‹ SyllaChapitre 121 sur 286 · BURLEIGH , ELISABETH , LEICESTER · texte numérisé non relu

BURLEIGH , ELISABETH , LEICESTER

ELISABETH

Approchez, Leicester. Contre moi l'on conspire.

LEICESTER

Je le savais , madame , et venais vous le dire.

ELISABETH

Vous , milord !

LEICESTER

Moi , madame.

ELISABETH

Et qui trahit sa foi ?

LEICESTER

Du perfide complot le chef....

ELISABETH

Est devant moi, Lisez. Ce seul écrit suffit pour vous confondre.

LEICESTER

C'est la main de Stuart. ;

ELISABETH

Qu'avez-vous à répondre ?

Lisez. Me nierez-vous que pour sauver ses jours Marie ait de vos mains attendu le secours ? Qu'on doive en votre nom tenter sa délivrance ? Que vous ayez d'un trône accepté l'espérance ? Que votre indigne amour au sien ait répondu ?

LEI CESTER.

Madame, si mon cœur se sentait confondu , S il avait fait au vôtre un si cruel outrage , Je pourrais récuser un pareil témoignage ; J'y pourrais voir un piège essayé contre moi Pour mettre votre cœur en doute de ma foi. Mais je veux que sa lettre explique sa pensée : En ai-je encouragé l'espérance insensée ? Elle aime à m'assurer et son trône et sa main : Ai-je souhaité d'elle un présent aussi vain , Moi, qui l'ai dédaignée, alors qu'en sa personne La beauté rehaussait l'éclat de la couronne , Que Marie en effet pouvant me couronner Avait avec son cœur un royaume à donner ? Mais d'un pareil écrit à quoi bon me défendre ? Ce qu'il vous fait savoir , je venais vous l'apprendre,

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