumière parfaitement pure , OM U ny ait point de ténèltres, comme dit saint Jean^; une lumière d'intelligence et de vérité simple, éternelle, infinie; une lumière qui soit Dieu, et qui soit vrai Dieu : c’est ce qu'on dit du Père etdu Fils sans restriction et en parfaite égalité , dans un symbole où le ministre nous assure que l’inégalité n'est pas condamnée.
Voyons sur quoi Use fonde. C’est, dit-il , que ces
* Strom. T. — * Pxdag. m, 7. — * Ihid. , C. Ull. — * thid. I.S. - ♦ P. 71. — • /. Joan. I, 6,
Oigiiizou uy vjvjvjÿlv.
SIXïfeME AVERTISSEMENT