‹ suvres de Bossuet Histoire des variations des églises protestantesChapitre 97 sur 192 · LES PROMESSES DE J.-C A SON EGLISE · texte numérisé non relu

LES PROMESSES DE J.-C A SON EGLISE

ou nèroNSE acx objections d’un minirtiis COXTHb LA I’BUULRE imttkuctio.v

JACQUES-BÉMGNE, parla periniasion divine, cvéi|ue de Meaux : au clergé et au peuple de notre diocèse, SALUT et beasoictiom.

Heureux qui trouve un ami fidèle , cl qui an- ' Juc. ti, i».

SUR LFS PROMESSES DE L'ÉGLISE

MnceiaJtuUce à une oreWealfeniice*] (Tcsl à ccUc béatitude que j'aspire dans cette Instruction. J'ai proposé dans la precedente les promesses de Jésus- Christ prêt à retourner au ciel , d'où il était venu, pour assurer ses apdtres de la durée éternelle de leur ministère; et j*ai montré que cette promesse, qui rend l'Église intaillible, emporte la décision de toutes les controverses qui sont mVs , ou qui pourront naître parmi iesOdèles. Les ministres demeurent d'accord que si l'interpictation des paroles de Jésus- Christ est telle que je la propose, ma conséquence est légitime; mais ils soutiennent que je l'ai prise dans mon esprit, et que la promesse de Jésus-Christ n'a pas le sens que nous lui donnons. Il m'est aisé de foire voir le contraire; et si vous voulez m'écouter, mes chers frères, j’es|»ère de la divine miséricorde, de vous rendre b chose évidente. Pourrez-vous n»e refuser l'audience que je vous dciminde ou nom et pour la Rloire de Jésus-Christ? 11 s'agit de voir si ce divin Maître aura pu mettre en cinq 011 six lignes de son Évangile tant de sagesse , tant de lumière, tant de vérité, qu'il y ait de quoi convertir tous les errants , pourvu seulement qu'ils veulent bien nous prêter une oreille qui écoute, et ne pas fermer volontniretncut les yeux. Ce discours tend uniquement à la gloire du Sauveur des âmes , et il n'y aura (tersonne qui ne le bénisse, si l'on trouve qu'il ait préparé un remède si eflicacc aux contestations qui peuvent jamais s'élever parmi ses disciples.

Qu'on ne dise pas que c'est une matière reiiattue, et qu’il serait inutile de s'en occuper de nouveau. Point du tout. Un ministre habile vient de publier un livre sous ce titre : Traités des pr^jitg' s faux et légitimés, ou Héponseaux Ixtlresct Instr'aiions pastorales de quatre prélats : MM. de Souilles, cardinal, archevêque de l’aris; Colhert, archevé' que de Houen ; limsinij écéque de Meaux; et Sesmond, évêque de Montauhan : divisé en (rois tomes, â ih:lft, chez .idrien linnan : M. nCCL

On serait d'abonl effrayé de la longueur de ces trois volumes, d'une impression fort serrée, si on allait se persuader que j'en entreprenne la réfutation entière. Non, mes frères, l'an leur de celle réponsca mis à part ce qui me louche, etc’eslàquoi est destiné le livre iv du tome il *.

Dès le cominencemcnl de son ouvrage, il en avertit le lecteur par ces paroles^ : • Enfin l'Instruc-

■ tion pastorale de. M. de Meaux, contenant le.<

• promesse.s que Dieu a faites à l’Église, a paru « lors4|uc l'édition de cet ouvrage était déjà fort « avancée. Elle entrait si naturellement dans no- « tre dessein, que nous n'avons pu nous disjK'nser « d’y répondre : ■ et un peu après : « M. de Meaux « sait effectivement choisirsesmatieres: ccllede l’É-

■ glise lui a paru susceptible de tous les ornements

• qu’il a votdu lui donner; et si les années ont di-

• minué le feu de son esprit et la vivacité de son «style, elles ne l'ont pas éteint. On a tâché de pré-

• venir les effets que l’éliyiuence et la subtilité de

• E«U. X\v, 12. - * ruw.n.p. S17. - » Tom. i. Avert. n" i.

« ce prélat pouvaient faire dans rcsprit des peuples, « en faisant dans le quatrième livre (du tome ii) « une discussion assez exacte des avantages qu’il « donne à l'Église et à scs pasteurs. »

Ces avantages, que je donne à l’Église et à ses pasteurs, ne sont autres que ceux qui leur sont donnés par Jésus-Christ même, lorsqu’il promet d'étre tous les jours avec eux jusqu'à la fin de l’univers. Je m'attache uniquement à ce texte, pour ne |M>int distraire les esprits en diverses considérations. Cest en vain que le ministre insinue que, tout affaibli que je suis par les années, on a encore à se défier de l’éloquence et de la subtilité qu’il m'attribue. Il sait bien, en saconscience, que cet argument est simple. Il n’y a qu’à considérer avec attention les paroles de Jésus-Christ dans leur tout, et ensuite l'une apres l'autre. C'est ce que je ferai dans ce discours, plus uniquement que jamais. Je n'ai ici besoin d’aucuns ornements ni d'aucune subtilité, mais d'une simple déduction des paroles de l’Évangile, J'avoue que les traités de controverse ont quelque chose de désagréable. S’il ne fallait qu'instruire on simplicité de cœur ceux qui errent apparemment de bonne foi, de tels ouvrages apporteraient une sensible consolation; mais on est contraint de parlercontreles ministres, qu’on voudrait pouvoirepargner comme les autres errants, puisqu'enfin ce sont des )ionmu*set des chrétiens; et on serait heureux do ne pas entrer dans les minuties, dans les chicanes, dans les détours artificieux, dont ils chargent leurs écrits. Il n'y a point de bon cœur qui ne souffre dans ces disputes, et qui ne plaigne le temps qu’il y faut donner. Mais comment refuser à la charité ces fâcheuses discussions? Puisque donc on ne peut s'en dispenser sans dénier aux errants le secours dont ils ont besoin, éloignons du moinsde ces traités tout esprit d'aigreur; i'aisoDSsi bleu qu'on ne perde pas, s'il se |>eut, la piste de l'ÉvaDgilc. C'est à quoi je dois travailler principalement dans ce discours, où je me propose d’en expliquer les promesses fondamentales. Elles consistent en sept ou huit lignes; et afin qu'on ne puisse plus les perdre de vue , je commence par les réciter t * Toute puissance m'est donnée dans ■ le ciel et dans la terre. Allez donc, et enseignez « toutes les nations, les baptisant au nom du Père H et du Fils et du .Saint-Esprit, et leur enseignant « à garder tout ce que je vous ai commandé : et voilà , • je suis tous les jours avec vous ( par celte toute- « puissance) jusqu'à In fin du monde ■ Si je trouva dans celte promesse, faite aux apôtres et à leurs successeurs, les avantages qui ne leur appartiennent pas, il sera aisé de le remarquer, puisque l’auteur a pris soin de les ratnnsser dans un livre particulier, qui est le quatrième de son ouvrage, avecufie discussion n.v.vcs exacte. Le soin qu'il prend d’a- \ertir son lecteur, qu'il n’ccril point pour les théologiens et pour les savants, et que c’est ici une pièce destinée au peuple*., nous fait entendre quelque chose de simple et de populaire, qui par là doit être aussi très-intelligible. Dieu soit loué! Si l’on tient

' Matth wuii. is. 19. :o. - ^ .iurl. fl* ».

Oiyiiiztinj uy

|l« INSTRUCTION PASTORALE

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