SCÈNE V
ELISABETH, GONTRAN, IMBERT, puis SUZANNE.
Élisabeth, à Imbert. Mon père, monsieur me faisait l’honneur de me dire qu'il m'aime. IMBERT. Monsieur Contran!
contran. Monsieur, je vous demande la main de mademoiselle Elisabeth.
IMBERT, « Elisabeth, passant an milieu * El quelle a été ta réponse?
Élisabeth. Il m’a semblé que c'était devant vous... mon père...
imbert. Ma digne fille! — Monsieur, j'ai élève mes enfants avec mon travail, je n'ai rien à leur donner.
contran. Je le sais.
imbert. Voire famille est riche.
Contran. AUI s’il ne s'agit que de mon oncle.
imbert. Je suis pauvre, je dois être lier, pour moi, pour ma fille.
contran. Monsieur Imbert, mon oncle lui-même viendra vous faire ma demande!., mais vous, mademoiselle...
Élisabeth, lui tendant la main. J'obéirai à mon père.
Contran, lui baisant la main. Oh ! merci!
suzanne, paraissant au fond, une lettre à la main. Tiens, tiens... devant papa.
Contran. Aujourd'hui... à l’instant... jo cours et je veux... Adieu donc, ou plutôt au revoir, ma femme, mon père !
suzvnne, s’atanrant. Et votre petite sœur?...
gontran, lui serrant la main. Chère Suzanne !...
suzanne. Il y aura une noce... Il y aura un bal, n'est-ce pas? Oh! dépêchez-vous, monsieur Gontran... j'ai bien envie de danser...
gontran, riant. Voilà une puissante raison de plus, chère [Milite soeur, pour que je ne perde pas une minute... (En sortant.) A bientôt, Elisabeth'., au revoir, monsieur Imbert !