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SCÈNE IV

PAULET, MELVIL, ELISABETH, LEICESTER, MARIE , ANNA , suite d'Elisabeth.

Elisabeth, à un officier.

Oui , je partirai seule , et je veux éviter La foule sur mes pas ardente à se porter. Allez , et que ma suite à Londres me devance.

{Elle s' adresse a Melvil, et attache ses jeux sur Marie.} Ce peuple en son amour a trop de véhémence. De trop d'idolâtrie il suit ses souverains; On honore ainsi Dieu , mais non pas les humains.

marie, ( appuyée sur Anna , elle se relevé a ces derniers mots ; et ses regards rencontrant le regard fixe d'Elisabeth , elle tressaille , et se rejette avec terreur sur le sein d'Anna.)

Ah! ce regard glacé m'a peint toute son ame.

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