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FEMMES DE MARIE

{Burleigh et Leicester s'étaient arrêtés un moment au fond du théâtre. Leicester reste dans l'éloignement , sans lever les jeux , et Burleigh s'avance 'vers la reine. )

BURLEIGH

Devant vous conduit par mon devoir Je viens, lady Stuart , de vos ordres m'instruire ; La reine désormais m'ordonne d'y souscrire.

MARIE

Je reconnais ce soin.

BURLEIGH

La reine a commandé Qu'en vos justes désirs, tout vous soit accordé.

MARI E

J'ai déposé mes vœux dans un écrit fidèle. Quant à moi , comme ici ma dépouille mortelle Dans le sol du seigneur ne doit pas reposer , Sans doute , après ma mort, on ne peut refuser Que Melvil , remplissant ma plus chère espérance , Aille porter mon cœur, auprès des miens , en France; Aimable et doux pays qui vit mes heureux jours! Hélas ! ce triste cœur y demeura toujours. Marie Stuart. 2e èdit. y

B CULEIGH.

N'ordonnez-vous plus rien de notre ministère?

MARIE

Saluez, en mon nom , la reine d Angleterre; Dites-lui mes adieux , et que du fond du cœur, En allant à la mort, je pardonne à ma sœur. Paulet , je vois des pleurs mouiller votre visage ; Oui, j'ai de mon malheur frappé votre vieil âge; Mais du moins , Mortimer a pu se dérober Aux fers où , malgré moi , je l'avais fait tomber. En quelque lieu qu'il soit , qu'il conserve sa vie. Peut-être ils songe encore à la triste Marie; Peut-être il forme encor de généreux projets ; Que dieu les récompense! ils sont vains désormais.

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