SUR L
un prince , qui unit tous scs intérêts à ceux Je l'Église! n'esl-il pas notre consolation et notre joie , lui qui réjouit tous les jours le ciel et la terre par tant de conversions? pouvons-nous n'étrc pas touchés , pendant que par son secours nous rainerons tous les jours un si grand nombre de nos enfants dévoyés I et qui ressent plus de joie de leur changement que l'Église romaine leur mère commune, qui dilate son sein pour les recevoir ? La main de Louis était réservée pour achever de guérir les plaies de l'Église. Déjà celles de l’épiscopat ne nous paraissent plus irrémédiables. Outre cent arrêts favorables ; sous les auspices d'un prince qui ne veut que voir la raison pour s'y soumettre, on ouvre les yeux : on ne lit plus les canons et les décrets des saints Pères par pièces et par lambeaux , pour nous y tendre des pièges ; on prend la suite des antiquités ecclésiastiques : et si on entre dans cet esprit; que verra-t-on à toutes les pages, que des monuments étemels de notre autorité sacrée?
• Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes
• quand nous parions de cette sorte ; mais nous
• prêchons Jésus-Christ qui nous a établis scs mi-
• nistres , et nous prêchons tout ensemble que
• nous sommes en Jésus-Christ dévoués à votre
• service » Car qu'cst-ce que l'épiscopat, si ce n'est une servitude que la charité nous impose pour sauver les émes? et qu'est-cc que soutenir l’épiscopat, que soutenir la foi et la discipline? Il ne faut donc pas s’étonner si Louis , qui aime et honore l’Église, aime et honore notre ministère apostolique. Que tarde un si saint pape à s'unir intimement au plus religieux de tous les rois? Un pontificat si saint et si désintéresse ne doit être mémorable que par la paix , et par les fruits de la paix, qui seront, j'ose le prédire, l'humiliation des infidèles, la conversion des hérétiques, et le rétablissement de la discipline. Voilà l'objet de nos vœux ; et s’il fallait sacrifier quelque chose à un si grand bien , craindrait-on d’en être blâmé?
TROISIÈME POINT
Ç'a toujours été dans l'Église un commencement de paix , que d'assembler les évêques orthodoxes. Jésus-Christ est l'auteur de la paix, Jésus-Christ est la paix lui-même : nous ne sommes jamais plus assurés d'être assemblés en son nom , ni par conséquent de l'avoir, selon sa promesse , au milieu de nous , que lorsque nous sommes assemblés pour la paix ; et nous pouvons dire avec un ancien pape * , « que nous sommes vérita-
• blcmcnt ambassadeurs pour Jésus-Christ, quand
1 11- Cor. in, s; nr, 5.
• Joan. VIII, F put. LXXl , t. IX Cotte, col. GG.