‹ suvres de Bossuet SermonsChapitre 200 sur 243 · U IC · texte numérisé non relu

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MÉDITATIONS SUR I.'ÉVANCII.E.

lieu ; tout se passe au temps qui lui est marqué par la sagesse qui règle tout.

Vous êtes notre chef, et nous sommes vos membres : vous savez toute l’économie de votre corps. Vous connaissez toutes vos brebis : vous savez celles qui sont venues , et celles qui sont encore à amener : vous les connaissez et les nommez distinctement. Vous nommez tous ceux que votre Père vous a donnés ; et tout vous est connu depuis le premier jusqu’au dernier de vos élus : et vous marquez tous les temps, où vous les devez appeler, et les incorporera votre corps'. Car c’est vous qui les devez recueillir; et en les recueillant vous ne faites qu’exécuter ce que vous aviez destiné avec votre Père, dès que vous posâtes les fondements de votre Église. Vous en avez révélé les persécutions à votre apôtre saint Jean : il en a vu tout le cours ; il a vu la dernière comme les autres, et celle qui ne finirait qu'avec la fin du monde , et avec le Jeu de votre dernier jugement*. Les temps vous sont connus comme tout le reste : vous savez ce que veulent dire ces mille ans où vous avez déterminé le règne de vos saints sur la terre; et ce que vous avez révélé en énigme à votre bien- aimé disciple, n’est pas énigme pour vous. Tout vous est connu , vous êtes le scrutateur des reins et des cœurs. Vous avez en votre puissance le livre où sont écrits les secrets de • Dieu , et ses décrets éternels; et les sept sceaux qui le ferment n’y sont pas pour vous , puisque vous tes ouvrez quand il vous plaît, à qui il vous plaît, et pour 1rs raisons qu’il vous plaît 3. F,t sous le septième sceau étaient enfermés tous les événements futurs; puisque c’est de là que se développent, et tes trompettes et les /'/e4, et tout le reste, qui était l'histoire de l'Église. C’est pourquoi, lorsque vos a|K)tres vous interrogeaient sur le temps où vous rétabliriez le royaume d’Israël , vous leur répondîtes: Ce n’est pas à vous a te savoir 5.

O Seigneur, s’il m’est permis de vous interroger encore, que ne narliez-vous en la même sorte à vos apôtres; et que ne leur disiez-vous*: Ce n’est pas à vous à le savoir; au lieu de dire, que le Fils ne te savait pas ?

Peut-être se faudrait-il taire encore ici; et qu’au lieu de se fatiguer à examiner ce passage, il faudrait se dire à soi-même : ce n’est pas à moi n l’entendre; ce n’est pas à moi à savoir pourquoi vous avez parlé en celte sorte. J’acquiesce, ô mon Sauveur! et je ne recherche ce mystère que pour y trouver quelque instruction, s’il vous plaît de ine la donner. Mais peut-être qu’elle est déjà toute trouvée : peut être que cette parole, Ce n'est pas à vous à entendre les temps et les moments que le Père a mis en sapuissauce6, est le dénomment de celle où vous avez dit : Pour ce jour et cette heure-là , nul ne la sait que le Père : et le Fils même ne la sait pas i. Ce que le Fils ne sait pas en cet endroit , c’est ce qu’il ne nous appartient pas de savoir. Le Fils comme notre docteur, le Fils comme l’interprète de la volonté de son

• joan. * Apec. XI, 7, 8,9, 10.— 5 Aid. Il, 23; v,

1, — 4 Ibid. Vlil.l et seqq. — * Ad. 1,7 - riHi — 1 Marc, xiii , au.

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