SI II LA TRISTESSE
serez absous. 3* C'est le temps du combat , et [les plaisirs ne sont propres qu'à nous énerver et nous réduire dans l'impuissance de vaincre.
4° ■ C’est le temps de travailler à sa guérison ,
• et non le temps de se livrer aux plaisirs : » Sanitalis le m pus est, non voluptalis'. [ Il faut réprimer ces] appétits irrégulière qui sont causés par la maladie , [et qui ne peuvent que l'entretenir ou l'augmenter si l'on se prête a les satisfaire.]
Il y a des maux qui nous blessent , il y a des maux qui nous flattent : ceux-là nous les devons supporter ; ceux-ci nous les devons modérer : le premier, parla patience et par le courage; le second , par la tempérance et par la retenue. Et les maux qui nous affligent nous servent à corriger j ceux qui nous flattent, parce que la force de ces , dentiers est dans le plaisir , et que la pointe du plaisir s’émousse par la souflrnncc [qui en est] le contraire : Aha i/uœ per patienliam suslineii) us, a lin qute per conlinentiam refraenamus *. C’est ainsi que nous faisons servir d'instrument a la justice la peine du péché : In usus juslilitc peccali pœna conversa est \ Un malade ne songe pas au plaisir; trop heureux de recouvrer la santé : [et pour l'acquérir il consent de se soumettre à un ] régime [exact et sévère. Telle est la conduite que nous devons suivre.] Nostræ ccenœ, noslroe nuptitc nondum sunt. Non possumus cum illis discumbcre, quia necilli nobiscum '.
- Le temps de nos festins, de nos noces , n'est pas •• encore venu. Nous ne pouvons nous réjouir -avec les mondains, parce qu’ils ne pourront aussi
- se rejouir avec nous. » Viendra le temps de notre banquet ; l’Époux viendra , et il leur sera dit : Ncscio vos : » Jene vous connais pas ' ; * et nous entrerons en la joie de Notre-Seigneur. Nous ne In connaissons que par espérance : mais alors nous en aurons la possession véritable. Amen.
1 S. .4ng. Sens. LXXXTil, n* 13, t. v.col. 48S.
1 Ibitl. ront. Julien. !il>. v, n- Si, t x , col. cto.
t Ibid . de Civil. Oei, lit), xm, cap. ir t. vu . col. 3.’R.
* Tertntl. de Spetl. il’ SS.
» HuUh. XXV, 12.
SERMON
POl’H