‹ Swedenborg; histoire d'un visionnaire aux XVIIIe siècleChapitre 12 sur 34 · Des Terres dans V Univers:, p · texte numérisé non relu

Des Terres dans V Univers:, p

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dans les Cieiix et clans le Monde des esprits, ils disaient les avoir connues auparavant : je percevais qu'il y avait par derrière, un peu à gauche, dans le plan de TOcciput, une multitude d'esprits consociés avec eux. A une autre époque, je vis une multitude de ces esprits, mais à quelque distance de moi, par devant, un peu sur la droite, et de là ils me parlaient, mais par des esprits intermédiaires; car leur langage, étant aussi rapide que la pensée, ne tombe dans le langage humain que par l'intermédiaire d'esprits autres qu'eux ; et ce qui me surprit, ils parlaient tous ensemble et toujours avec autant de promptitude et de célérité : leur langage, parce qu'il provenait de plusieurs parlant ensemble^ était aperçu comme une ondulation; et, ce qui est à remarquer, il tombait vers mon œil gauche, quoique ces esprits fussent à droite; cela provenait de ce que l'œil gauche correspond aux connaissances des choses, abstraction faite du matériel, ainsi à celles qui appartiennent h l'intelligence, mais l'œil droit à celles qui appartiennent à la sagesse. Ils percevaient aussi, avec la même promptitude qu'ils parlaient, les choses qu'ils entendaient, et ils en jugeaient en disant :

cela est ainsi, cela n'est pas ainsi; leur jugement est comme instantant^ «

f:Vsf surtout avec les esprits et les anges TER que Swedenborg a entretenu com- IIs lui ont raconté que leur terre est iiplée et renferme un aussi grand nomlabilants qu'elle en peut nourrir; que sont de mœurs douces, ne désirent i delà des nécessités de la vie, s'occuirtout de l'éducation des enfants, ne ent jamais le bien d'autrui, et ne se ; pas, heureuses gens, de ce que sont les , les pillages, les assassinats qui désolutrcs mondes. Les esprits Je Jupiter icore informé de diverses choses concerj habitants de cette planète, par exemleur marche, de leur nourriture et de bitation. « Quant à ce qui concerne leur , ils ne vont pas le corps droit, comme >itants do noire terre et de plusieurs ni en se traînant à la manière des animais quand ils marchent, ils s'aident mes des mains, ils s'élèvent alternativedemi sur les pieds, et, de plus, & chaque le pas qu'ils font en marchant, ils regar-

dent de la face sur le coté et derrière eux, et alors ils courbent même un peu le corps, ce qui est fait avec rapidité, car, chez eux, il est indécent d'être vu par les autres autrement que par la face. Quand ils marchent ainsi, ils tiennent toujours la face élevée, comme chez nous, afin que, de cette manière, ils regardent aussi le ciel quand ils regardent la terre ; ils ne la tiennent pas baissée pour regarder la terre, ils appellent cela le damné ; c'est ce que font chez eux les plus vils, qui, s'ils ne prennent pas l'habitude de lever la face, sont bannis de leur société. Mais lorsqu'ils sont assis, ils sont droits quant à la partie supérieure du corps, comme les hommes de notre terre, mais alors ils croisent leurs pieds : ils ont grand soin, non seulement quand ils marchent, mais aussi quand ils sont assis, de ne pas faire voir leur dos, mais de présenter leur face ; ils veulent même volontiers qu'on voie leur face, parce que par là leur mental se manifeste... Quand les habitants de cette Terre sont couchés dans le lit, ils tournent leur face par devant ou du côté de la chambre et non par derrière et vers la muraille... Ils aiment beaucoup prolonger leurs repas, non pas tant pour le plaisir de manger

que pour ragrement de la conversation. Quand ils sont à table, ils s'assoient, non pas sur des chaises, ou sur des bancs, ou sur des lits de gazon élevés, ni sur Therbe; mais sur des feuilles d'un certain arbre (le figuier)... Leurs habitations sont peu élevées, faites en bois, mais, en dedans, elles sont recouvertes de liber ou écorce d'un bleu pâle et parsemées tout autour et dans le haut de points semblables à de petites étoiles, à l'image du ciel* »

Quant aux esprits et aux anges, Swedenborg a appris une foule de détails les concernant. D'abord, ils n'aiment point la compagnie des esprits de notre terre, parce qu'ils diffèrent avec eux de caractère et de mœurs. Ils trouvent que ces derniers parlent beaucoup et pensent peu. Les esprits de Jupiter conversent avec les habitants de cette Terre et ils les châtient s'ils ont fait le mal ou même s'ils ont eu l'intention de le faire. Afin que Swedenborg pût comprendre comment agissent ces esprits quand ils viennent vers un homme de leur terre, il a été permis qu'un d'entre eux vînt vers lui : « Quand il fut près, dit-il, un frémissement accompagné de crainte s'empara mani-

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