DU A LA VÉRITÉ
une poussière importune , et ils ne peuvent plus se conduire. Sans faire ici In guerre à personne , si ce n'est n nous-mêmes et à nos vices, nous pouvons dire hautement que notre attachement à la terre, et l’affaiblissement de la discipline, ont fait naître plus que jamais en nos jours ces vaincs et pernicieuses subtilités.
Règle pour s’examiner. Les uns cherchent Jésus-Christ comme les mages , pour adorer sa vérité ; les autres le cherchent dans t'esprit d'Hérode , pour faire outrage à sa vérité. Quiconque cherche est inquiet , et veut se mettre en repos : Vbiest qui natus'est Rcx Judœorum 1 : " Ou est « le Roi des Juifs qui est nouvellement né? • Voyez Hérode , quelle est celte inquiétude et de i quelle veine elle vient : par là vous pouvez con- i naître votre disposition véritable. Mais si vous ! voulez ne vous tromper pas à connaître quelle est cette inquiétude et de quelle veine elle vient, : examinez attentivement ce que vous craignez. Ou vous craignez de mal faire, ou vous craignez qu’on vous dise que vous faites mal ; l’une est la crainte des enfants de Dieu , l’autre est la crainte des enfants du siècle. Si vous craignez de mal faire, vous cherchez Jésus-Christ dans l'esprit des mages pour rendre honneur à sa vérité; sinon vous cherchez Jésus-Christ dans l'esprit d'Hérode, pour lui faire outrage. Je ne rougirai pas, chrétiens, de vous rapporter en ce lieu les paroles d’un auteur profane , et de confondre par la droiture de ses sentiments nos détours et nos artifices : « Quand nous doutons , disait l’orateur ro- « main , de la justice de nos entreprises, c'est une " bonne maxime de s'en désister tout à fait ; car * l’équité, poursuit-il , reluit assez d'cllc-méme, « et le doute semble envelopper dansson obscurité « quelque dessein d'injustice: » Rene prœcipiunl qui vêtant quidquam agcrc, quod dubites œquum ait an iniquum : CBquitas enim lucet ipsa per se; dubitatio cogitationem signifient injuria:’.
Et en effet , chrétiens , nous trouvons ordinairement que ce qui a tant besoin de consultation , n quelque chose d'inique; le chemin de la justice n’est pas de ces chemins tortueux, qui ressemblent à des labyrinthes, où on craint toujours de se perdre : > C’est une route toute droite, dit le « prophète Isaïe ; c'est un sentier étroit à la vé- - rité, mais qui n'a point de détours : • Semita iusti recta est, reclus callis jusli ad ambulandum 3. Voulez-vous savoir, chrétiens , le chemin de la justice, marchez dans le pays découvert, allez où vous conduit votre vue : la justice ne se cache pas , et sa propre lumière nous la manifeste.
1 Matlh. H, 2.
* dfrr. fît Off. lit). |, O* 29.
1 h WTI, 7.
Si vous trouvez à côté quelque passage obscur et embarrassé, c'est lé que la fraude se réfugie , c’est là que l’injustice se met à couvert, c'est là que l'intérêt dresse ses embûches. Toutefois je ne veux pas dire qu'il ne se rencontre quelquefois des obscurités même dans les voies de la justice. La variété des faits , les changements de In discipline , le mélange des lois positives font naître assez souvent des difficultés, qui obligent de consulter ceux à qui Dieu a confié le dépôt de la science. Mais il ne laisse pas d’être véritable, et nous levoyonstous les jours par expérience, que les consultations empressées nous cachent ordinairement quelque tromperie; et je ne crains point de vous assurer que pour régler notre conscience , sur la plupartdes devoirs de la justice chrétienne, la bonne foi est un grand docteur qui laisse peu d’embarras et de questions indécises.
Mais notre corruption ne nous permet pas de marcher par des voies si droites, nous formons notre conscience au grc de nos passions; et nous croyons avoir tout gagné, pourvu que nous puissions nous tromper nous-mêmes. Cettesaintc violence, ces maximes vigoureuses du christianisme, qui nous apprennent à combattre en nous la nature trop dépravée, sont abolies parmi nous. Kous faisons régner en leur place un mélange monstrueux de Jésus-Christ et du monde; des maximes moitié saintes et moitié profanes , moitié chrétiennes et moitié mondaines : ou plutôt toutes mondaines, toutes profanes; parce qu’elles ne sont qu’à demi chrétiennes et à demi saintes. C’est pourquoi nous ne voyons presque plus de piété véritable : tout est corrompu et falsifié : et si Jésus-Christ revenait au monde, ilneconnnitrait plus ses disciples , et ne verrait rien dans leurs mœurs qui ne démentit hautement In sainteté de sa doctrine : Attends, etauscuttavi, nemoquoil bonum est toquitur; nut/us est qui agat pœnitentiam super peccalo sua, dicens: Quidfeei! Omîtes couverai sunt ad cursunt siiuin quasi equus impelu radens ad prœlium ‘ - Je les ai
• considérés, je les ni observés : ils ne parlent ■ point selon la justice; il n'y en n pas un qui « fasse pénitence de son péché, en disant : Qu’ai- “ je fait ! Ils courent tousoù leur passion les cm- « porte, comme un cheval qui court avec Impé-
• tuosité au combat >
TBOIS1ÈMK POINT.
Parmi ers désordres infinis , et pendant que nos passions et nos intérêts nous séduisent de. telle sorte que nous éteignons dans nos consciences les lumières de la vérité ; nous aurions besoin , chrétiens, que de puissants avertissements péné-
SUR LE RESPECT
tressent vivement notre conscience , et la rappelassent à elle-même , comme disait ce prophète • Redite, pnevaricatoivs , ad cor ' : ■ Rentrez dans ■ votre cœur, violateurs de In loi. » Mais t"> malheur des malheurs! au lieu de ces charitables avertissements , la flatterie nous obsède et nous environne ; je dis les prands et les petits : car les hommes sont si faibles , qu'ils ont une condescendance presque universelle , et qu'ils répandent les flatteries sur toutes les têtes. Nous achevons de nous perdre parmi les complaisances que l'on a pour nous, les flatteurs nous donnent le dernier coup ; et comme dit saiut Paulin : • Ils mettent le
• comble a l'iniquité par leurs louanges injustes
* et artificieuses : - Sarcinam pcccatorutn ponde rc indebilie taudis accumulant ‘ .
Que dirai-je ici, chrétiens, et quel remède pourrai-je trouver à un poison si subtil et si dangereux? Il ne suffit pas d’avertir les hommes de se tenir sur leurs gardes : car qui ne se tient pas pour tout averti? où sont ceux qui ne craignent pas les embûches de la flatterie? Mais celle de la cour est si délicate , qu'on ne peut presque éviter ces pièges : elle imite tout de l'ami, jusqu’à sa franchise et sa liberté; elle sait non-seulement applaudir, mais encore résister et contredire pour céder plus agréablement en d'autres rencontres, et nous voyons tous les jours que pendant que nous triomphons d'être sortis des mains d'un flatteur, on autre nous engage insensiblement que nous ne croyons pins flatteur, parce qu’il flatte d'une autre manière : tant la séduction est puissante, tant l'appàt est délicat et imperceptible.
Donc pour arracher la racine d'un mai si pernicieux , allons , messieurs, au principe. Ne parlons plus des flatteurs qui nous environnent au dehors; parlons d'un flatteur qui est au dedans , par lequel tous les autres sont autorisés. Toutes nos passions sont des flatteuses , nos plaisirs sont des flatteurs, surtout notre amour-propre est un grand flatteur qui ne cesse de nous applaudir; et tant que nous écouterons ce flatteur caché , jamais nous ne manquerons d’écouter les autres : car les flatteurs du dehors, âmes vénales et prostituées, savent bien connaître la force de cette flatterie intérieure. Ccst pourquoi ils s’accordent avec elle, ils agissent de concert et d'intelligence; ils s'insinuent si adroitement dans ce commerce de nos passions , dans cette complaisance de notre amour-propre , dans cette secrète intrigue de notre coeur, que nous ne pouvons nous tirer de leurs mains ni reconnaître leur tromperie. Que si nous voulons les déconcerter et rompre cette intelli-
• lt. MAI , 8.
* Hpiit. \xiv , ad Srrrr. u° I.
Dl' A LA VÉRITÉ.
gence , voici l'unique remède : un amour généreux de la vérité, un désir de nous connaître nous-mêmes tels que noussommes à quelque prix que ce soit. Quelle honte et quelle faiblesse que nous voulions tout connaître excepté nous-mêmes ; que les autres sachent nos défauts , qu’ils soient la fable du monde , et que nous seuls ne les sachions pns ! Nous ne lisons pas sans pitié cette réponse d'Achab, roideSnmarie,ùqui Josaphnt , roi de Judée , ayant demandé s'il n’y avait point dans sa ville et dans son royaume quelque prophète du Seigneur : - Il y en a un, répondit Aeliab,
■ qu'on nomme Michée, mais je ne le puis souf- « frir, parce qu'il ne me préditque des malheurs : • Remansil vir u»us, perquem possumus interrogare Dominum ; sed ego odi cum , quia non prophctal rnihi bonum, sed malum, Mic/iœas fitius Jcmla ' . C’était un homme de bien , qui lui représentait naïvement de la part de Dieu ses fautes et le mauvais état de ses affaires , que ce prince n'avait pas la force de vouloir apprendre; et il voulait que Michée, c'est ainsi que s’appelait ce prophète, lui cont.1t avec scs flatteurs des triomphes imaginaires.
Loin de nous, loin de nous, messieurs, cette honteuse faiblesse. ■ Il vaut mieux , dit saint Au-
■ gustin *, savoir nos défauts que de pénétrer tous • les secrets de la nature et tous ceux des États « et des empires : » cette connaissance est si nécessaire , q uc sans elle notre santé est désespérée. Ouvrez donc les yeux, chrétiens, et envisagez vos défauts : aimez ceux qui vous les découvrent ; et croyez avec saint Grégoire que « ceux-là sont « véritables amis par le secours desquels vous « pouvez effacer les taches de votre conscience : • Hune solum mihi amicum œstimo, per cvjus linguam ante apparitioncm districti judicis Bien ! maculas mentis tergo J. Il importe de bien connaître ses fautes , quand même vous ne voudriez pas encore vousen corriger : car quand vos maux vous plairaient encore, il ne faudrait pus pour cela les rendre incurables ; et si le malade ne presse pas sa guérison , du moins ne doit-il pas assurer sa perte. Du moins apprenons à connaître nos défauts de la bouche des prédicateurs : car Jésus-Christ n'est-il pas dans cette chaire, et ne rend-il pas encore témoignage au monde que ses œuvres sont mauvaises?
Et s’il faut des avertissements plus particuliers , voici les jours salutaires où l’Église nous invite à la pénitence. Il n'est rien de plus malheureux que de vouloir être flatté où nous-mêmes nous nous rendons nos accusateurs. Loin
'lit. Ri- j. xvn , s.
1 lif Tri ». lib. iv, o* l, 1. Vlll . col. mio.
1 tpt'l iib. Il, Ep. LM, I. n, col. 818.
SUR LA MAÏAK DES HOMMES POl/R LA VERITE.
île nous !... Choisissons un homme d'une vigueur apostolique, qui nous fasse rentrer en nousmêmes.
TROISIÈME SERMON
POtlB *
LE DIMANCHE DE LA PASSION
Étrange égarement de l’wpril humain. Nature et effet» de la haine que le» homme» portent à la vérité. I)e quelle manière Dieu vengera le» outrage» qui lui sont faits. Comment elle réside en nous, et comment nous la combattons et nous la falsillon» dam notre conscience et dam nos mœurs. Utilité de la correction fraternelle : combien elle est odieuse nui pécheurs. Véritable esprit de la condescendance chrétienne. Terrible jugement de Dieu sur ceux qui connaissent la vérité , et qui la mépriseut.
Ned potest tnundus «disse vos; rat* autan odit quia teslitnonium perltibeo de illo, quod opéra ejus mala suul. Le monde ne peut point vous haïr ; et ii me hait parce que je rends témoignage de lui, que ses oeuvres sont mani'atocj. Joan. vu, 7.
Les hommes, presque toujours injustes, le sont en ceci principalement, que la vérité leur est odieuse et qu’ils ne peuvent souffrir ses lumières. Ce n’est pas qu’ils ne pensent tous avoir de l'amour pour elle ; et en cfTet, chrétiens, quand la v érité ne fait autre chose que de se montrer el Icinème dans ses belles et adorables maximes, un cœur serait bien farouche, qui refuserai t son affection à sa divine beauté : mais lorsque ce même éclat, qui ravit nos yeux, met au jour nos imperfections et nos défauts , et que la vérité , non contente de nous montrer ce qu’elle est , vient à nous manifester ce que nous sommes; alors, comme si elle avait perdu toute sa beauté en nous découvrant notre laideur, nous commençons aussitôt à la haïr, et ce beau miroir nous déplaît à cause qu’il est trop fidèle. Étrange égarement de l'esprit humain , que nous souffrions eu nousmêmes si facilement des maux dont nous ne pouvons supporter la vue; que nous ayons les yeux plus tendres et plus délicats que la conscience; et que pendant que nous haïssons tellement nos vices que nous ne pouvons les voir, nous nous y plaisions tellement, que nous ne craignions pas de les nourrir : comme si notre âme insensée mettait son bonheur à se tromper elle-même, et se délivrait de ses maux en y ajoutant le plus grand de tous , qui est eelui de n’y penser pas et celui même de les méconnaître ! C’est , messieurs, un si grand excès qui fait que le Sauveur se plaint , dans mon texte , que le monde le hait à cause qu’il découvre ses mauvaises œuvres; et comme il n’est que trop vrai que nous sommes coupables du même alteutat que Jésus-Christ a
repris daus les Juifs ingrats, il est juste que nous invoquions toute la force du Saint-Esprit contre l’injustice des hommes qui haïssent la vérité, et que nous demandions pour cela les puissantes intercessions de celle qui l’a conçue et qui Ta enfantée au inonde : c’est la divine Marie, que uous saluerons avec l’ange.
* Tous ceux qui font mal , dit le Elis de Dieu • , « baissent la lumière et craignent de s’eu appro- - cher, à cause qu’elle découvre leurs mauvai- « scs œuvres. « S’ils haïssent In lumière, ils baissent par conséquent la vérité qui est la lumière de Dieu, et la seule qui peut éclairer les yeux de l’esprit. Mais , afin que vous entendiez de quelle sorte et par quels principes se forme en nous celte haine de la vérité , écoutez une belle doctrine du grand saint Thomas eu sa seconde partie *, ou il traite expresséineut cette question.
Il pose pour fondement que le principe de la haine, c’est la contrariété et la répugnance, tellement que les hommes ne sont capables d’avoir de l'aversion pour la vérité, qu'autant qu’ils la considèrent dans quelque sujet particulier ou elle combat leurs inclinations. Or nous la pouvons considérer ou en tant quelle réside en Dieu , ou en tant que nous la sentons en nousmêmes, ou en tant quelle nous parait dans les autres; et comme, en ees trois élats , elle contrarie les mauvais désirs , elle est aussi l’objet de la haine des hommes déréglés et mal vivants. Et en effet, chrétiens, ces lois immuables de la vérité sur lesquelles notre conduite doit être réglée , soit que nous les regardions en leur source , c'est-à-dire en Dieu, soit que nous les écoutions parler en Dous-mémes dans le secret de nos cœurs, soit qu'elles nous soient montrées par les autres hommes nos semblables , crient toujours contre les pécheurs, quoique avec des cfTcts très-difféivnts. En Dieu qui est le juge suprême, la vérité les coudamne; en eux-mêmes et dans leur propre conscience, elle les trouble; dans les autres hommes, elleles confond : et c’est pourquoi partout elle leur déplaît. « L’homme sujet à s’eni-
■ vrer liait nécessairement celui qui est sobre ; " l'impudique, eelui qui est chaste ; l’injuste, celui * qui est juste ; et il ne peut soutenir la présence « d’aucun saint, parce qu’elle est comme un far-
■ deau qui accable sn conscience : » Oderil niiinnccesse esl ebriosus sobrium , conlinenlem impudicus, juslum iniquus; el tanquam conscient ite omis, prœsenliam sancti cujusque non suslinel J. Ainsi, eu quelque manière que Jé-
1 Jtnin. in. au.
* I- i. ÇMiest. arl. 6.
1 S. Ititar. Trait, in Pt. cwill , u* |o, col. SOI.
5l8 SUR LA HAINE
sus-Chrlst nous enseigne , soit par les oracles qu'il prononce dans son Évangile, soit par les lumières intérieures qu'il répand dans nos consciences, soit par les paroles de vérité qu'il met dans la bouche de nos frères , il a raison de se plaindre que les hommes du monde le lioïssent, à cause qu'i! censure leur mauvaise vie. Ils haïssant la vérité, parce qu'ils voudraient premièrement que ce qui est vrai ne fut pas vrai : ensuite ils voudraient du moins ne le pas connaître ; et parce qu’ils ne veulent pas le connaître, ils ne veulent pas non plus qu'on les avertisse. Au contraire, messieurs, nous devonsapprendre à aimer la vérité partout où elle est, eu Dieu, en nousmêmes , dans le prochain ; alin qu’en Dieu elle nous règle, en nous-mêmes elle nous excite et nous éclaire, dans le prochain elle nous reprenne et nous redresse : et c’est le sujet de ce discours.
PHEMIEH COI NT.
Les fidèles n'ignorent pas que les lois primitives et invariables qui condamnent tous les vices, sont en Dieu éternellement; et il m’est aisé de vous faire entendre que la haine qu'ont les pécheurs pour la vérité, s'emporte jusqu’à l'attaquer dans celte divine source. Car comme j'ai déjà dit que le principe de la haine c'est la répugnance, et qu'il n’y a point de plus grande contrariété que celle des hommes pécheurs avec ces lois premières et originales; il s'ensuit que leur aversion pour la vérité s'étend jusqu’à celle qui est en Dieu , ou plutôt qui est Dieu même : en telle sorte, messieurs, que l’attache aveugle au péché porte en nous nécessairement une secréte disposition qui fait désirer À l'homme de pouvoir détruire ces lois, et la sainte vérité de Dieu qui en est le premier principe. Mais pour comprendre l’audace de cet attentat , et en découvrir les conséquences, il faut que je vous explique avant toutes choses la nature de la haine.
Toutefois ne croyez pas, chrétiens, que je veuille faire en ce lieu une recherche philosophique sur cette cruelle passion , ni vous rapporter dans cette chaire ce qu’Aristote nous a dit de son naturel malin. J’ai dessein de vous faire voir par Ira Écritures divines que la haine imprime dans l’âme un désir de destruction , et, si je puis l’appeler ainsi, une intention meurtrière; c’est le disciple bicn-aimé qui nous l'enseigne en ces termes : Qui odil fralrem suum homicide eut ‘ : ■ Celui qui hait son frère est homicide. • Il ne dit pas, chrétiens, celui qui répand son sang, ou qui lui enfonce un couteau dans le sein ; mais , celui qui le hait est homicide :. tant la haine est
1 1. Jean. III , .V