D'UN AUTRE SERMON
roua LE MÊME DIMANCHE.
(•luire qui üuil Mitre les liumillJilloo» volontaires du Sauveur.
Tune vklcbunt Kilium liomini* veuientera in nube, ctim
potestate magna cl mnjestate.
Alors ils verront le Fils de C homme venir sur une
nuée, avec une grande puissance et une grande
gloire. Luc. x\tf 47.
Il y a cette différence, parmi beaucoup d'autres, entre la gloire de Jésus-Christ et celle des grands du monde , que la bassesse étant en ceuxci du fonds même de la nature, et la gloire accidentelle et comme empruntée , leür élévation est suivie d'une chute inévitable et qui n'a [joint de retour : au lieu qu'en la personnedu Fils de Dieu, comme la grandeur est essentielle et la bassesse empruntée , scs chutes qui sont volontaires , sont suivies d'un état de gloire certain et d’une élévation toujours permanente. Écoutez comme parle l'Histoire sainte de ce grand roi de Macédoine , dont le nom même semble respirer les victoires et les triomphes : - En ce temps , Alexandre , fils
> de Philippe, défit des armées presque invincl- - blcs, prit des forleresscs imprenables, triompha
• des rois, subjugua les peuples , et toute la terre . se tut devant sa face , saisie d'étunnement et de
> frayeur '. * Que ce commencement est superbe, auguste ! mais voyez la conclusion.- Etaprèscela, « poursuit le texte de l'historien sacré, il tomba . malade, et sc sentit défaillir, et il vit sa mort ns-
• suréc; et il partagea scs Klats que la mort lui « nll.iitravir, et avant régnédoiizc ans il mourut. • C'est à quoi aboutit toute cetle gloire : là se termine l'histoire du grand Alexandre. L’hisloire de Jésus-Christ ne commence pas à la vérité d'une
1 t Mnchitb I.