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* Jtir. IV, C.
« 11. Prtr. n. If».
» lie Idnl. n* 4. l)t Spect. n* À.
Digitiz
60 Dy VjC
Sli II LKS DÉMONS.
• dieux des nations, ce sout 1rs démons • C'est pourquoi le Fils de Dieu l'appelle • le prince du
- monde ■ ; » et l'apôtre, « le gouverneur des ténè-
■ bres i , » et ailleurs avec plus d'énergie , • le dieu
■ de ce siècle, • de us hujus sœcuii *.
J ‘apprends aussi de Tertullicn que non-seucinent les démons se faisaient présenter devant leurs idoles des voeux et des sacrifices , le propre tribut de Dieu, mais qu'ils les faisaient parer des robes et des ornements dont se revêtaient les magistrats, et porter devant eux les faisceaux et les bétons d'ordonnance , et les autres marques d'autorité publique ; parce qu'en effet , dit ce grand personnage , • les démons sont les magistrats du
- siècle : • Dos mottes sont magUlratus srreuli s. Et à quelle insolence, mes frères, ne s'est pas porté ce rival de Dieu? Il a toujours affecté de faire ce que Dieu faisait , non pas pour se rapprocher en quelque sorte de la sainteté , c'est sa capitale ennemie; mais connue un sujet rebelle, qui par mépris , ou par insolence , affecte la même pompe que son souverain : Vt Dei Domini plajita cum cmtumetia affectons 6. Dieu a ses vierges qui lui sont consacrées : et le diable n'at-il pas eu ses vestales? n'a-t-il pas eu ses antels et ses temples , ses mystères et ses sacrifices , et les ministres de scs impures cérémonies, qn'il a rendues autant qu'il a pu semblables a celles de Dieu? Pour quelle raison , fidèles? parce qu’il est jaloux de Dieu , et veut paraître en tout son égal . Dieu , dans la nouvelle alliance , régénère ses enfants par l'eau du baptême ; et le diable faisait semblant de vouloir expier leurs crimes par diverses aspersions : Il promettait aux siens une régénération, comme le rapporte Tertullicn’; et il sc voit encore quelques monuments publies où ce terme est employé dans ses profanes mystères. I.’csprit de Dieu nu commencement était porté sur les eaux ; et ■ le diable , dit Tertullicn ,
• se plaît à sc reposer dans les eaux : » hntnundi spintus aquis incubant* : dans les fontaines cachées, et dans les lacs, et dans les ruisseaux souterrains. Et l’Église de l'antiquité, étant imbue de cette créance , nous a laissé ccttc forme que nous observons encore aujourd'hui, d'exorciser les eaux baptismales. Dieu par son immensité remplit le ciel et la terre : • le diable par scs
• anges impurs occupe autant qu’il peut toutes les v créatures». >• Et de là vient cette coutume des
■ Ci. xcv, a.
• Joan. XIV, 30.
• Ephet. vl, lâ.
• II. Cor. lv, 4.
» De Idol. n* 18.
• T tri. ad uxnr. n* «, p. 196.
’ Terl. de Bapt. n" b.
• Ibid.
• Ibid, de Spee. n' 8.
premiers chrétiens de les purger et de les sanctifier par le sigue de la croix , comme par une espèce de saint exorcisme.
Ce lui est , à la vérité , un sujet d’une douleur enragée de ce qu’il voit que toutes ses entreprises sont vaines, et que, bien loin de pouvoir parvenir à égaler la nature divine , comme il l’avait témérairement projeté , il faut qu’il ploie malgré qu’il en ait sous la main toute-puisaante de Dieu : mais il ne se désiste pas pour cela de sa fureur obstinée : Au contraire , considérant que la majesté de Dieu est inaccessible à sa colère , il décharge sur nous, qui en sommes les images vivantes, toute l’impétuosité de sa rage : comme on voit un ennemi impuissant , qui , ne pouvant atteindre celui qu'il poursuit , repaît en quelque façon son esprit d'une vaine imagination dé vengeance, en déchirant sa peinture. Ainsi en est-il de Satan : il remue le ciel et la terre pour susciter des ennemis à Dieu parmi les hommes , qui sont scs enfants : il tâche de les engager tous dans son audacieuse et téméraire rébellion , pour les faire compagnons et de ses erreurs et de ses tourments. Il croit par là se venger de Dieu. Comme il n’ignore pas qu’il n'y a point pour lui de ressource , il n'est plus capable que de cette maligne joie qui revient à un méchant d'avoir des complices, et à un esprit mal fait de voir des malheureux et des affligés. Furieux et désespéré , II ne songe plus qu'à tout perdre après s'être perdu lul-mème, et envelopper tout le monde avec lui dans une commune ruine.
Et ne croyez pas , chrétiens , qu’il nous donne jamais aucun relâche. Tous les esprits angéliques , comme remarque très-bien le grand saint Thomas, sont très-arrêtes dans leur entreprise : car au lieu que les objets ne se présentent à nous qu’à demi, si bien que par de secondes réflexions nous avonsde nouvelles v ucs, qui nous font chasser très-souvent tout l'ordrede nos desseins ; les anges an contraire, dit saint Thomas ‘ , embrassent tout leur objet du premier regard avec toutes scs circonstances; et partant leur résolution est flxeet déterminée : mais particulièrement celle de Satan est puissamment appliquée à notre ruine. Son esprit entreprenant et audacieux, fortifié par tant de succès, et envenimé par une haine mortelle et invétérée, l'incite jour et nuit contre nous. C'est pourquoi les Écritures nous le dépeignent comme un ennemi toujours vigilant, qui rôde sans cesse aux environs, jiour tâcher de nous dévorer *. Lorsque par la grâce de Dieu nous l’avons chassé de nos âmes, c’est alors qu’il s’anime le plus. En voulez-vous une preuve évidente, de la bouche même de Notre
' S. Thtm. t. part. Quest Mil] , en m.
» I. Prir r, 8,
SUR LES DÉMONS
Seigneur? * L’esprit immonde sortant de l'homme . va chercher du repos , dit le Fils de Dieu dans . son Évangile 1 , et n'en trouve pas. . C’est que i’esprit humain est la seule retraite où il semble se rafraîchir, parce que du moins il y contente sa haine. Voyez les fous amoureux du siècle , comme ils sont patients et persévérants dans leurs convoitises brutales ! Or ce vieux adultère , dit salut Augustin * , n'a point d’autres délices que de corrompre les âmes pudiques : ainsi ne vous étonnez pas si ses poursuites sont opiniâtres. Ayant bien eu l'insolence de traiter d’égal avec Dieu , il croit qu’il ne lui sera pas difficile d’abattre une créature impuissante. Et si , renversé comme il est par le bras de Dieu dans les gouffres éternels ( remarquez ce raisonnement, chrétiens ) , il necesse néanmoins par une vaine opiniâtreté de traverser autant qu’il peut les desseins de sa providence; s’il se roidit avec tant de fermeté contre Dieu , bien qu’il sache que tousses efforts seront inutiles; que n’entreprendra-t-il pas contre nous, dont il a si souvent expérimenté la faiblesse? Ainsi je vous avertis , mes chers frères , de vous délier toujours de cet en uemi : quand même vous le surmontez , vous ne domptez par 'son audace , mais vous enflammez son indignation. Tune plurimum accenditur , euwt extinguitur, dit Tertullien J : ■ Quand on • l'éteint, c’est alors qu’il s’allume. > Il veut dire que ce superbe, cet audacieux ne croira jamais que vous soyez capable de lui résister ; et plus vous ferez d'efforts, plus il dressera contre vous ses diverses et furieuses machines.
Vous vous imaginez peut-être , fidèles, que s’il est si audacieux , il vous attaquera par la, force ouverte : ah ! qu’il n’en est pas de la sorte. Il est vrai, c'est l’ordinaire des orgueilleux d’exercer ouvertement leurs Inimitiés; mais l'inimitié de Satan n’est pas d'une nature vulgaire; elle est mêlée d'une noire envie qui le ronge éternellement. Il ne peut souffrir que nous vivions dans l'espérance de la félicité qu'il a perdue, et que Dieu par sa grâce nous égale aux anges, que son Fils se soit revêtu d’une chair humaine pour nous faire des hommes divins. Il enrage quand II considère que les serviteurs de Jésus , hommes misérables et pécheurs, assis dans des trônes augustes , le jugeront à la (in des siècles avec les anges scs sectateurs. Cette envie le brûle plus que ses flammes. C’est, mes frères, ce qui lui fait embrasser les fraudes et les tromperies, pnreeque l'envie, comme vous savez , est une passion froide et obscure , qui ne parvient à ses lins que par de secrètes menées : et c’est par là que Satan est infinimentre-
• /.me. xi , ar.
1 ht r». xxxix , n° I, c iv, oot. æw.
» De Peemit. n* 7.
doutnble ; ses finesses sont plus à craindre que ses violences. De même qu'une vapeur pestilente se coule au milieu des airs , et imperceptible a nos sens, insinue son venin dans nos cœurs; ainsi cet esprit malin, par une subtile et insensible contagion , corrompt la pureté de nos âmes. Nous ne nous apercevons pas qu’il agisse en nous , parce qu’il suit le courant de nos inclinations. Il nous pousse et il nous précipite du cAté qu'il nous voit pencher : il ne cesse d’enflammer nos premiers désirs, jusqu'à tant que par ses suggestions fl les fasse croître en passions violentes. Si nous avons commencé à aimer, de fous il nous rend furieux : si l’avarice nous inquiète , il nous représente un avenir toujours incertain , il étonne notre âme timide par des objets de famine et de guerre. Sa malice est spirituelle et ingénieuse ; il trompe les plus déliés. Sa baine désespérée ctsa longue expérience le rendent de plus en plus inventif; il se change en toutes sortes de formes; et cet esprit si beau , orné de tant de connaissances si rasantes, parmi tant de merveilleuses conceptions u'estime et ne chérit que celles qui lui servent à renverser t’homme : Opcratio eorum est hominis eversio ».
Voulez-vous, pour une plus ample coflrroation, que Je vous fasse voir en raccourci dans notre évangile tout ce que je viens de vous dire? Il transporte le Fils de Dieu sur le pinacle du temple: il lui représente en un seul instant tous les royaumes du monde. Qui n'admirerait sa puissance? et le Fils de Dieu le permet de la sorte , afin que nous comprenions ce qu’il pourrait faire sur nous , si Dieu nous abandonnait à sa violence. Jugez, s'il vous plaît, de sa haine et de son orgueil tout ensemble par le conseil qu’il donne à notre Sauveur, de se prosterner à ses pieds et de l’adorer; conseil pernicieux et insolence inouie. D'ailleurs pouvait-il prendre nu dessein pluspiau sible à l'égard de Notre-Seigneur, que de le tenter de gourmandise après un jeune de quarante jours, et de vaine gloire après une action d’une patience héroiquc?Ce sont ses finesses et ses artifices. Mais ce qui nous parait plus évidemment , est son opiniâtreté. Surmonté par trois fois, il ne peut encore perdre courage : Récessif ab illo usçue ad tempus ’, remarque le texte sacré : * Il le laisse , ■ dit-il, pour un temps : • nou point fatigué ni désespérant de le vaincre, mais attendant une heure plus propre et une occasion plus pressante , usque ad tempus. O Dieu ! que dirons-nous ici , chrétiens? Si une résistance si vigoureuse ne ralentit pas sa fureur, quand pourrons-nous espérer de trêve avec lui? Et si la guerre est continuelle , si cet ennemi irréconciliable veille sans
1 Tcrt. Apolog n* 21.
* Lhc. IT, 13.
SUR LES DÉMONS
cesse à notre ruine, comment pourrons-nous résister, faibles et impuissants que nous sommes? Toutefois , fidèles , ne le craignez pas. Cet ennem i redoutable, il redoute lui-méme les chrétiens. Il tremble au seul nom de Jésus; et, malgré son orgueil et son arrogance , il est forcé par une sécrète vertu de respecter ceux qui portent sa marque : e'est ce que vous allez voir par un beau passage du grand Tertullien, d'où je tirerai une instruction importante , qui sera le fruit de tout ce discours.
Le grave Tertullien , dans ce merveilleux Apologétique qu’il a fait pour la religion chrétienne, avance une proposition bien hardie aux juges de l’empire romain , qui procédaient contre les chrétiens avec une telle inhumamitè 1 . Après leur avoir reproché que tous leurs dieux c’étaient des démons, il leur donne le moyen de s’en éclaircir par une expérience bien convaincante. Que l'on produise, dit-il, devant vos tribunaux (je ne veux pas que ce soit une chose cachée ), devant vos tribunaux et à la face de tout le monde ; que l'an produise un homme notoirement possédé du diable ( il dit notoirement possédé , et que ce soit une chose constante) : après, que l’on fasse venir quelque fidèle ; qu’il commande à cet esprit de parler : s’il ne vous dit tout ouvertement oe qu’il est, s’il n’avoue publiquement que lui et ses compagnons sont les dieux que vous adorez ; si , dis-je , il n’avoue ces choses , n’osant mentir à un chrétien , là même sans différer, sans aucune nouvelle procédure, faites mourir ce chrétien impudent, qui n’aura pu soutenir par l’effet une promesse si extraordinaire. Ah! mes frères, quelle joie à des chrétiens d'entendre une telle proposition faite si hautement et avec une telle énergie par un homme si posé et si sérieux , et vraisemblablement de l’avis de toute l’Église, dont il soutenait l'innocence ! Quoi donc , cet esprit trompeur, et ce père de mensonge, n’ose mentir à un chrétien, devant un chrétien ce front de fer s’amollit, et , forcé par la parole d'un fidèle , il dépose son impudence ; et les chrétiens sont si assurés de le faire obéir, qu'ils s'y engagent au péril de leur vie , en présence de leurs propres juges I Ehl pourquoi craindrions-nous un ennemi si faible et si impuissant? C'est la même foi que nous professons , c’est le même Jésus que nous adorons , c’est la même parole de Dieu que nous avons toujours à la bouche : et si le diable est puissant contre cous, il ne le faut attribuer qu’au dérèglement de nos mœurs, qu’à notre vie toute séculière et toute païenne, qu'à la dureté de nos cœurs pour les saintes vérités du christianisme. C’est pourquoi je ne
1 Apoloq. n* 23.
Si»
m'étonne pas si le diable nous est dépeint dans le* Ecritures tantôt fort et tantôt faible. • C'est un " lion rugissant , • dit saint Pierre > : y a-t-il rien déplus terrible?- Mais, dit saint Jacques*, ré- - sistez-lui, et il s'enfuira. - Se peut-il une plus grande faiblesse ? En effet il n’est fort , chrétiens , que par notre lâche condescendance; et si, an lieu de lui tendre les mains volontairement, nous avions soin de les fortifier par lesarmes que Jésus noire maître nous a données , ce loup affamé avec sa rage et ses artifices n’aurait qu’une fureur inutile. Et pour vous dire des choses convenables au temps ou nous sommes , le jeûne , mes frères , le jeûne célébré selon l'intention de l’Église, c’est un rempart invincible contre ses ettaques.
Vous médirez peut-être que c’estdans le jeûne qu’il présente le combat nu Sauveur avec une plus grande furie. Mais prenez garde, mes frères, que si c’cst dans le jeûne que cet ennemi fait se* efforts les plus redoutables , c’est aussi dans le jeûne que Jésus notre capitaine a daigné nous faire paraître sa victoire la plus glorieuse : pour nous apprendre, par son exemple, que ce sera toujours™ vainque le diable entreprendra contre nous, quand nous serons armes par le jeûne et par l’abstinence.
Et pour vous en convaincre davantage , remettez , s’il vous platt, en votre mémoire, ce que je vous disais tout à l’heure, que c’est une ™vie furieuse qui enflamme les démons contre nous. Ils voient qu’étant leurs inférieurs par nature , nous les passons de beaucoup par la grâce; Ils ne sauraient considérer, sans un déplaisir extrême, que dans des membres mortels nous puissions par la miséricorde divine approcher de la pureté des substances incorporelles. Et comme ce qui élève les bons chrétiens presque à l’égalité des saints anges, c’est que, dédaignant le commerce dn corps , ils conversent en esprit dans le ciel , ces malins et ces envieux ne tâchent qu’à les abîmer dans In chair , afin d’en faire des bêtes brutes ; nu lieu qu'en s’élevant au-dessus de cette masse du corps, Ils entrent en société avec les intelligences célestes. Cest pourquoi la sainte Église de Dieu voulant purifier nos âmes de rattachement excessif qu’elles ont au corps , nous ordonne une salutaire abstinence. Ce que nous perdons pour la chair, nous le gagnons pour l’esprit. Le jeûne fortifie et engraisse l’âme ; et autant que nous assujettissons nos corps par la mortification et la pénitence, autant diminuons-nous les forces de notre irréconciliable ennemi.
Par conséquent , mes frères , embrassons avec grand courage cette pénitence de quarante jours
* t. pur. v, s.
* Jac. nr, U.
SUR LES DÉMONS
pour les péchés île toute l'année. Certes, puisque nous offensons tous les jours , aucun moment de notre vie ne devrait être exempt de l'exercice de la pénitence. Mais puisque la sainte Église a choisi particulièrement ce temps pour nous recueillir en nous-mêmes , faisons pénitence sans murmurer. Ne nous plaignons pas des incommodités du carême. C’est par la mortification et la patience, et non pas par les voluptés et par les délices , que nous désarmerons et le diable et ses satellites. Et que ne dirai-je donc point de ces délicats , ù qui la moindre peine fait tomber incontinent le courage, qui par des excuses frivoles méprisent l'observation d'un jeûne si universel , ou bien qui vivent de sorte que s’ils jeûnent de corps , ils abhorrent le jeûne en esprit?
O ignorance I ô brutalité 1 Dieu par sa miséricorde , mes frères , nous donne de meilleurs sentiments. Jeûnons et d'esprit et de corps. Comme nous ûtons pour un temps a notre corps sa nourriture ordinaire, ôtons aussi à notre âme les ] vanités dont nous la repaissons tous les jours : retirons-nous un peu des conversations et des divertissements mondains : modérons et nos ris et nos jeux. C'est lû le vrai jeûne de l'âme, qui lui fait trouver une nourriture solide dans la méditation des choses célestes. Sanctifions le jeûne par l'oraisou , purifions l'oraison par le jeûne. L'oraison est plus pure qui vient d'un corps exténué et d'une âme dégoûtée des plaisirs sensibles. Ainsi nous serons terribles aux diables. Voyez les petits enfants : quand il leur parait quelque chose qui leur semble hideux et terrible , aussitôt ils se cachent au sein de leur mère. Ainsi considérons , chrétiens, cette béte farouche qui nous menace ; jetons-nous par l'oraison entre les bras de notre bon Père : nous serons à couvert et en assurance ; nous verrons notre ancien ennemi consumer sa rage par de vains efforts ; et soulevés sur ces deux ailes du jeûne et de l’oraison , que nous soutiendrons par l’aumône, au lieu de succomber aux nttaqura des esprits rebelles et dévoyés , nous irons remplir les places qu'ils ont laissées vacantes au ciel par leur infâme désertion. Dieu nous en fasse la grâce I Amen.
DEUXIÈME SERMON