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* î. Ttm. v, g.
* Joan . XVIII, M.
» Lmc. XVI, 25.
BOSSUET • — T fl
siècle, ou dissipés par ses divertissements' , pondant qu'incapables de vous occuper, ni du siècle à venir, ni de la prière , ni des œuvres de charrité , ni d'aucune pensée sérieuse , vous ne songez qu'à remplir un temps qui vous pèse , ou d'un jeu qui vous occupe, [qui vous] travaille, [qui vous] consume les jours et les nuits; ou de ccs conversations dans lesquelles , pour ne point parler des médisances dont on les réveille , cc qu’il y a de plus innocent , c’cst après tout d’agréables inutilités dont l'Évangile nous apprend qu’il faudra un jour rendre compte’? Voulez-vous passer dans ces vanités la dernière année de votre vie , qui est peut-être celle que vous commencez aujourd'hui? Car quel caractère particulier aura cette année fatale où vous serez comptés parmi les morts? Également trompeuses, toutes les années se ressemblent; et c’est à nous à y mettre de la différence.
Mais je languis jusques à mourir, dans ces exercices de piété , dans ccs oraisons , dans ces lectures. Que vous dirai-je? ce dégoût, c’est un reste de la maladie : le goût vous reviendra avec la santé : tâchez seulement de vous guérir. Le temps des épreuves est long. Le monde nous le prêche assez par ses amertumes : nous n'en sommes que trop dégoûtés. Mais vous , en attendant le moment des consolations, porter, votre pénitence, portez la peine de la mollesse , on vous languissez depuis si longtemps , et n'espérez pas , comme un nouveau Paul , être d'abord ravi au troisième ciel. Souvenez-vous de Jésus, qui, avant ses grandes douleurs et le supplice de la croix , a voulu souffrir pour votre salut des abattements, des ennuis, des détresses extrêmes, Iaissez-moi dire ce mot, et une tristesse jusqu'à la mort. Prenez ce remède nécessaire, et buvez le calice de sa passion; la joie vous reviendra avec la santé. Mais puisque les joies de la terre sont si mortelles à l’âme , ne cessons de réveiller sur ce sujet le genre humain endormi ; répandons dans les saiuts discours le baume de la piété; et au lieu de ces finesses dont le monde est las, la vive et majestueuse simplicité , les douces promesses et l'onction céleste de l'Évangile.
Et vous , célèbre 3 compagnie , qui ne portez pas en vain le nom de Jésus , à qui la grâce a inspiré ce grand dessein de conduire les enfants de Dieu , dès leur plus bas âge , jusqu'à la maturité de l'homme parfait en Jésus-Christ; à qui Dieu a donné vers la fin des temps des docteurs , des apôtres, des évangélistes, afin de faire éclater
' Zuc-xxi. H.
1 Matth. xii, 36.
1 D- Défori s U cru important de remarquer que Bossuet avtit d'abord mis Mainte rt tarante , qu'il a effacé pour y substituer célèbre. (Êdil. de Versailles. ;
1 POUR LA CIRCONCISION
par tout l'univers, et jusque dans les terres les plus inconnues , la gloire de l'Evangile ; ne cessez d'y faire servir, selon voire sainte institution, tous les taleuts de l'esprit , de l'éloquence , la politesse , la littérature ; et alin de mieux accomplir un si grand ouvrage, recevez avec toute cette assemblée , en témoignage d’une éternelle charité , la sainte bénédiction du Père , du Fils , et du Saint-Esprit.
QUATRIÈME SERMON
POUR LA FÊTE
DE LA CIRCONCISION
1)E NOTRE-SEIGNEUR