DE SAINT
exemples do toutes les vertus : Le prêtre vraiment digue de ce nom] « non-seulement ne commet
• aucun crime, mais it déplore encore et travaille « à expier ceux des autres , comme s'ils lui étaient
■ personnels : • fliulla illicitaperpetrat, sedperpetrataab aliis, ut propria déplorât Aussi les joies dissolues du monde portaient-elles un contre-coup de tristesse sur le cœur de saint Sulpice : car il écoutait ccs paroles comme un tonnerre :
« Malheur à vous qui riez maintenant, parce que
■ vous serez réduits aux pleurs et aux larmes! • Km vobis qui ridetis mine, quia lugebilis et H-biti.'i ' I II s'effrayait pour son peuple, et tâchait, par ses discours, non d'exciter ses acclamations, mais de lui inspirer les sentimentsd'une componction salutaire : Docente te in ecelesia, non ciamor populi, sed gemitus suscitctur s.
Jésus-Christ, mes frères, en choisissant ses ministres , leur dit encore , comme â saint Pierre :
« M’almes-tu? pais, mon troupeau. • « En effet , il
• ne confierait pas des brebis si tendrement al-
• niées à celui qui ne l’aimerait pas : » Pieque enim non umanti commitlerel tam amatas. Cet amour [était In vraie] source des larmes de saint Sulpice; [et comme il aimait sans mesure, ses larmes , sur les désordres de son peuple, ne pouvaient jamais tarir ]. Jésus-Christ , gémissant pour nous [daus les jours de sa vie mortelle, présentait â ce saint évêque un modèle, qui pressait son cœur de soupirer sans cesse pour scs frères.
Il savait que ce divin Sauveur, incapable de gémir depuis qu'il est entré dans sa gloire, a spécialement établi les prêlres, pour le suppléer dans cette fonction : aussi travaillait-il il perpétuer, par le mouvement du même Esprit, les gémissements ineffables du Pontife céleste ]. Ses prières [étaient continuelles, animées de cet esprit de ferveur et de persévérance , qui force la résistance même du ciel ]. • Il avait éprouvé,
• par sa propre expérience, qu'il pouvait obtenir
• du Seigneur tout ce qu’il lui demanderait : « Orationis usa et expérimenta juin didicit, quod abtinere a Domino quœ poposccril possitÂ.U l’avait expérimenté, priant eu faveur du roi, réduit à l'extrémité; puisqu'il l’avait emporté contre Dieu : [et s’il avait tant de crédit pour la conservation et le rétablissement de la vie corporelle,] combien plus en devait-il avoir poiir le soutien et le renouvellement de la vie spirituelle?
Mais quel était son gémissement sur les ecclésiastiques mondains, [qui, par l'indécence de
1 S. Greg. Mag. Pas. pari. I , cap. x , Lu, coL 10.
* Luc. »l, 35.
3 S. Micron. ad A fpot. Ep. mnr, I. (T, col. 2flJ.
1 S. Grtg. Mag. Past. part. I , cap. x , I. il col. 10.