‹ SyllaChapitre 126 sur 286 · ACTE IV, SCÈNE VU. Si · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VU. Si

Vous aimez votre peuple ? il faut nous le prouver. Vous parlez de repos ? songez-vous bien au vôtre , Avant que d'affermir , d'éterniser le nôtre ? Pensez à tout un peuple à qui vous vous devez , Qui n'a plus de bonheur qu'autant que vous vivez. Ramenés par Marie au temps de nos ancêtres , Verrons-nous revenir la puissance des prêtres ? Un légat viendra-t-il , nous apportant ses lois , Fermer nos temples saints et détrôner nos rois? Madame , pesez bien ce que vous allez faire. Je vous en rends comptable à toute l'Angleterre j Responsable à Dieu même. Au nom de l'équité , Montrez moins de faiblesse et plus d'humanité j Prenez pitié du peuple , et non d'une perfide ; Soyez un roi , non pas une femme timide ; Tranchez enfin le cours de tant de factions , Ce combat renaissant des deux relisions , Ces trames , ces complots , cette lutte éternelle Que Marie , en vivant , sans cesse renouvelle ; Et de tant de dangers préservez à-la-fois Vous, la religion, la patrie et les lois.

ELISABETH

Un moment en ce lieu qu'on me laisse à moi-même, Maintenant j'en réfère à ce juge suprême , Que les doutes humains ne sauraient égarer. C'est lui seul désormais qui peut nous éclairer. Eloignez-vous , milords.

( Les lords se retirent au fond du théâtre. Leicester et Melvil) en s 'éloignant , regardent la reine avec inquiétude et comme sans espérance.) '

Marie S tuait. ae édit. 6

8a MARIE STUART.

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