PAB DES TERMES NOUVEAUX RT PARTICULIERS
« afin que l'aimable sagesse de Dieu nous demeure « toute |mre et dan.s sa forme naturelle. » Ou voit , par là qu’en conséquence des fondements sur les- , quels il avait bâti sa réforme , il regarde comme op- i posé à la sagesse de Dieu le terme de consubstantiel ajouU^ à l'Écriture dans le Symbole de la foi, et I
■ CuiimJi, (fie. p. — * /-hIA. co»f. ^
BO.S>iCT. — TUMr. IV.
traite de profanation et de nouveauté cette addition si necessaire du concile de Nieéc.
Selon ce même principe , Calvin a improiivé dans ce concile /J/eu fie IJkUf lumière de lumière ^ vrai Dieu du vrai DieUt c.umine nous l’avons reinar* que ailleur.^; et dans un autre endroit, il donne pour règle, que « lorsqu'il s'agit de Dieu, nous ne « devons pas être moins scrupuleux dans nos ex* « pressions que dans nos pensées : parce que tout « ce que nous pouvons penser par nous*mêmes d'un •• si grand objet n’est que folie ; et tout ce que nous
• en pouvons dire est insipide ' : « ce qui lui fait regarder les e.xpressioDS qu'on ajoute à rEcriture ■ comme étrangères, et comme une source de que- « relies et de disputes. » C'est encore ce que nous disent les sociniens sur le terme de consubstantiel et sur celui de Trinité, bien qu’ils soient consacrés depuis tant de siècles i>ar l’usage de tout ce qu'il y a eu (te chrétiens : en quoi ils suivent encore t'exeui' pie de Luther, qui ne trouve • rien de (dus froid « que ce petit mot Trinité, qu'aussiou ne lit point « dans l’Écriture a. • C’était donc l'esprit de la ré* forme, dès sa première origine, d’ôler à l'f^lise toutes lc.s interprétations qu'elle ajoutait à l'Écriture, quelque nécessaires qu'elles fussent, et de rompre toutesles barrières quelle avait mises entre elle et les hérétiques.
(’onformément à celte doctrine de Luther et de Calvin , Zanchius , un des principaux réformateurs, donne pour règle « qu'il n’est pas permis d’interpré-
• ter l'Écriture par d'autres termes que ceux dont « elle SC sert , et qu’en avoir usé autrement a été la « causede tous tes maux de l’f^lise ^ » se servir de jihrases humaines, c’est donner lieu, selon lui, a dts sentimenU humains *. Cet auteur, sans contestation un des premiers de la réforme , ne se contente pas de poser le même fondement que Strimésius et les autres que nous avons cités ; mais il en life les mêmes conséquences en faveur des sociniens^ puisque dans sa lettre à Grindal, archevêque d’York , qu'il fait servir de préface au. livre qu’il lui dédie sur la Trinité, il parle des sociniens en ces termes :
« Quelques-uns d’eux sont tombés dans ce senti-
• ment , non pas de bon coeur, mais par quelque
• sorte de religion, à cause qu'ils craignent que, s'ils « confessaient etadoraientJesus-Cliristcomme vrai « Dieu éternel, ils ne fussent bia.<ipbcmateurs et « idolâtres. 1) faut avoir quelque égard pour des
• gensde cettesortc, puisque Jésus-Christ est venu « au monde pour eux, lui qui n'y estpoiutvenu pour
• les réprouves^. * Voilà donc manifestement, selon cet auteur, ceux qui ne veulent nicroire ni adorer Jésus-Christ comme vrai Dieu éternel , exclus du nombre des réprouvés. Us n’ont qu'à dire , ce qu'ils disent tous , que c’est par crainte de blasphémer et d'idolâtrer: Zanchius les sauve; et tous nos docteurs nllciiiands n'ont fait que le copier, comme on a vu
ll^est donc, encxire une fois, plus clair que le
' Inêtit. lib. |,r. 13, «. i. — ^ PcsUlta mnj. dom.Trin. —
5 ZaHfh. t. vin, Traci, de Sirip. qtitrxi. 12, c. 3, rrj. 7. —
' Re*p. ad Eratneii. ■ * /jinch Kphl. ad Criad.
SÏMKME AVERTISSEMENT