‹ suvres de Bossuet SermonsChapitre 216 sur 243 · MÉDITATIONS S · texte numérisé non relu

MÉDITATIONS S

tt l'une après l'autre. On lui dit qu'il y avait deux épées dans la compagnie : il le savait bien : mais il voulait qu’il fût marqué qu’il n'y arrivait rien par hasard dans sa passion. Il répondit : C vst atsea>; et après avoir tout accompli, et donné tous ses ordres, avant que d’aller, selon sa coutume, dans le jardin des Oliviers , il commença son dernier adieu et ses dernières instructions, que nous allons voir dans saint Jean.

Glorification de Jésus. Joan. xiu , 31 , 32.

Maintenant; remarquez la circonstance : maintenant que la fin approche; que le perfide disciple qui a machiné ma mort, est parti pour exécuter ce complot, qu'il le conclut , et que je vais être livré à mes ennemis pour souffrir de leur violence les dernières extrémités : Maintenant le Fils de l’homme va lire glorifié ■ : mais ce n’est pas là, poursuit-il, à quoi je m'arrête : la gloire de Dieu fait tout mon objet; et Dieu va etre glorifié en lui par son obéissance, par son sacrifice , le plus parfait qui fut jamais, et d'un mérite infini. Sa justice, sa vérité, sa miséricorde va éclater dans la rémission des péchés; dans la peine que j’en porterai ; dans l'expiation que j’en ferai par mon sang. Ma doctrine va être confirmée par ma mort : je tirerai tout à moi; et je retournerai à la gloire que j’ai eue dès l’éternité auprès de mon Père.

Si Dieu est glorifié en lui, il te glorifiera en lui-méme, et il ne tardera pas à te glorifier1-, car ceux en qui Dieu est glorifié par leur obéissance et leurs humiliations, il ne manque pas de les glorifier, et de les glorifier en lui-méme ; et il ne tardera pas à les glorifier : à plus forte raison glorifiera-t-il son Fils bien-aimé , qui ne respire que la gloire de son Père , et par là a mérité que son Père songeât à la sienne , et sans tarder.

Que de gloire ! Mais considérons d’où elle vient , et dans quelles circonstances Jésus-Christ en parle. C’est au moment que Judas part pour aller consommer son crime, et livrer son maître au dernier supplice. C’est donc du plus grand de tous les crimes que doit naître cette gloire de Dieu , la plus grande qui fut jamais ; c’est des plus grandes extrémités où Jésus pût être poussé, que sortira sa plus grande gloire. Chrétien, ne perds pas courage , lorsque le crime et les injustices abondent : Dieu ne permettrait jamais le mal , s’il n’était puissant pour en tirer le bien , et un plus grand bien : et lorsque l’iniquité abonde le plus, c’est alors qu’il trouve moyen d’accroître sa gloire. Ne perds pas courage non plus, quand tu es livré à tes ennemis, et aux plus terribles angoisses : c’est encore de cette source que doit naître ta grande gloire, et la grande gloire de Dieu , à laquelle tu dois être plus sensible qu'à la tienne.

Chrétiens, membres de Jésus, apprenez d’où vient la gloire à votre chef : c’est ainsi qu’elle doit aussi se répandre sur les membres. Quand

* Luc. 30. — * Joan. xiu , 31. — * JM. 32.

OR L’ÉVANGILE

je suis faible , dit saint Paul', c’est alors que Je suis puissant; quand je suis méprisé, c'est alors que je dois être glorifié; et glorifié en Dieu : non point dans les hommes, ni dans le monde qui n’est rien; mais en Dieu où est la gloire, parce qu'en lui est la vérité.

Commandement de l'amour. Joan. xm, l , 33, 34 , *s.

Lisez avec attention les 13, 14, 15; et eirtrez dans les sentiments de la tendresse du Sauveur.

Mes petits enfants ». Souvenez-vous de cette parole du Sauveur. Ayant tôt jours aimé les sien* , il les aima jusqu'à la fin 3. F.t maintenant il va ramasser toute sa tendresse, pour leur donner le précepte de la charité fraternelle. Car pour établir celte loi d'amour, il voulait faire ressentir à ses disciples des entrailles toutes pénétrées de tendresse. Mes petits enfants : il ne les avait jamais appelés de cette sorte, jamais il ne les avait nommés ses enfants. Et pour dire quelque chose de plus tendre : Mes fictifs enfants , dit-il, comme s’il eût dit : Voici le temps que je vais vous enfanter : j’ai été toute ma vie dans les douleurs de l'enfantement : mais voici les derniers efforts et les derniers cris par lesquels vous allez naître; Mes petits enfants. Ecoutez donc cette parole paternelle. Je serai encore avec vous un peu de temps : profitez donc de ce temps pour entendre mes dernières volontés, tous me chercherez : viendra le temps que vous rachèteriez de beaucoup In consolation d’entendre ma parole : et comme j’ai dit aux Juifs : l'oux ne pouvez pas venir où je rais , je vous te dis aussi présentement : profitez donc, encore un coup, du temps que j’ai à être avec vous : car je m'en t'ois en un Heu où vous ne pourez pas venir : ainsi que j’ai dit aux Juifs. Avec ce préparatif, et cette démonstration d’une tendresse particulière, où en veut-il enfin venir? Écoutons, profitons, croyons.

Je vous donne un commandement nouveau, de vous aimer les uns les autres, comme je v ou* ai aimés : vous devez aussi vous entr'aimer tes uns les autres*. Pourquoi est-ce un commandement nouve.au ? Parce que l’esprit de la loi nouvelle, c'est d’agir avec amour, et non pas avec crainte : parce qu'encore que le précepte de la charité fraternelle soit dans l’Ancien Testament , il n’avait jamais été si bien expliqué que dans le Nouveau; et sur cela vous pouvez voir le chapitre x de saint Luc, depuis le *. 29 jusqu'au 37, où Jésus-Christ explique et décide que tous les hommes sont notre prochain, et qu’il n’y a plus d’étranger pour nous. En troisième lieu, ce commandement est nouveau, parce que Jésus-Christ y ajoute cette circonstance importante, de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a prévenus par son amour, lorsque nous ne

* II. Cor. xii , 10. — » Joan. nu , 33 et acqq. — * Ibid, u — • Ibid. u.

ogie

MÉDITATIONS SUR L’EVANGILE

songions pas à lui : il est venu à nous le premier : il ne se rebute point par nos infidélités, par nos ingratitudes : il nous aime pour nous rendre saints, pour nous rendre heureux, sans intérêt; car il n'a pas besoin de nous, ni de nos services; avec un amour qui coule de source, et ne s’est jamais rebuté. J liez donc , et faites de même.

Pourquoi vois-je parmi tous des haines bizarres, des oppositions d'humeur à humeur, et de personne à personne; des inimitiés, des jalousies, de l’aigreur, de l'emportement, des répugnances rachécs? Est-ce en cette sorte que Jésus-Christ nous a aimés? Mais pourquoi vois-je d’un autre côté des flatteries, des complaisances ou excessives ou fausses? Est-ce ainsi que Jésus-Christ nous a aimés? Et pourquoi vois-je parmi vous des liaisons particulières, des partis et des cabales les uns contre les autres? Est-ce ainsi que Jésus- Christ nous a aimés? Mais pourquoi avancer ou reculer les personnes selon l’inclination que vous avez pour elles? Est-ce ainsi que Jésus Christ nous a aimés?

Il a témoigné plus d’inclination, si l'on ose parler de cette sorte, pour saint Jean : c’était le disciple que Jésus aimait. Mais cette inclination qu’était-ce autre chose, selon la tradition des saints docteurs , qu'un amour particulier pour la chasteté virginale qu’il avait trouvée et qu'il conserva en saint Jean? Et pour venir aux autres qualités de ce bien-aimé disciple, l’amour qu'il avait pour lui, qu'était-ce autre chose que l'amour de la bonté, de la douceur, de la simplicité , de la candeur, de la cordialité, de la tendresse, de la contemplation, par lesquelles il avait une convenance particulière avec son maître? Aimez donc eu cette sorte. Et cet amour particulier dont il honora saint Jean , lui lit-il avoir de l’indulgence pour lui, quand il avait tort? Et l’empêcha-t-il de lui dire, aussi bien qu’à son frère saint Jacques : Vous ne savez ce que vous demandez 1 : et dans une autre occasion : Vous ne savez de quel esprit vous êtes *? Faites donc de même. Mais sa tendresse lui lit-elle préférer saint Jean aux autres? N'est-ce pas Pierre qu’il mit à fa tête du collège apostolique et Je toute l'Église? A la fin il confia à saint Jean sa sainte mère. Qui convenait davantage avec elle comme avec lui par toutes les qualités que nous avons vues, et en particulier parla virginité? Il s’agissait de sa famille, de sou domestique ; et il préfère saint Jean, qui, outra les autres choses que nous avons vues , était encore son proche parent. Aimez donc de même; ayez les égards que le sang demande : niais réglez le fond de vos affections par la vertu. Et jusqu’où est-ce que Jésus a porté son amour? Jusqu’à donner sa vie pour ceux qu'il aimait. Ne doutez pas qu’il n’y nit des occasions ou vous en devez faire autant pour votre frère, .-limez comme fai aimé : voilà mon nouveau précepte ; le modèle de votre amour, c’est le mien. Écoutez , mes petits enfants : faites comme moi.

• Malt h XX , 23. — 1 Luc. IX , b».

Mais voici le dernier mot qui presse plus que tous les autres : En cela tous connaîtront que vous êtes mes disciples , si vous vous aimez mutuellement'. Voilà le caractère de chrétien et de disciple de Jésus-Christ. Qui renonce à la charité renonce à la foi , abjure le christianisme, sort de l’école de Jésus-Christ, c’est-à-dire de son Église. Tremblez donc, cœurs endurcis; tremblez, insensibles; tremblez, vous tous, dont les aversions sont implacables, les inimitiés irréconciliables : vous n’êtes plus disciples de Jésus- Christ; vous nVtes plus chrétiens ; vous renoncez à votre baptême.

Voyez l’Église naissante : Un cœur et une âme: tout commun : et Us étaient tous unanimement assemblés dans la galerie de Salomon * : gnns dissension, sans envie, sans intérêt; rendant le bien pour le mal : et tout le petrple les admirait; et on disait : Voilà les disciples de Jésus : c'était là leur caractère particulier. L’envie, l’intérêt, la haine régnent dans tout le reste des hommes : l’innocent troupeau de Jésus ne connaissait point ces maux. Mon Sauveur, où sont vos disciples maintenant? où est la charité? où est l’amour fraternel? Qu'il est rare! Aussi avez-vous dit, que le temps viendrait; que les scandales , que l'iniquité abonderaient ; que la charité serait refroidie dans la multitude 3; et que quand vous viendriez sur la terre, à peine y trouveriez- vous de la foi 4, de cette foi animée de la charité.

Pleurons, mes frères , pleurons la charité refroidie, refroidie dans la multitude, dans la plupart de ceux qui se disent chrétiens ; mais refroidie en nousmêmes. Réi hauffons-la : venons à Jésus : écoutons avec tendresse son dernier discours, avec tendresse ce qu’il dit si tendrement. Le charité fraternelle nous devient recommandable par ces raisons , par la tendresse avec laquelle Jésus-Christ nous la recommande ; par le temps qu’il choisit pour nous la recommander; par le modèle qu’il nous donne de la charité fraternelle en sa personne ; par le caractère de chrétien qu’il attache à cette divine vertu. Soyons disciples de Jésus-Christ ; soyons chrétiens ; c’est-à-dire aimons nos frères : et comment ? Comme Jésus-Christ nous a aimés. À ces mots il se tut, et nous laissa à goûter ce nouveau commandement de la loi de grâce.

Présomption et chute de saint Pierre. Joan. xni, 3 et aeqq.

Comme Jésus-Christ se fut tu, saint Pierre, frappé de cette parole ; Vous me chercherez : et ainsi que fai dit aux Juifs, vous ne pouvez pas venir où je ras5 : car elle paraissait rude, et il semblait les avoir rangés avec les Juifs, qui ne croyaient point à sa parole ; frappé donc de ce discours, il dit au Sauveur : Seigneur , oùallez-vous? Et Jésus lui dit : Vous ne pouvez maintenant me suivre où je vas ; mais vous me suivrez après*.

1 Joan . xill, 36. — * AcL iv, 32 , v, 12. — » Matt. xxiv, 12. - * Luc. xviu, 8 — * Joan. xiu , 33. — « Ibid. 3û.

MÉDITATIONS SUR L’ÉVANGILE

Jéstis console ses apôtres en la personne de Pierre, Ct leur donne espérance de le suivre un jour où il allait. Mais il leur déclare en même temps qu'ils ne le pouvaient pas encore. Et Pierre, dont le zèle n’était pas content de cette explication , lui répondit tout ému : Pourquoi ne puis-je pas cous suivre maintenant? Il entendit bien que son mettre allait à la mort, et il ajouta : Je donnerai ma rie pour vous, f ous donnerez votre vie pour moi Ile coq ne chantera point , que vous ne m’ayez renié trois fois

La faute , la grande faute , la cause de son reniement, de son crime, et déjà peut-être un terrible commencement de crime, c’est que Jésus- Christ lui disant : t ous ne pouvez pas ; au lieu de reconnaître son impuissance , et de lui dire : Il est vrai, Seigneur, je ne le puis; jedevraisbien le sentir, et me connaître mieux moi-méme: mais je veux du moins vous en croire, m'humilier devant vous ct confesser, non pas ma faiblesse mais mon impuissance : mais vous, quFêtes tout-puissant, aidez-moi ; donnez-moi la force : au lieu donede répondre ainsi , et de dire , comme il avait dit autrefois avec les autres apôtres : Seigneur , augmentez-moi ta foi * ; rendez-la forte, rendez-la ardente, rendez-la toutepuissante : ou avec cet autre : Je crois , aidez mon incrédulité 3 : en un mot, au lieu de s’humilier et de prier , il s’élève contre Jésus-Christ : et avec une témérité pitoyable, mais punissable, il dit qu i! peut à celui qui sait tout, et qui lui dit qu'il ne peut pas.

Quand Jésus demande à Pierre par trois fois : M'aimez-vous t m'aimez-vous , m'aimez-vous plus que ceux-ci? il sut bien lui dire : Seigneur , cous savez tout ; vous savez que je vous aime 4 : il devait donc dire ici : Seigneur, vous savez tout, vous savez ce que je puis , mieux que moi-méme : aidezmoi donc , afin que je puisse ce que je vous promets de faire.

Faute d’avoir fait cette réponse, il tombe d’une manière déplorable; mais plutôt il est déjà tombé bien bas, faute de la faire : car il est tombé dans la présomption, faute qui mérite qu'on soit livré à tous les crimes ; et qui, en effet, livra saint Pierre au reniement par trois fois.

O mon Dieu ! qui ne tremblerait , qui ne se défierait de soi-méme ? qui ne reconnaîtrait humblement son impuissance? Avouons-la : n’attendons pas que notre Seigneur nous dise : Tu ne peux pas : prévenons sa face par la confession de notre impuissance, de peur qu’il ne nous la fasse connaître par notre chute.

Mais encore, qu’est-ce qui trompe saint Pierre? Qu’est-ce qui le trompe? sinon cette aveugle estime qu’on a de soi-même, qui nous fait croire que nous pouvons ce que nous ne pouvons pas ?

Mais enfin qu'est-ce qui fait croire à saint Pierre qu'il pouvait ce qu’il ne pouvait pas ; si ce n'est qu’il le voulait, et qu’il croyait avoir son pouvoir dans sa volonté?

* Joan. 37, 3e. — » Luc . xvn, B. — * Marc, ix, 33. — 4 Joan. lu, IB, 16, 17.

En effet, en cette occasion qu'était-ce que pouvoir, sinon vouloir? Il ne s’agissait pas de suivre Jésus-Christ par les pas du corps , il s'agissait de le suivre par une ferme résolution de mourir pour lui : ct * cette ferme résolution , qu’est -ce autre chose qu'un vouloir? Ainsi saint Pierre, qui le voulait, et le voulait sincèrement; car il n'avait pas dessein de tromper son maître : et le voulait ardemment, à ce qu’il lui semblait, et en vérité; car il était en effet tout plein de ferveur, et il aimait Jésus-Christ jusqu’à vouloir mourir avec lui, s’il était besoin; et il croyait qu’il le pouvait,, parce qu’il le voulait de cette sorte.

Il ne savait pas ce que c’était que la volonté de l'homme. Car, en effet , quand il s’agit de prendre la résolution de marcher après Jésus-Christ , de l’imiter, de le suivre; pouvoir, c’est vouloir ; mai* c’est vouloir fortement, c’est vouloir invinciblement , c’est avoir une volonté à l’épreuve de tous les périls, et capable d’affronter la mort.

La volonté de saint Pierre n'en était pas encore à cc degré : et c’est pourquoi Jésus-Christ lui dit qu’il ne pouvait, parce qu’il ne voulait pas encore assez : et lui, au lieu de sentir qu’une volonté faible ne peut rien, et qu’elle cesse, pour ainsi parler, d'être volonté, dans une tentation qui la passe, disait hardiment qu’il pouvait tout ce qu’il sentait qu’il voulait, et qu'il voulait avec force jusqu’à un certain point , mais non pas jusqu’au point qu’il fallait pour accomplir sa promesse, c’est pourquoi Jésus lui disait, non pas simplement : t ous ne pouvez pas , mais vous ne pouvez pas me suivre maintenant; et il ajoutait : Tous me suivrez un jour' : qui était lui dire, comme dit saint Augustin * : Vous ne le pouvez pas encore, parce que votre volonté est faible ; mais vous le pourrez, quand vous aurez reçu une volonté assez forte.

Saint Pierre était juste; car Jésus-Christ lui avait dit comme aux autres : Et vous, vous êtes purs , mais non pas tous 3, en n’exceptant que Judas. Mais sa justice tenait encore beaucoup de cette justice de la loi , qui croit qu’il n’y a rien qu’à vouloir, et qu’à faire, sans songer par qui on veut, et par qui on fait. Saint Pierre voulait; mais il ne voulait pas assez fortement; et il devait avoir entendu que ce commencement de bonne volonté ne lui venait pas de lui-même, mais de Dieu. S’il l’edt entendu, s’il l’eût cru aussi vivement qu’il fallait; il aurait commence par confesser que le peu qu’il pouvait , venait de la grâce; et que par conséquent pour pouvoir beaucoup, il fallait encore que la grâce donnât ce pouvoir; c’est-à-dire qu’elle fortifiât sa volonté faible, et qu’elle lui en inspirât une si forte, que toute crainte cédât à 6a puissance. Alors donc il aurait dit, non pas : Je puis; non pas : Je voudrai; non pas : J’irai; mais : Seigneur, aidez ma faiblesse; faites-moi vouloir de cette manière , à qui rien n’est impossible : je veux déjà en quelque façon; et c’est un effet de votre grâce : à

* Joan. xill, 30. — » Tract, in Joan. lxvi. n. I. — 3 Joan.

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